Recherche
Logo Bebasket
Recherche
Logo Bebasket
  • À la une
  • Mon actu
  • Matchs
  • Frenchies
  • Pro Basketball Manager
  • Mes joueurs
  • Scouting
  • Records
  • Équipe de France
  • Interviews
  • CONTACTEZ-NOUS

Frédéric Fauthoux et le parallèle de la Leaders Cup gagnée par Le Mans : « Pourquoi ça ne pourrait pas nous arriver ? »

Leaders Cup - Adam Mokoka et Frédéric Fauthoux ont affiché leurs ambitions avant l’entrée en lice de la JL Bourg en Leaders Cup face à Paris Basketball. Au complet pour la première fois depuis longtemps, les Bressans abordent ce quart de finale avec excitation et détermination.
Frédéric Fauthoux et le parallèle de la Leaders Cup gagnée par Le Mans : « Pourquoi ça ne pourrait pas nous arriver ? »

Frédéric Fauthoux prépare la JL Bourg à défier le Paris Basketball

Crédit photo : Florentin Bruère

À la veille de défier le Paris Basketball en quart de finale de la Leaders Cup, la JL Bourg avance avec un atout majeur : un effectif enfin au complet. Un retour à la normale qui change la donne pour Adam Mokoka et Frédéric Fauthoux, bien conscients du défi qui les attend face à une formation parisienne rompue aux joutes de l’EuroLeague.

Un groupe de la JL Bourg « au complet » et relancé

Adam Mokoka n’a pas caché son enthousiasme à l’idée de retrouver une compétition à élimination directe : « On est dans une compétition totalement différente, où les matches sont à la mort. Et on est prêts. »

Le vice-capitaine de la JL Bourg insiste sur l’importance de retrouver tout le monde disponible après de longues semaines perturbées par les blessures : « Se retrouver au complet après une longue période, ça fait du bien. De l’alchimie, de la force, encore plus d’union. » Pour lui, cette configuration doit servir de tremplin : « Là, c’est parti pour aller chercher une série de victoires, enchaîner les bons matchs, se mettre en confiance et commencer par demain avec Paris. »

Battus par Paris à domicile il y a trois mois, les Bressans ont tiré des enseignements de cette défaite. « Toutes nos défaites sont des leçons », rappelle Mokoka, convaincu que ce revers a permis à son équipe de rebondir par la suite.

Paris Basketball, un défi d’EuroLeague

Face au Paris Basketball, la JL Bourg sait qu’elle devra contrôler le rythme. Mokoka décrit une équipe « qui joue vite, avec pas mal de possessions », capable de peser au rebond et d’alterner défensivement.

Sur le plan individuel, en particulier face à Nadir Hifi (1,85 m, 23 ans), le duel défensif s’annonce relevé pour lui face aux extérieurs parisiens. Mais le message est clair : « Ce n’est pas question de duel. On va faire ça en équipe. »

Malgré l’étiquette d’outsider, le discours reste ambitieux. « On pense à nous en premier et à ce qu’on doit accomplir », balaie Mokoka, sans se projeter sur l’exploit du Mans l’an passé. Pour lui, la Leaders Cup est un terrain neutre : « C’est un match à la vie à la mort. Il faut tout donner sur 40 minutes. »

Frédéric Fauthoux : l’excitation d’un format couperet

Du côté de Frédéric Fauthoux, le constat est lucide sur le format : « Sur les matchs de Coupe de France et de Leaders Cup, il faut absolument gagner ce match. » Contrairement au championnat ou à la saison régulière d’EuroCup, il n’y a pas de rattrapage possible.

Le technicien bressan souligne que cette qualification est déjà une récompense après une première moitié de saison exigeante : « C’est d’abord la récompense pour les huit premières équipes de s’offrir une possibilité de gagner un titre. »

Concernant la hiérarchie de la Betclic ELITE, il estime que le championnat s’est resserré derrière Monaco, qu’il considère toujours comme favori malgré les débats actuels : « Monaco est pour moi un des favoris de toutes les compétitions parce qu’ils ont des effectifs très complets avec des leaders très forts. » Mais derrière, « le niveau s’est rapproché », rendant le tournoi plus ouvert.

Frédéric Fauthoux : « Pourquoi pas, ça pourrait nous arriver demain »

L’exemple du Mans, sacré l’an passé lors de la Leaders Cup de Caen malgré un effectif amoindri, revient forcément dans les discussions. Petit poucet sur le papier, le MSB avait su créer une dynamique collective irrésistible le temps d’un week-end. Un scénario dont la JL Bourg pourrait s’inspirer ?

Frédéric Fauthoux ne ferme aucune porte, tout en rappelant la complexité d’un tel parcours :

« Il y a plein de choses qui rentrent en compte de temps en temps pour aller au bout. On ne sait pas comment les autres équipes vivent les choses, comment ça se passe. L’année dernière, il s’est passé quelque chose de très fort dans cette équipe du Mans. Pourquoi ça ne pourrait nous arriver demain ? »

Le technicien bressan croit avant tout aux forces de son groupe, désormais au complet : « En tout cas, on croit en nos forces. »

Mais il sait aussi que l’obstacle parisien est de taille :

« On joue contre une très grosse équipe de Paris qui, tous les week-ends, parfois trois fois par semaine, joue des gros matchs. Donc ça va être une vraie opposition entre les deux équipes. »

Entre l’exemple du Mans et la densité du calendrier parisien, Bourg avance avec ambition mais lucidité. La Leaders Cup reste un format où tout peut basculer en 40 minutes.

