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La France déroule face au Canada

L'équipe de France U17 masculine n'a laissé aucun espoir aux Canadiens (87-55) pour leur deuxième match de poule de la Coupe du Monde, ce dimanche. Les Bleuets sont désormais assurés de terminer premiers du groupe A.
La France déroule face au Canada
Crédit photo : FIBA
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L’équipe de France a bien tiré les leçons de son premier match de la Coupe du Monde U17 masculine. Mal entrée dans la partie ce samedi face à la Serbie, la sélection tricolore a cette fois très bien commencé (7-0 au bout de 1 minute et 30 secondes de jeu, 12-2 3 minutes plus tard). De quoi s’assurer un franc succès (87-55) et la place de leader du groupe A, qui ne pourra être remise en cause par les résultats de la troisième journée, mercredi.

Intégré dans le cinq de départ, Killian Malwaya a signé une belle performance ce dimanche (photo : FIBA)

Dominateurs dans tous les secteurs de jeu, les Bleuets ont laissé le Canada à 26,6% de réussite aux tirs, tout en leur faisant perdre 19 ballons. Dès le début de la rencontre, ils ont imposé leur impact physique et intensité, ne laissant que 4 points à l’adversaire sur les 7 premières minutes 30. « On a été beaucoup plus présent défensivement », se félicitait le sélectionneur Bernard Faure, qui notait toutefois les 17 rebonds offensifs concédés. « Mais on ne peut pas être bon partout », reconnaissait-il.

« Je pense qu’on a envoyé un message »

Par la suite, un petit relâchement (23 points encaissés lors du troisième quart-temps) et un temps d’adaptation face à la défense de zone – avec les 2,28 m d’Olivier Rioux au beau milieu – ont permis au Canada de revoir la lumière du soleil andalou. Mais avec une formidable profondeur de banc, une défense retrouvée et un jeu de transition explosif, les Français ne se sont pas laissés aller bien longtemps pour finir à +32. « Je pense qu’on a envoyé un message », avouait Bernard Faure, qui va maintenant devoir gérer ses troupes. En effet, un match sans enjeu les attend mardi contre la Nouvelle-Zélande (corrigée par le Canada et la Serbie) avant le début des phases finales mercredi, probablement contre le Japon. Le temps risque d’être long avant le début des matches accrochés, mais c’est là aussi un bel exercice.

Cliquez-ici pour accéder aux statistiques de la rencontre

Ce qu’il faut retenir du deuxième match de l’équipe de France :

  • Contrairement à la veille, les Bleuets sont parfaitement entrés dans la rencontre, menant 7 à 0 après 1 minute et 30 secondes de jeu, puis 12 à 2 après 4 minutes 30.
  • Trop dominante, l’équipe de France a encore du faire face à une défense de zone. Les Français ont su l’attaquer, avec un peu d’adresse extérieure, comme dans le troisième quart-temps.
  • Si Illan Piétrus, Killian Malwaya ou encore Alexandre Sarr sont parvenus à avoir des séquences très positives pour définitivement lancer leur compétition, cela n’a pas encore été le cas pour Zaccharie Risacher qui est apparu encore un peu timide. Le staff l’a beaucoup responsabilisé (20 minutes, deuxième plus gros temps de jeu) dans le but qu’il se libère. Il a tout de même cumulé 8 points et 6 rebonds pour 10 d’évaluation.
  • Pacôme Dadiet, plus en jambes (6 passes décisives en 14 minutes), a été préservé à la fin de match après une alerte (poignet droit ?). Il s’est fait strapper mais n’est plus revenu en jeu.
  • Noah Penda est un sixième homme de luxe. Le futur Vichyssois a un impact démentiel à chacune de ses entrées. Touchant tous les ballons, il termine logiquement avec le meilleur +/- de la rencontre (+25), ainsi que la meilleure évaluation (19).
  • L’autre très bonne confirmation est celle d’Ilane Fibleuil, le meilleur marqueur français ce dimanche (15 points). Doté d’un tir très propre, très vertical et actif au rebond, il impressionne en sortie de banc.

A Alhaurin de la Torre,

Image Gabriel Pantel-Jouve
Gabriel Pantel-Jouve est le fondateur et rédacteur en chef de BeBasket, qu’il anime depuis 2010 (sous le nom de Catch & Shoot). Passé par l’Ecole Publique de Journaliste de Tours, puis deux universités en Amérique du Nord, il a pu développer son expertise sur le basket français, de la Ligue Nationale aux divisions amateurs, durant ces 20 dernières années. En parallèle, il est aussi engagé dans le développement de clubs du côté de Montpellier.

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