
Noah Burrell marque l’inquiétude des béliers de kemper avant le match face à vichy.
Ce mardi 17 février 2026 (20 h), les Béliers de Quimper reçoivent Vichy au Kostum Park – A nous la vie pour une dernière rencontre avant la trêve internationale. Pour le club breton, l’enjeu est simple et de taille : tenter de basculer sur une note positive malgré un contexte sportif particulièrement lourd.
Plombés par des blessures à répétition, les Quimpérois peinent à sortir la tête de l’eau dans un costume de promu difficile à porter cette saison. Enchaîner les lourdes désillusions, jouer avec un effectif amoindri et pointer dans la zone rouge du classement (19e, 6 victoires pour 17 défaites) forment un triptyque qui ne fait pas bon ménage.
L’arrière Noah Burrell (1,94 m, 28 ans), qui tourne cette saison à 7,3 points, 2,1 rebonds et 2,3 passes de moyenne, ne cache pas son désarroi face à cette spirale négative dans les colonnes de Ouest-France :
« On est dans une situation qui n’est pas plaisante. On essaye de s’en sortir au mieux avec les blessés et les joueurs qui ne sont pas à 100 %, mais les résultats ne sont pas là. On bosse à l’entraînement, mais quand on arrive les soirs de match, on se rend compte qu’on a des lacunes. Ça tape sur le moral. On arrive à un moment de la saison où on devrait être rôdé et ce n’est pas le cas. […] C’est un sentiment que je n’ai jamais connu avant. »
L’international suisse, qui avait déjà tapé du poing sur la table cette saison, n’hésite pas à réclamer plus de la part des siens.
« On ressent ce manque d’investissement collectif. C’est lié à plein de choses, mais on doit se remettre en question et on ne le fait pas. C’est au coach, aux joueurs d’être plus exigeants. Montrer qu’on veut se sacrifier pour l’équipe. »
Pour leur dernière sortie, les Béliers affrontent un gros morceau : Vichy, actuellement 5e du championnat (14 victoires, 9 défaites) mais qui connait un coup de moins bien avec deux défaites de suite (Roanne en leaders Cup puis Evreux en championnat).
« L’état d’esprit est moyen. On ne fait pas les efforts physiques, alors que c’est notre identité et ce qui nous a permis d’être dans cette position aujourd’hui dans la division, insiste Dounia Issa dans La Montagne. On doit retrouver cette solidarité. Quimper monte en exigence, ils ne sont pas faciles à jouer chez eux complète le technicien thermal. On s’attend à un match assez similaire à celui d’Evreux avec une équipe qui va s’engager pleinement, qui ne va rien lâcher. «
Le match aller fin décembre reste un souvenir douloureux pour Kemper, qui avait sombré au Palais des Sports Pierre Coulon (91-55), une rencontre qui avait mis en lumière les maux profonds de l’équipe.
Côté effectif, le coach Thibault Wolicki devrait enregistrer les retours précieux de Lucas Thevenard (7,3 points et 5,9 rebonds) et de Benoit Injai (5,2 points), ce qui redonnera un peu de densité sur le terrain. En revanche, l’absence de l’Américain Jamar Abrams (10,8 points par match), blessé au pied, pèse lourdement pour l’attaque bretonne.
Vichy se déplace également diminué en Bretagne, privé de son sniper Nolan Kingue blessé (9 points de moyenne) et du pivot Idrissa Ba (raison personnelle) qui assure habituellement une grosse présence sous le cercle avec ses 6,4 points et 6,4 rebonds par match.
Pour l’emporter, Quimper devra verrouiller son accès au cercle. Pire défense du championnat cette saison, le club du Finistère a déjà encaissé plus de 5 fois 100 points ou plus sur un match dont une dernière claque 105 à 66 sur le parquet d’Aix-Maurienne.
Entre-deux ce mardi soir à 20h00.
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