L’AS Monaco a trouvé son nouveau pivot français : il s’appelle Juhann Begarin

Repositionné dans la raquette, Juhann Begarin tourne à 14 points et 5,5 rebonds de moyenne dans cette Leaders Cup 2026
« J’ai entendu quelque chose à propos de son step-back ? », glisse Vassilis Spanoulis en prenant place sur le pupitre de la conférence de presse, après le passage de Juhann Begarin devant les médias présents à l’Arena Futuroscope. « Step-back est le seul mot que j’ai compris. »
Le coach de l’AS Monaco a peut-être encore des progrès à faire en Français mais il a tout de même eu une vision que personne n’avait jamais eu auparavant : repositionner Juhann Begarin dans le secteur intérieur. « Il joue très bien à un nouveau poste pour lui », acquiesce la légende de l’Olympiakos. Et pour quiconque se souvient du jeune arrière athlétique du Paris Basketball, parfois utilisé à la mène, il y a de quoi être un peu surpris, au premier abord, à le voir ferrailler dans la raquette, poser des écrans, faire tout le sale boulot et être utilisé poste 5 dans des configurations extrêmement small-ball.
« Intérieur ?
Je prends tout ce qui permet d’être sur le terrain »
« Si ça me plaît ? Tout ce qui me permet d’être sur le terrain me plaît », sourit le Guadeloupéen. « Je prends tout ce qui va me permettre d’être sur le parquet, peu importe le poste. Le coach me demande d’être à fond, d’amener un maximum d’énergie. Ce sont des consignes assez simples pour moi, j’ai juste à jouer sur mes points forts : l’intensité et la défense. En attaque, je prends ce qui vient. Même si ce n’est pas mon poste naturel, je joue au basket depuis longtemps, je connais un peu le sens du jeu. Ça va prendre du temps, il y aura des erreurs, mes coéquipiers et le coach le savent, mais je me donne à fond. »
Cela s’est vu samedi en demi-finale de la Leaders Cup où Juhann Begarin a signé son meilleur match avec l’AS Monaco (18 points à 8/11, 7 rebonds et 2 passes décisives en 23 minutes), venant ainsi concrétiser un superbe mois de février à titre personnel, où il a su tirer profit de la situation trouble du club de la Principauté pour s’immiscer dans la rotation et monter à 16 minutes de moyenne par match.
Alors que la quête d’un pivot JFL avait déjà été immensément longue cet été, et infructueuse au point de rappeler Yoan Makoundou contre sa volonté, la Roca Team s’est retrouvée démunie dans la raquette avec le départ soudain de l’ancien choletais, la blessure de Kevarrius Hayes et l’interdiction de recruter. Une ouverture imprévue pour le 45e choix de la Draft 2021.

« Il a eu plusieurs opportunités ces dernières semaines et il les a toutes saisies », retrace Matthew Strazel. « Je discutais avec le coach la semaine dernière de la constance dans son travail depuis le début de la saison. Il nous fait beaucoup de bien sur les derniers matchs et je suis très content pour lui. »
« C’est comme ça qu’il va gagner sa place en EuroLeague ! »
Une vraie belle période pour l’ancien nanterrien, pas habitué à être à pareille fête depuis son arrivée en Principauté lors de l’été 2024, souvent cantonné au bout du banc lors des vrais matchs importants. Ainsi, en quasiment deux saisons d’EuroLeague, le jeune frère de Jessie Begarin n’a compilé que 105 minutes de jeu en EuroLeague. Soit deux matchs et demi, sur un total de 68 !
« J’ai dit aux joueurs que tout le monde aurait son opportunité, à condition d’être patient et de travailler dur », indique Vassilis Spanoulis. « J’ai eu une discussion avec Begz il y a quelques temps et il s’est mis à mieux s’entraîner. J’ai confiance en lui : il est prêt à aller dans la raquette, à défendre, à amener de l’énergie. Pour un jeune dans une grande équipe, c’est important de démarrer de là. Il a su me montrer qu’il était prêt à jouer. C’est comme ça qu’il va gagner sa place en EuroLeague et faire carrière. Mais il doit travailler encore plus, ce n’est que le début. »
À l’Arena Futuroscope,
























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