L’Élan Chalon quasiment en play-in : oui, mais… « on veut beaucoup plus que ça ! »

L’Élan de Jeremiah Hill ne vise pas que les play-in
Cette saison, l’Élan Chalon est l’une des équipes les plus illisibles du championnat de France, capable de terrasser Badalone puis de s’incliner à Hyères-Toulon en l’espace de sept jours. Son dernier enchaînement ? Perdre à Boulazac, dans un match crucial pour les play-in, puis battre la JL Bourg au Colisée.
« On aurait pu tuer les play-in à Boulazac, on ne l’a pas fait », regrettait le coach, Elric Delord. « Mais c’est nous, quoi, il faut comprendre qu’on est capables de ça (il souffle). On a des hauts et des bas, on est capables d’être bons, d’être beaucoup moins bien aussi. On apprend, on est jeunes, par moment il faut apprendre longtemps pour que ça rentre. »
« Quand on est haut, on est vraiment haut ! »
Une irrégularité qui se justifie, selon le coach, par plusieurs facteurs : la jeunesse de l’équipe, ainsi que les blessures qui ont perturbé l’équipe tout au long de la saison, la dernière en date avec la fin de saison prématurée de Nate Darling, déjà longtemps absent à l’automne.
« On devait jouer la FIBA Europe Cup », rappelle Elric Delord. « On a eu des refus parce qu’on n’avait pas la BCL. Donc on est parti avec des joueurs un peu plus jeunes qu’on devait développer sur quelques matchs plus abordables la semaine. Mais on s’est retrouvé dans une compétition très forte, jusqu’au Top 16, avec la poule de la mort. Donc on a voyagé, on ne s’entraînait pas. Quand tu cumules ça avec les blessures (Mathéo Lerey, Lionel Gaudoux, Nate Darling, la non-venue de Chris Johnson), cela fait qu’on était sans arrêt en train de s’adapter. Il y a tout un tas de circonstances qui font que on a des hauts et des bas. Mais putain, quand on est haut, on est vraiment haut hein !’

Alors qu’une victoire facile, sauf catastrophe, se profile ce samedi contre Le Portel, l’Élan a quasiment assuré les play-in. Un seul succès suffit pour valider le Top 10, ce qui devrait donc être effectif ce samedi. Même si ce n’est pas une fin en soi pour les Bourguignons…
« On sait que ça reste bien, mais… »
« On a énormément d’ambition, on veut beaucoup plus que ça », clame Elric Delord. « On n’est pas là pour jouer la 9e et la 10e place. On ne serait pas content de juste jouer les play-in. On sait qu’on a raté trop de matchs, nous. Là-dessus, on s’en veut. »
Reste qu’avec cette qualification pour le Top 16 de la Basketball Champions League et ce nouveau ticket pour les play-in qui prend forme, la saison chalonnaise est déjà une réussite en soi.
« Avec nos moyens, et ce qu’on met en place, on sait que ça reste bien », admet Elric Delord. « C’est notre première année où on construit quelque chose en tant que club. C’est le début de quelque chose. Beaucoup de clubs aimeraient faire des débuts comme nous, on a tendance à l’oublier. Un club comme Bourg, que je prends en exemple en termes de développement, ils ont mis des années à arriver au niveau où ils sont. Des années de construction, par moments de recul, par moments un peu mieux, par moments un peu moins bien. Moi, le problème c’est que j’ai tendance à être impatient, je veux tout tout de suite mais ça ne marche pas comme ça. »
Propos recueillis à Chalon,























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