« Enfin prête pour la WNBA », Marine Fauthoux arrive au New York Liberty « au bon moment »

Marine Fauthoux va relever le défi de la WNBA, cinq ans après sa draft.
Longtemps repoussée, l’histoire entre Marine Fauthoux (1,74 m, 25 ans) et le New York Liberty débute enfin en ce printemps 2026. Draftée en 29e position en 2021 alors qu’elle célébrait la draft de sa comparse Iliana Rupert, la Française avait presque été surprise de voir son nom s’afficher à l’écran.
Cinq ans plus tard, après avoir mûri sur les parquets européens, la meneuse a franchi l’Atlantique. « J’ai toujours eu un œil sur cette organisation », explique-t-elle aux micros des journalistes, dans une conférence retransmise sur YouTube. « Et pour moi, c’était le bon moment pour venir, parce que je me sens vraiment prête à jouer avec elles. »
« Je suis à la fin de ma rééducation »
Marine Fauthoux ne débarque pas avec un contrat standard, mais inaugure une nouveauté de la convention collective (CBA) : le contrat de « developmental player ». Ce dispositif permet au Liberty de conserver la Française hors de l’effectif actif des 12 joueuses, tout en l’intégrant au quotidien de l’équipe. Elle pourra ainsi participer aux entraînements, voyager avec le groupe et être activée pour un maximum de 12 matchs durant la saison.
Cette opportunité tombe à pic alors que la joueuse sort d’une saison blanche suite à une rupture des ligaments croisés survenue au printemps 2025. « Je suis à la fin de ma rééducation en ce moment », rassure-t-elle. Toutefois, la patience est de mise. Bien qu’elle brûle d’envie de fouler le parquet du Barclays Center, aucun calendrier précis n’a été fixé pour son retour à la compétition.
L’apprentissage, au sein d’une colonie française bientôt complète
Ne pas pouvoir s’exprimer balle en main est un défi quotidien pour cette passionnée issue d’une famille de basketteurs. « C’était vraiment dur pour moi d’être hors du terrain. J’aime le basket plus que quiconque et j’ai dû travailler sur ma santé mentale », confie-t-elle avec franchise. Pour compenser, Marine Fauthoux se plonge dans le système de jeu de Chris DeMarco. Bien qu’elle n’ait pas encore eu de discussions approfondies sur son rôle futur, elle observe : « Je peux voir sur le terrain ce qu’il attend, et je pense que l’équipe se débrouille très bien ».
Marine Fauthoux n’est que la première pièce du puzzle tricolore à New York cette saison. Elle sera bientôt rejointe par Marine Johannès et Pauline Astier, attendues une fois leurs saisons respectives avec Galatasaray et l’USK Prague terminées.
Fauthoux, Johannès, Astier : « des joueuses intelligentes »
pour une intégration express
Le coach Chris DeMarco a déjà un plan pour leur intégration, soulignant que leur transition devrait être facilitée par leur intelligence de jeu. « Ce sont des joueuses très intelligentes… ce ne sera pas différent de l’arrivée tardive de joueuses comme Stewie (Breanna Stewart) », a-t-il déclaré. Quant à la cohabitation entre les deux « Marine », Fauthoux s’en amuse déjà : même en équipe de France, elles n’ont jamais vraiment trouvé de surnoms pour se différencier.
Pour la meneuse landaise, l’objectif est clair : retrouver son rythme de jeu sous six semaines environ avant, peut-être, de transformer l’essai par un contrat traditionnel et de s’imposer durablement dans la ligue la plus relevée du monde.





















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