« On peut repartir la tête haute » : Yakuba Ouattara, la fierté d’un capitaine dans la douleur du match 5

Yakuba Ouattara a reconnu les manques qui ont coûté le titre à Paris
Abonnez-vous pour profiter dès maintenant d'une lecture fluide, rapide et sans aucune pub.
À partir de 5€Essai gratuitLe contraste était saisissant dans les coursives de l’Adidas Arena, une petite heure après le buzzer du match 5. Tandis que les échos de la fête monégasque filtrent à travers les murs – et que l’assistant de l’ASM Manuchar Markoishvili faillit rentrer dans la salle de presse avec le trophée dans les bras en se trompant de porte -, Yakuba Ouattara (1,90 m, 34 ans) s’est présenté en conférence, le visage marqué.
La bascule dans le quatrième quart-temps
Pendant trente minutes, Paris a cru tenir son exploit. Menant de 8 points à l’entame de la dernière période (77-69), les hommes de la capitale ont soudainement perdu le fil de leur basket. « C’est là où il y a eu la bascule », reconnaît Ouattara. En l’espace de quelques minutes, Monaco a infligé un 28-11. Paris a tendu le bâton pour se faire battre.
« Je ne sais pas quelles sont les stats, mais je crois qu’on fait beaucoup de balles perdues à ce moment-là », analyse-t-il encore en nage. Avec justesse, car les chiffres lui donnent raison : Paris a égaré 11 ballons (contre seulement 7 pour Monaco), offrant des paniers faciles et des contre-attaques à une équipe qui n’en demandait pas tant. Le manque de consistance collective a coûté cher : « On peut dire qu’on laisse filer le match dans le début du 4e ».
L’hommage à l’ogre monégasque :
« Des champions, tout simplement »
S’il y a bien un joueur capable de mesurer l’ampleur de la performance de l’ASM, c’est lui. Voir son ancien club réaliser un quadruplé historique (Supercoupe, Leaders Cup, Coupe de France, Championnat) ne peut pas le laisser indifférent. « Ils ont eu l’équipe de champion. Ils l’ont prouvé à maintes reprises cette saison », glisse-t-il avec beaucoup de respect. Notamment face aux bévues extra-sportives : « La facilité aurait été de tout laisser tomber… mais ils se sont battus. C’est des champions tout simplement ».
Si l’issue n’est évidemment celle espérée par Paris, le « Yak » retient tout de même l’aventure humaine parisienne, qui a, à son échelle, aussi vécu une saison romanesque. Un coach limogé, des séries de défaites, pour finalement terminer la saison régulière en tête sur un sacré alignement de planètes. « Je suis vraiment fier d’avoir joué avec ces gars-là, on n’a jamais rien lâché. On peut repartir la tête haute ».
De la « continuité » espérée à Paris
Paris repart sans le trophée, mais avec la certitude d’avoir désormais un groupe qui, selon Ouattara, « a du potentiel et peut aller loin ». Il insiste néanmoins sur un point crucial pour que le club franchisse un cap : la continuité. « On est une équipe qui a été complètement reformée. […] La continuité c’est super important. On le voit, les équipes qui changent beaucoup de joueurs ont beaucoup de mal au démarrage ».
Lui-même pourrait faire défaut à cette continuité. Au moment de se présenter devant la presse, il admet n’avoir « aucune idée » sur sa présence ou non dans l’effectif à la rentrée. Nouveau chamboulement en vue ?
Depuis l’Adidas Aréna, Paris…




















Commentaires