Julian Champagnie, du « cut » des Sixers aux finales NBA avec les Spurs

Julian Champagnie, du cut des Sixers aux Finales NBA avec les Spurs
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À partir de 5€Essai gratuitJulian Champagnie a longtemps avancé loin des projecteurs. Avant de trouver sa place dans le cinq majeur de San Antonio, l’ancien de St. John’s a connu les contrats précaires et le doute d’un joueur sans garantie sur son avenir. Son parcours aurait pu s’arrêter très tôt, mais il l’a finalement conduit jusqu’au plus grand rendez-vous basket au monde.
Julian Champagnie (20 PTS, 6-10 3PM) played a HUGE part in the @spurs' Game 7 win tonight!
He joins Klay Thompson (2016) and Stephen Curry (2x) as the only players in NBA history to knock down 6+ 3PM in a Conference Finals Game 7 🚨 pic.twitter.com/zoWkyAmR3p
— NBA (@NBA) May 31, 2026
Champagnie pensait sa carrière terminée
Le début de carrière du natif de Brooklyn ne laissait pas imaginer une telle trajectoire. Non drafté en 2022, l’ailier avait d’abord rejoint les 76ers, avec des passages en G League chez les Delaware Blue Coats et seulement deux petites apparitions avec Philadelphie. Deux matchs NBA, aucun point inscrit, puis une coupure brutale le 14 février 2023 pour libérer une place à Mac McClung.
Cette sortie sans ménagement l’a profondément marqué. « À l’époque, à 22 ans, je pensais que c’était terminé. Je ne vais pas vous mentir », a-t-il reconnu après la qualification des Spurs. Plus que le cut, c’est le contexte qui raconte la violence du moment : peu d’opportunités, aucune vraie explication et le sentiment que la porte de la ligue pouvait déjà se refermer.
Son arrivée au Texas, deux jours plus tard, a pourtant changé la donne. Le coéquipier de Victor Wembanyama n’a pas débarqué avec un statut garanti, mais avec une idée simple : répondre aux besoins du groupe, peu importe le rôle : « J’ai baissé la tête et je me suis dit : fais en sorte que ça marche ». Cette mentalité a fini par devenir sa force : se relever, s’adapter, puis se rendre indispensable sans réclamer le moindre coup de projecteur.
Un game 7 qui résume tout
Chez les Spurs, cette patience a fini par payer. Titulaire sur les 50 derniers matchs de saison régulière, puis sur les 18 rencontres de playoffs, le joueur de 24 ans s’est imposé comme un role player fiable autour de la star tricolore. Et affiche des productions solides en postseason : 11,3 points, 5,8 rebonds et 39,3 % à 3-points.
Le Game 7 face à Oklahoma City a surtout donné une autre dimension à son apport. Dans la victoire des texans sur le parquet du Thunder (111-103), l’ailier a signé 20 points à 6/10 derrière l’arc, terminant deuxième meilleur marqueur de son équipe. Une prestation venue rappeler que son importance dépasse largement le simple statut de joueur de complément.
Mitch Johnson ne s’y est pas trompé. L’ancien adjoint de Gregg Popovich l’a qualifié de « héros de l’ombre », en insistant sur son adresse extérieure, son rebond, sa défense collective et sa capacité à aider l’équipe. À l’heure d’affronter les Knicks, Julian Champagnie n’est plus un joueur qui cherche à survivre en NBA : il est devenu l’un des relais dont San Antonio aura besoin pour s’imposer en finale.




























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