Au tour de Nathan De Sousa et Mathéo Leray de céder à l’appel de la NCAA ?

Mathéo Leray et Nathan De Sousa pourraient à l’heure tour franchir l’Atlantique pour évoluer en NCAA.
C’est une nouvelle onde de choc qui traverse le basket français, illustrant une fois encore la force d’attraction irrésistible des universités américaines. Selon les informations de nos confrères de Ouest-France, Nathan De Sousa (1,87 m, 23 ans) et Mathéo Leray (1,90 m, 23 ans) seraient aujourd’hui en discussions avancées pour rejoindre le championnat universitaire américain (NCAA) dès l’été prochain.
Amis dans la vie et formés ensemble dans les Mauges où ils ont obtenu leur baccalauréat en 2021, les deux meneurs de 23 ans voient en cette année leur dernière fenêtre d’éligibilité pour tenter l’aventure outre-Atlantique.
Nathan De Sousa, de l’équipe de France à la NCAA ?
Pour Nathan De Sousa, l’offre arrive au moment où sa cote n’a jamais été aussi haute. Auteur d’une saison de l’ascension fulgurante, le Picard rafle tout sur son passage cette année : une sélection au All-Star Game, le titre de MVP du mois de janvier en Betclic ÉLITE, et surtout ses premières capes en équipe de France A lors de la fenêtre de février.
Avec des statistiques solides (11 points à 35 % à 3-points, 4,9 passes et 2,6 rebonds en seulement 20 minutes de moyenne), il s’est aussi imposé comme l’un des meilleurs défenseurs du championnat, de par sa hargne et son caractère de compétiteur.
Libre de tout contrat cet été, De Sousa est courtisé par de grandes écuries d’EuroLeague, mais les arguments de la NCAA sont d’un autre ordre. On parle d’un contrat NIL (Name, Image, Likeness) à sept chiffres, une somme qu’il mettrait plusieurs années à gagner sur le Vieux Continent. Guillaume Constentin, directeur sportif de Cholet, concède chez nos confrères qu’il est « obligé d’y réfléchir », face à des conditions de vie et de jeu exceptionnelles. Le meneur aurait d’ailleurs déjà passé au moins un entretien en visioconférence avec une faculté américaine, toujours selon nos confrères.
Mathéo Leray : un départ malgré son contrat ?
Le cas de Mathéo Leray est légèrement différent mais tout aussi prégnant. Actuellement sous contrat avec l’Élan Chalon pour encore deux saisons, le natif de Saint-Laurent-de-la-Plaine et ses représentants étudient l’option américaine « de très, très près ».
Bien que des clauses contractuelles pourraient complexifier l’affaire, l’intérêt serait mutuel, et le joueur semble très tenté par ce défi humain et sportif. Pour Leray, comme pour son ancien compère, le risque sportif est jugé infime sur une courte durée, tandis que la sécurité financière proposée est sans précédent.
Un exode devenu une norme
Le potentiel départ de ces deux joueurs, pourtant déjà très établis et performants au niveau professionnel en France, s’inscrit dans un contexte d’exode massif. La NCAA est devenue le « nouvel eldorado » pour les talents tricolores, à l’image de Narcisse Ngoy parti à Auburn pour près de deux millions de dollars dernièrement. Cette saison, ils sont déjà près de 70 Français à évoluer dans le circuit universitaire, attirés par des budgets qui rivalisent désormais avec ceux des plus grands clubs de football européens.
Comme le souligne chez Ouest-France Vincent Loriot, directeur sportif du Mans, ces rémunérations sont devenues tellement « indécentes » qu’elles sont « quasiment impossibles à refuser ». En l’absence de cadre réglementaire entre la FIBA et la NCAA, les clubs français se retrouvent souvent démunis face à cette hémorragie de talents qui menace la compétitivité de la Betclic ÉLITE.
Pour Nathan De Sousa et Mathéo Leray, le train de la révolution NCAA est en marche, et ils semblent plus que jamais prêts à monter à bord.




























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