Rôle de Parker et Wembanyama, projet, budget, ambitions sportives : comment la France a obtenu la Coupe du monde 2031

Jean-Pierre Hunckler, avec le secrétaire général de la FIBA, Andreas Zagklis, mercredi matin à Berlin
Sa réaction à l’attribution de la Coupe du monde 2031 à la France : « C’est un moment historique pour le basket français. C’est une très grande nouvelle, quelque chose de très positif. Je voudrais remercier l’État, à travers le Président de la République qui s’est investi à un niveau assez important dans la construction de cette candidature, le gouvernement, ses services, les régions, les métropoles concernées…
Notre projet était sérieux et complet, peaufiné pendant 8 mois. Tout cela est la conséquence d’un travail engagé depuis mon élection en décembre 2024, à travers la reprise des contacts avec la FIBA.Cela a permis de re-créer de la confiance, ce qui nous a amené, au travers des échanges, à réfléchir puis à candidater. Tout cela est venu, aussi, de la réussite des Jeux Olympiques de Paris 2024, ainsi que de la réflexion autour d’une nouvelle génération en or, avec Victor Wembanyama en tête, qui devrait être à son apogée en 2031.
Cela nous devrait permettre de réussir un grand évènement. C’est pourquoi nous avons fait le choix de prendre l’ensemble de la compétition, alors qu’elle est découpée entre plusieurs pays depuis quelques temps (le Mondial 2027 se déroulera uniquement au Qatar, ndlr).
Nous étions 11 pays à avoir fait une lettre d’intention. Mais mercredi matin, à Berlin, nous étions les seuls à faire acte de candidature. La FIBA a changé son principe de choix du pays-hôte : désormais, les candidats qui sont prêts peuvent demander de présenter leur projet lors de n’importe quel bureau. Pour la Coupe du monde 2031, le dernier délai était en avril 2027. Mais nous avons obtenu la compétition dès hier. Tout cela va nous permettre de travailler sur un évènement énorme, qui regroupera 32 équipes, 92 matchs et 1 560 000 places mises en vente. C’est avec beaucoup de joie et d’émotion, une grande fierté, qu’on recevra le monde entier du basket »
Le choix des salles : « Nous projet a été facilité par la qualité des infrastructures en France. Les plus belles salles ont été retenues, sauf peut-être une (Orléans, voir la raison ici, ndlr). Les salles retenues pour le premier et le deuxième tour sont la LDLC Arena, le Stade Pierre-Mauroy, l’AccorArena et l’Adidas Arena, soit une douzaine de matchs par site. La phase finale se déroulera à La Défense Arena, dans une capacité de 35 000 places, tandis que les matchs de classement seront à l’Adidas Arena. C’est un projet écologique, centralisé sur la région Ile-de-France, pensé pour réduire les distances. Paris – Lyon, c’est 2h en TGV. Paris – Lille, c’est 1h.
Le budget : « Le budget est à hauteur de 142 millions d’euros. Bien sûr, on a eu des aides. La billetterie va peser entre 55 et 60 % du montant du budget. La nouveauté aussi, c’est qu’il y a des nouvelles possibilités de partenariats libérées par la FIBA. On va commencer tout de suite, dès la semaine prochaine, à travailler sur ces partenaires potentiels. Et puis, tous les autres revenus : les hospitalités, les voyages, les fans, les foods, peuvent représenter entre 25 et 30 %. »
Le rôle de Tony Parker : « En tant que grand ambassadeur, il nous a énormément aidés. Il a joué un rôle important, ça reste la star française dans le monde du basket. On l’a bien vu quand sa vidéo est passée, on a senti une attention accrue de la part du bureau de la FIBA. À chaque fois que Tony a été sollicité par la Fédération pour lui demander de l’aide, ses réponses ont toujours été positives. C’est un exemple pour tout le monde de voir quelqu’un d’aussi investi continuer de s’impliquer de cette manière. »
Le rôle de Victor Wembanyama : Je l’ai rencontré aux États-Unis en décembre pour lui parler de notre projet. Pour voir s’il était vraiment intéressé et motivé. Après une heure de présentation, il m’a dit : « Président, merci de penser à cette candidature, je serai 100% derrière. » C’est ce qu’il a fait, et cela a été très apprécié par la Fédération. Son appui a été complémentaire a la qualité de notre dossier. Le monde entier parle de Wemby et je le remercie de son investissement.
Mercredi, il a été un élément majeur de notre présentation. Il s’est impliqué à travers deux vidéos. Les quelques mots forts que je peux ressortir de ces deux vidéos, c’est qu’il était derrière sa fédération et la FIBA à 100%, qu’il était aussi 100% motivé dans ce projet pour que le basket français et le basket mondial puissent ressortir encore plus grand après cet événement-là. Les vidéos ont énormément plu aux membres du bureau de la FIBA. »
L’effet JO 2024 : « C’est une certitude que les JO 2024 ont pesé. La FIBA a été enthousiasmée par les Jeux à Paris. Le basket a représenté 10% de l’ensemble de la recette des Jeux Olympiques, ce qui est très important. Nous avons battu le record de spectateurs pour des Jeux Olympiques. En dehors du nombre de spectateurs, c’est la qualité de l’organisation, de tout ce qui avait été mis en place au service des joueurs, qui a impressionné la FIBA. Globalement, notre candidature a amené la même qualité qu’il y a eu pour les Jeux Olympiques en termes d’organisation et de respect par rapport aux joueurs. »
L’objectif sportif : ‘L’envie de gagner ? C’est une évidence. La majorité des joueurs cette génération dorée seront à l’apogée de leurs carrières respectives. Ils auront entre 26 et 28 ans. Ça pèse dans la décision d’organiser ce type d’événements. En 2014, l’Espagne a payé cher d’être éliminée dès les quarts de finale. Par la France, d’ailleurs (il sourit). A minima, il faut viser le dernier carré pour que ces compétitions-là soient réussies. »






















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