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La Betclic ÉLITE a un nouveau champion : Monaco triomphe dans un ultime Match 5 rocambolesque !

Betclic ÉLITE - Champion 2023 et 2024, l'AS Monaco est de retour dans le palmarès du championnat de France ! Au terme d'une saison marquée par les soucis extra-sportifs, la Roca Team a triomphé des champions en titre parisiens lors d'un Match 5 à l'image de leur saison : invraisemblable (score final 92-101).
La Betclic ÉLITE a un nouveau champion : Monaco triomphe dans un ultime Match 5 rocambolesque !

Les Monégasques sur le podium

Crédit photo : LNB
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Scénario hollywoodien

C’est le dénouement tant attendu de cette saison 2025/26, et le scénario rocambolesque n’a pas déçu. Entre la suspension et l’appel refusé de Matthew Strazel, le comeback hollywoodien après 49 jours d’absence d’un Mike James clairement pas à 100%, et le déroulement sportif de ces finales et de ce Match 5…

Les spectateurs ont été tenus en haleine pendant ces deux semaines. Et encore plus ces dernières heures. Quant aux joueurs, la bagarre a duré jusqu’à la dernière minute devant une Adidas Arena pleine à craquer. Mais il faut bien un vainqueur au final, et c’est l’AS Monaco qui repart avec le titre, le quatrième cette saison (après la Supercoupe, la Leaders Cup et la Coupe de France).

Comme ces deux dernières années, le championnat français s’est conclu sur un duel entre Paris et Monaco. Et comme l’année dernière, il est allé au Match 5. Mais cette édition aura atteint des sommets en termes de dramaturgie, ce qui a forcément rendue difficile la concentration des joueurs.

Jusqu’à quelques minutes avant le début du cette ultime rencontre, on n’était même pas certain que celle-ci allait se dérouler, au vu de la menace de boycott qui planait, ni si le leader Mike James ou même Daniel Theis seraient de la partie, après de longues semaines d’absence. Mais à ce jeu-là, les Monégasques ont plus d’expérience au vu de la saison en montagnes russes qu’ils viennent de vivre. Et ils l’ont fait parler.

Le collectif monégasque remarquable

Malgré tout, le spectacle sportif a été au rendez-vous. Paris avait commencé fort la rencontre avec un 6-0 d’entrée, qui mettait déjà le feu à l’Adidas Arena. Mais les Monégasques leur ont vite répondu, dans une entame de match qui s’est jouée sur les chapeaux de roues. Déjà 51 points marqués en cumulé après le premier quart-temps, 56 dans le quart-temps suivant… Un rythme infernal qui ne laissait pas forcément la place à la défense, souvent dépassée dans des situations de 1-contre-1.

Et ce des deux côtés. Les joueurs des deux camps s’en plaignaient à la mi-temps au micro de DAZN, et promettaient de changer les choses au retour des vestiaires.

Mais c’est le collectif monégasque qui a triomphé sur la longueur. S’étant déjà partagés 17 passes décisives à la mi-temps, ils en ont ajouté 15 de plus en seconde, pour terminer sur un remarquable total de 32 offrandes (contre seulement 16 pour Paris). Et ce avec seulement 7 ballons perdus. En l’absence de Strazel et d’un James qui n’a pas tenté le moindre tir pendant trois quart-temps, Élie Okobo a été le véritable maestro. Auteur de 12 points à 4/8 aux tirs et… 15 passes décisives (record historique pour un match de finale), le Bordelais a logiquement été élu MVP.

Ses caviars ont permis à tout le monde d’exister, même ceux que l’on n’attendait pas à ce niveau il y a encore quelques semaines. Si Jaron Blossomgame termine meilleur marqueur avec 27 points — se vengeant du Match 5 de l’année dernière où il n’avait joué que cinq minutes — il a été bien secondé par Juhann Begarin (18 points et 9 rebonds dont un tir clutch), Yoan Makoundou (14 points), ou encore un Terry Tarpey précieux (8 points, 5 rebonds).

Que des soldats qui ne jouaient que quelques petites minutes — voire pas du tout — en début de saison. Le signe d’un collectif qui fonctionne, mué par la même volonté de finir en beauté cette “last dance” tous ensemble, peu importe les forces en présence.

Des regrets côté parisien ?

Côté parisien, on peut avoir des regrets. Notamment bien sûr parce qu’ils menaient 2-1 la série, après avoir arraché le Match 3 à Gaston-Médecin. Ils n’étaient qu’à une victoire du doublé. Et même à 10 minutes de celui-ci, lorsqu’ils menaient 81-73 au début du quatrième quart-temps de ce Match 5, avec la rencontre entre leurs mains. C’est à ce moment-là que Nadir Hifi a perdu plusieurs de ses 7 ballons au total, lui qui a sorti son plus mauvais match des finales au pire des moments (11 points mais à 3/12 aux tirs, pour -1 d’évaluation et -16 de plus/minus).

Paris aura mené 14 minutes sur l’ensemble du match. Soit autant que sur… l’ensemble des quatre premiers rencontres de ces finales. Même face à une équipe décimée par les absences, ils n’ont pas réussi à appuyer sur leurs points faibles. Même sur une raquette monégasque qui ne comptait ni Daniel Theis ni Kevarrius Hayes qui n’a joué que… 50 secondes. Face au small ball mis en place par Sergii Gladyr, les Parisiens n’ont pas dominé la bataille des rebonds (37 à 36), alors que c’est normalement l’une de leurs forces.

Le « strength in numbers » [la force dans le surnombre] appelé par Justin Robinson (12 points, 5 passes décisives) à la mi-temps au micro de DAZN n’aura pas suffi. Avec le match raté de leur leader, personne n’a vraiment pris ses responsabilités pour passer un cap — à la manière d’un Lamar Stevens au Match 3 — notamment dans la gestion du money-time.

Les hommes de Julius Thomas n’ont marqué que 6 points dans les 6 dernières minutes. « C’est comme ça, c’est le sport. C’est dur, mais on tient bon. On va continuer à travailler. Mais si on avait dit en mars qu’on jouerait un Match 5, on aurait directement signé »  a toutefois relativisé Hifi, malgré la saison sans titre du PBB.

Image Tom Compayrot
Tom Compayrot a rejoint BeBasket en novembre 2023, où il suit de près l’actualité de la NBA. Curieux et rigoureux, il s’intéresse autant aux stars qu’aux rôles clés dans l’ombre, avec l’envie de raconter ce qui fait vibrer la ligue au quotidien. Récemment, il s’est rendu aux Etats-Unis pour couvrir la Draft NBA 2025 sur place et nous faire vivre cet événement majeur de l’intérieur.

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