Iliana Dossou-Yovo Rupert à la conquête des sommets : « Si on rêve grand, il faut donner grand »

Iliana Dossou-Yovo Rupert fait les beaux jours du Fenerbahçe, qualifié pour le Final 6 d’EuroLeague.
Qualifiée pour le Final Six d’EuroLeague avec le Fenerbahçe, qui aura lieu début avril, Iliana Dossou-Yovo Rupert (1,94 m, 24 ans) confirme cette saison encore qu’elle fait partie du gratin au poste intérieur.
Du haut de ses 15,9 points de moyenne, à 56,% aux tirs, 5,9 rebonds et 1,9 interception par rencontre européenne, la Française est confirme une adaptation express au collectif du cador turc. Un sujet parmi tant d’autres, qu’elle a évoqué avec sa maman Elham Rupert, et Alain Digbeu dans l’émission Kozör.
Le Fenerbahçe, une dimension supérieure
Au-delà des résultats sportifs, c’est la structure et la ferveur locale qui ont impressionné la joueuse de 24 ans. Elle décrit une organisation où le professionnalisme se repère dans les moindres détails, du staff médical aux conditions de voyage. « J’ai vraiment l’impression d’être une princesse là-bas. Dès que je demande quoi que ce soit, on va me le donner dans la seconde. » Cette exigence est emballée par un public passionné qui, selon sa mère Elham, « se donne corps et âme » pour porter l’équipe comme un véritable « 6e homme ».
L’ADN d’une intérieure moderne
Si Iliana Dossou-Yovo Rupert domine aujourd’hui les raquettes européennes, c’est grâce à un profil de jeu polyvalent qu’elle a cultivé dès son plus jeune âge. Refusant d’être cantonnée sous le cercle malgré sa grande taille, elle a su développer un tir extérieur devenu une arme redoutable. Cette saison, elle tourne par exemple à 33% de réussite derrière l’arc avec le Fener. Un pourcentage réhaussé en WNBA avec les Golden State Valkyries, où ses flèches faisaient mouche à 43%. « J’avais pas l’impression d’être là-dedans [le rôle d’intérieure classique, ndlr.]… même quand le coach avait les yeux tournés, j’allais à trois points et je faisais ma série », s’amuse-t-elle.
Ce profil moins contraint lui permet aujourd’hui de s’inspirer des meilleures, quelles que soient leurs postes, comme sa coéquipière belge Emma Meesseman, qu’elle considère comme un exemple ultime d’altruisme et de fluidité. Sa mère Elham est revenu sur l’origine de ce développement : son père, le regretté Thierry Rupert, qui lui répétait qu’elle devait « savoir driver et shooter pour devenir une intérieure moderne ».
Le rêve américain et l’exigence du très haut niveau
Mais pour arriver à ses fins, Iliana Dossou-Yovo Rupert n’a rien laissé au hasard. Elle a quitté le cocon familial à seulement 13 ans, la marque d’un caractère forgé et inébranlable selon sa maman. « Ce qui fait la différence entre un grand joueur et un très grand joueur, c’est le mental », martèle cette dernière. Une philosophie résumée par une phrase devenue le mantra de la famille Rupert : « Si on rêve grand, il faut donner grand. Si vous voulez être plus fort que les autres, il faut en faire plus que les autres ».
Désormais mariée au basketteur Mathis Dossou-Yovo, Iliana Rupert semble avoir trouvé un équilibre entre sa vie privée et ses objectifs sportifs, tout en savourant la vie à Istanbul, entre deux « chaï » et quelques spécialités culinaires locales. Mais son instinct et la quête de titres restent son unique boussole.



























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