« Si j’avais encore des cheveux, je les aurais perdus » : Sergii Gladyr, le récit d’un sacre au bout du chaos

Quatre mois après son intronisation, Sergii Gladyr est champion de Betclic ELITE
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À partir de 5€Essai gratuitDans les entrailles de l’Adidas Arena, l’odeur du champagne commençait déjà à saturer l’air des vestiaires. Coupé en pleins débuts de festivités qui s’organisaient dans les sous-sols de l’arène parisienne, Sergii Gladyr se présente face à la presse, l’œil pétillant mais le discours toujours aussi structuré.
Le technicien de la Roca Team prévient d’emblée avec humour, qu’il pourrait déjà « faillir » après une première coupe de champagne. Pourtant, malgré l’horaire très tardif et la fatigue d’un match de légende, il est revenu avec précision sur la performance de ses hommes.
L’ascenseur émotionnel, « du Mont Everest au fond de l’océan »
La journée de ce Match 5 restera gravée comme l’une des plus irréelles de l’histoire du club. Entre la confirmation de la suspension de Matthew Strazel en fin d’après-midi et le retour « hollywoodien » de Mike James après 49 jours d’absence, Gladyr a vécu des heures éprouvantes. « Émotionnellement, c’était comme le Mont Everest et l’océan le plus profond du monde », confie-t-il.
L’image forte restera ce maillot floqué du numéro 32 porté par Mike James, un hommage direct à Strazel. « Il a pris ce numéro juste pour montrer que l’équipe joue pour lui, pour un ami. C’était pour le soutenir », explique le coach. Si James n’a pas eu son rayonnement habituel au scoring, son impact a été psychologique : « Sa présence a donné de la stabilité. Avoir un gars de ce calibre sur le terrain, même s’il est moins actif, ça vous donne des garanties ».
Le chef-d’œuvre collectif à la baguette du « Maestro » Okobo
Sur le parquet, Monaco a livré une partition offensive de haut vol, concluant la rencontre avec un total ahurissant de 32 passes décisives. Au cœur de ce système, Élie Okobo a été le grand architecte avec 15 offrandes, un record historique en finale. Gladyr refuse pourtant de ne parler que d’individualités : « On parle de record, mais quelqu’un a posé l’écran pour lui, quelqu’un a créé l’espace, quelqu’un était ouvert… Toute l’équipe l’a aidé à faire ça ».
Avec 94 matchs au compteur et une rotation parfois réduite à six joueurs professionnels à l’entraînement, le défi restait immense. « Ce n’est pas facile de préparer un plan de jeu dans de telles circonstances. Si j’avais encore des cheveux, je les aurais perdus », lâche-t-il dans un sourire. Mais il prend désormais l’épreuve avec philosophie : « Les moments difficiles rendent le caractère plus fort, et c’est ce qui les a rendus plus forts ce soir. J’ai appris à vivre l’instant présent ces quatre derniers mois », conclut-il, avant de retourner finir sa coupe de champagne. Ou s’en resservir d’autres…
Depuis l’Adidas Aréna, Paris…
























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