Adam Mokoka à l'entraînement à la Futuroscope Arena à la veille de Bourg - Paris
Adam Mokoka à l’entraînement à la Futuroscope Arena à la veille de Bourg – Paris

Une rivalité naissante entre Bourg et Paris ? Pas vraiment…

La finale d’EuroCup 2024 entre la JL Bourg et Paris Basketball a marqué un tournant dans les confrontations entre les deux clubs. Depuis, chaque duel semble prendre une saveur particulière. De là à parler d’une véritable rivalité installée ? Frédéric Fauthoux préfère nettement relativiser.

« On peut la créer si vous voulez, mais une rivalité, ça se construit un peu dans le temps. Pour l’instant, ils nous dominent trop largement pour dire qu’il y a une rivalité. »

Pour le coach bressan, les grandes oppositions du passé reposaient sur une continuité qui n’existe plus aujourd’hui :

« À l’époque, on pouvait créer des rivalités parce que les équipes ne changeaient pas. Aujourd’hui, l’équipe de Paris ne ressemble plus du tout à celle d’avant, et la nôtre non plus d’ailleurs. Ce sont peut-être des clubs qui peuvent créer ça, mais une équipe joue l’EuroLeague, l’autre l’EuroCup. »

Habitué aux confrontations historiques entre l’Elan béarnais et Limoges, le Petitou insiste sur la différence d’époque :

« Personnellement, je ne peux pas comparer avec ce qui se vivait avant, parce que c’étaient des équipes construites pendant quatre ou cinq ans qui s’opposaient régulièrement. On est dans une autre dimension, dans un autre sport de haut niveau. Ce seront peut-être des rivalités entre joueurs désormais, mais entre deux clubs comme ça, pour notre génération, c’est différent. »

Une manière de rappeler que si la JL Bourg et Paris se croisent désormais au plus haut niveau, une rivalité durable se construit d’abord dans le temps et la répétition.

Retrouver les automatismes avant les phases finale d’EuroCup

Le retour de joueurs majeurs comme Adam Mokoka et William McDowell-White doit permettre de stabiliser le collectif. Fauthoux attend d’eux du leadership, afin de recréer les automatismes perdus durant les deux mois marqués par les blessures.

« Quand on a deux joueurs extérieurs comme eux qui sont blessés, on a forcément beaucoup moins de rotations dans notre équipe. Donc j’attends beaucoup de leadership de leur part avec le retour. D’ailleurs, ça s’est très bien présenté samedi pendant 35 minutes. Malheureusement, on s’est écroulés et il ne faudrait plus que ça arrive. »

Il refuse cependant de hiérarchiser les compétitions : « On n’a pas le choix de se dire qu’on va préparer une compétition plus qu’une autre. » L’objectif est clair : performer immédiatement, sans calculer.

Une opposition de styles à haute intensité

Enfin, Fauthoux se méfie du jeu parisien, qu’il juge installé depuis plusieurs saisons, sans voir dans les deux dernières victoires à l’extérieur, à Barcelone et Saint-Quentin, une récente progression :

« Je ne sais pas si on peut dire que le jeu de Paris évolue. Le jeu de Paris, depuis quelques années, est quand même le même que l’on voit. Même si les joueurs changent un petit peu le style de jeu, c’est le même.

Ce qui peut évoluer chez eux, c’est leur confiance qu’ils ont en mettant leur jeu en place, et qui est difficile à contrôler. Là, je pense qu’effectivement, la victoire de Barcelone leur donne un supplément d’âme assez incroyable. Ils ont eu des passages en EuroLeague beaucoup plus compliqués parce que l’opposition est très forte aussi.

Donc leur jeu est en place depuis le début de la saison, même la saison d’avant en fait, et ça devrait continuer de ce qu’ils peuvent proposer. C’est un jeu qui a très bien gagné l’année dernière, qui en ce début de saison était un peu plus compliqué. »

Une équipe dangereuse, capable d’imposer un rythme élevé et d’aller chercher des secondes chances au rebond.

Dans ce contexte, la Leaders Cup pourrait servir de révélateur pour la JL Bourg, à l’aube d’une fin de saison dense entre Betclic ELITE et EuroCup. Avec un groupe enfin réuni, les Bressans avancent avec une ambition assumée, prêts à saisir cette nouvelle opportunité de titre.

A Poitiers,

Commentaires


Veuillez vous connecter afin de pouvoir commenter ou aimer
Connexion
supp01
une semaine complète de travail au complet !! ce n'était plus arrivé depuis le début de saison. en espérant que les sieurs Mcghee et Mitchell soient autant motivés par la LC qu'en Eurocup, parceque le championnat ils en ont visiblement pas grand chose à faire. est-ce que Cherry qui doit être sous contrat jusqu'à la fin du mois est du voyage au cas où ?
Répondre
(2) J'aime
Image Gabriel Pantel-Jouve
Gabriel Pantel-Jouve est le fondateur et rédacteur en chef de BeBasket, qu’il anime depuis 2010 (sous le nom de Catch & Shoot). Passé par l’Ecole Publique de Journaliste de Tours, puis deux universités en Amérique du Nord, il a pu développer son expertise sur le basket français, de la Ligue Nationale aux divisions amateurs, durant ces 20 dernières années. En parallèle, il est aussi engagé dans le développement de clubs du côté de Montpellier.