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Dominique Malonga, l’arme absolue… quand les ballons arrivent : « Ça fait plaisir de pouvoir être servie de cette manière ! »

À l'image des Bleues samedi face à la Corée du Sud (95-69), Dominique Malonga a vécu une entame poussive, avant de monter très fort en puissance. Peu recherchée en première mi-temps, elle a aussi été au centre du jeu de l'équipe de France après la pause et s'est révélée assez inarrêtable.
Dominique Malonga, l’arme absolue… quand les ballons arrivent : « Ça fait plaisir de pouvoir être servie de cette manière ! »

Dominique Malonga a survolé la deuxième mi-temps contre la Corée

Crédit photo : FIBA
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Quand Marine Johannès a envoyé Dominique Malonga seule en contre-attaque à la 23e minute, un murmure a parcouru les travées de la Max-Schmelling Halle. Les photographes sous le panier ont vite relevé leur objectif afin d’immortaliser l’instant : le deuxième dunk de l’histoire de la Coupe du monde féminine (douze ans après Britney Griner), forcément… Raté !

Six mois après avoir mis une main au cercle lors du TQCM face aux Philippines, la géante de Seattle n’a pas donné l’impulsion nécessaire à son décollage et a finalement péniblement scoré son lay-up, arrachant de nombreux sourires amusés sur le banc tricolore, pendant que Marine Johannès se prenait la tête dans les mains. « C’était un petit problème technique aujourd’hui », plaidait Dominique Malonga en zone mixte, avant de promettre. « Ça va venir ! » 

Dunk ou pas sur le reste de la compétition : peu importe finalement, ce ne sera qu’accessoire. Mais le reste de la soirée vécue par l’ancienne pépite de l’INSEP contre la Corée du Sud (95-69) regorge d’enseignements, avec une prestation presque calquée sur le collectif.

Une première mi-temps sans ballon

Dans un rôle de rotation, Dominique Malonga est sortie du banc à la 6e minute (8-12), et n’a initialement pas su hausser le niveau défensif de l’équipe de France franchement décevant sur le premier quart-temps (24-31, 10e minute). « On les a laissées faire tout ce qu’elles voulaient », râle-t-elle. « On veut rester à moins de 15 points encaissés par quart-temps et avec 31 points, on était très loin de cela. »

Pour ne rien arranger, il n’y avait pas grand chose à se mettre sous la dent de l’autre côté du terrain pour Malonga. Un maigre ballon à exploiter, pour un panier au final, de quoi mettre en valeur les difficultés résiduelles des Bleues à développer du jeu sur demi-terrain.

« J’ai des passeuses incroyables autour de moi » 

Heureusement, tout a été balayé au retour des vestiaires. Cette fois lancée dans le cinq qui a repris le match, Dominique Malonga a été abreuvée de munitions par ses partenaires et en a profité pour réaliser un chantier dans la défense coréenne (10 points dans le seul troisième quart-temps), qui n’avait soudainement plus aucune solution face à ses 197 centimètres.

« Ça s’est très bien passé pour moi à ce moment du match », glisse-t-elle, venant confirmer l’évidence des statistiques (2 points et 0 rebonds à la pause ; 14 points à 7/9, 5 rebonds, 3 passes décisives, 3 interceptions et 1 contre à la fin). « On sait que notre équipe est forte de partout : une fois, c’est à l’intérieur, une autre fois, c’est à l’intérieur. On a tellement de forces de partout qu’on prend ce que le jeu amène. Dès qu’il vient à moi, je suis prête à répondre. J’ai des passeuses incroyables autour de moi : je peux recevoir des ballons de partout, j’essaye de toujours être prête pour recevoir les balles, de prendre les meilleures positions possibles pour rendre les passes plus faciles. C’est une collaboration incroyable, ça fait plaisir de pouvoir être servie de cette manière. »

« Sur la première mi-temps, même quand on gagnait des ballons, on se précipitait quand on repartait », raconte le sélectionneur, Jean-Aimé Toupane. « Ensuite, on a eu la volonté de retrouver Dominique. On a corrigé le tir, il y a eu de l’alternance, on a amené la balle à l’intérieur. Ça nous a fait du bien. »

Et puisqu’on n’est jamais aussi bien servie que par soi-même, Dominique Malonga a aussi impressionné en étant capable, pour une pivot, de piquer la balle directement dans les mains d’une meneuse adverse, Sohee Lee, et de ne plus être rattrapée jusqu’au cercle. L’incarnation parfaite de l’identité défensive dont se revendique cette équipe de France.

« Dès qu’on impose notre tempo, peu d’équipes peuvent rivaliser ! » 

« C’est le visage que l’on veut montrer », plaide-t-elle. « On veut être l’équipe qui tape en premier, qui est agressive. Ce n’était pas le cas en première mi-temps mais on a dit non en deuxième : on a repris l’ascendant, on était hautes sur les lignes de passe, on a gagné des ballons. C’est notre carburant pour se projeter. Une fois qu’on était dans ça, il n’y avait plus de match ! » 

La preuve, au moins, de la marge de progression dont dispose l’équipe de France, qui, si elle veut assouvir ses ambitions, ne pourra pas se permettre de telles entames face à des nations mieux équipées que la Corée. « On a besoinsde moments comme ça pour apprendre et avancer », souligne Malonga. « Ce n’est pas alarmant, c’est bien que ça arrive tôt dans la compétition. On va regarder la vidéo et progresser avec. Il faut vraiment que l’on arrive à imposer notre tempo tout le temps : une fois que c’est le cas, je pense que très peu d’équipes peuvent rivaliser avec nous ! » 

À Berlin,

Image Alexandre Lacoste
Alexandre Lacoste est arrivé sur BeBasket en 2011, lorsque le site se prénommait encore Catch & Shoot. Amateur de portraits et de reportages, généralement au plus près des équipes de France lors des compétitions internationales, il aime chercher des angles originaux et des sujets qui vont au-delà du simple résultat sportif.

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