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L’oeil de First Team : Victor Wembanyama « ne touche pas assez la balle » face au Thunder !

Après la victoire du Thunder dans le match 2 des finales de conf' face aux Spurs, les choix tactiques et l'arbitrage ont animé les discussions sur le plateau de First Team jeudi. L'occasion pour Thomas Dufant et Erwan Abautret de revenir longuement sur l'impact de Victor Wembanyama dans la série. Extraits.
L’oeil de First Team : Victor Wembanyama « ne touche pas assez la balle » face au Thunder !

First team s’interroge sur l’utilisation de Victor Wembanyama dans la série contre le Thunder.

Crédit photo : © Brett Rojo-Imagn Images
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Le Thunder a remis les compteurs à zéro face aux Spurs de Victor Wembanyama (2,24 m, 22 ans) après sa victoire lors du match 2 des finales de conférence Ouest (122-113). Mais au-delà du résultat, ce sont surtout les ajustements opérés par OKC et plusieurs décisions fortes qui ont retenu l’attention jeudi dans le First Day Show.

Après un premier match dominé par Wemby dans la raquette, Oklahoma City a changé son approche défensive. Isaiah Hartenstein, peu utilisé lors du Game 1, a cette fois été placé au cœur du plan défensif contre l’intérieur français. « Victor a été ultra dominant dans la raquette lors du match 1, ce qui ne pouvait pas se répéter si OKC voulait gagner », résumait Thomas Dufant.

Cette réorientation stratégique s’est immédiatement ressentie. Plus physique, plus agressif, le Thunder a cherché à repousser Victor Wembanyama loin du cercle. « On attendait une réponse du champion, on n’a pas été déçu dans les intentions. Ils ont joué beaucoup plus physique. »

Plusieurs observateurs ont toutefois estimé que cette défense avait régulièrement flirté avec la limite réglementaire. Les séquences de lutte sans ballon entre Hartenstein et Wembanyama ont notamment alimenté de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. « Il était à la limite, voire plus qu’à la limite », ajoutait Thomas Dufant.

Pour autant, l’impact d’Hartenstein ne s’est pas limité à l’aspect défensif. Son activité dans le short roll, sa qualité de passe et sa présence au rebond offensif ont profondément changé le visage d’OKC par rapport au premier match pour les journalistes de First Team. Sa titularisation prolongée a aussi été présentée comme une correction directe du coaching du Game 1, où son faible temps de jeu avait été largement questionné.

« Stephon Castle aurait pu faire gagner ce match… »

Autre ajustement majeur : l’attitude de Shai Gilgeous-Alexander. Beaucoup plus agressif et impliqué dès le début de rencontre, le double MVP en titre a retrouvé son efficacité à mi-distance et son impact dans la création offensive. Après une première manche jugée trop timide, son réveil était attendu. Oklahoma City a également mieux géré ses rotations pour profiter des moments où Victor Wembanyama se retrouvait sur le banc. L’ensemble du plateau se rejoignant sur un fait très simple : « Quand Victor n’est pas sur le terrain, San Antonio est beaucoup moins fort ».

Côté Spurs, les débats se sont rapidement concentrés sur Stephon Castle (1,98 m, 21 ans). Très performant par séquences, notamment au scoring, le jeune arrière a aussi payé son énorme responsabilité dans l’organisation du jeu. Avec l’absence de De’Aaron Fox, Castle se retrouve chargé de la création offensive, de la montée de balle et du scoring. Résultat : 20 pertes de balle cumulées sur les deux premiers matchs selon les échanges du débat. « Stephon Castle aurait pu faire gagner ce match, mais il le fait perdre », résumait Erwan Abautret.

Le constat reste toutefois nuancé. Plusieurs observateurs rappellent que San Antonio reste compétitif malgré ces erreurs, les blessures et un Wemby moins servi offensivement. Le Français n’a tenté que 16 tirs lors du match 2, un volume considéré comme insuffisant pour le leader offensif de l’équipe.

« Victor ne touche pas assez la balle. il ne peut pas finir un match à 16 tirs tentés. Il doit êgtre à 22, 23 ou 24 tirs. Et il ne va pas sur la ligne des lancer-francs non plus », rappelait Thomas Dufant.

Cette question de l’utilisation du 1st pick de la Draft NBA 2023 pourrait devenir centrale pour la suite de la série. Plusieurs pistes ont été évoquées : davantage de pick-and-pop, plus de tirs extérieurs pour sanctionner la défense du Thunder, mais aussi une volonté plus marquée de le replacer au cœur du jeu offensif. « Victor doit être au centre du jeu. Il ne l’a pas assez été alors que c’est le Go to Guy de cette équipe », insistait le binôme.

Le secteur du rebond apparaît aussi comme un indicateur fort. Dominants lors du premier match (61-40), les Spurs ont cette fois beaucoup plus souffert dans la bataille intérieure, notamment lorsque Victor Wembanyama quittait le terrain. L’écart de production entre les deux bancs, largement favorable au Thunder, a également pesé lourd dans le résultat final.

Enfin, l’état physique des effectifs pourrait rapidement devenir un facteur déterminant. Plusieurs joueurs des deux camps ont terminé le match diminués, à l’image de Jalen Williams et Ajay Mitchell, sortis sur blessure durant la rencontre. Dans une série aussi physique, la fraîcheur et la profondeur d’effectif promet d’être essentielle.

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L’oeil de First Team : Victor Wembanyama « ne touche pas assez la balle » face au Thunder !