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Des déclarations insultantes pour finalement perdre : la G-League contre le monde à l’Intercontinental Cup

FIBA Intercontinental Cup - Arrivés pleins de confiance et d'arrogance à Singapour pour la coupe intercontinentale de la FIBA, les Américains de la G-League United sont finalement tombés sur plus forts face à l'Unicaja Malaga, qui repart avec le trophée.
Des déclarations insultantes pour finalement perdre : la G-League contre le monde à l’Intercontinental Cup

Juan Toscano-Anderson a terminé 28e meilleur marqueur de la compétition

Crédit photo : FIBA
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Refondée en 2023, la Coupe Intercontinentale FIBA oppose une équipe de chaque continent (Europe, Afrique, Amérique du Sud, Amérique du Nord, Asie, Océanie) dans un mini-tournoi de trois jours. Décalée en septembre au lieu de février, elle permet maintenant à ces équipes de se tester avant leurs débuts dans leurs championnats domestiques.

Une dose d’arrogance avant même que ne débute la compétition

Souvent passée inaperçue, la compétition a cette année beaucoup fait parler d’elle à cause des déclarations d’un des joueurs en compétition : Juan Toscano Anderson. Champion NBA avec les Warriors en 2022, l’américano-mexicain est aujourd’hui le capitaine de la G-League United, nouvelle équipe remplaçant la Team Ignite. L’ailier de 31 ans, qui cherche désespérément à retourner en NBA, est arrivé très (trop ?) confiant à Singapour pour l’Intercontinental Cup, en lâchant cette déclaration avant la compétition : « La G-League est la deuxième meilleure ligue au monde, et on veut le montrer. » Or, avec son équipe de joueurs américains dans la même situation que lui – passés par la NBA mais sans jamais s’y installer – “JTA” est tombé sur plus fort.

Déjà en poules, la G-League United s’en est sortie in-extremis contre les champions de NBL, les Tasmania Jackjumpers (76-74). Et de seulement 13 points contre les Argentins de Quimsa (78-65). Deux victoires peu rassurantes, mais qui leur ont permis de se qualifier pour la grande finale, face à… l’Unicaja Malaga. Représentant de l’Europe, le club espagnol avait atteint les demi-finales de la Liga ACB, ce qui se fait de mieux sur le continent mise à part l’EuroLeague. Et leurs joueurs ne sont pas passés à côté des déclarations de Toscano-Anderson.

Une démonstration en bonne et due forme

Avec leur jeu léché, les Andalous n’ont fait qu’une bouchée de leurs arrogants adversaires. Ils ont réussi plus de passes décisives (24 à 15) et commis moins de pertes de balle (9 à 15). Une recette qui conduit généralement vers la victoire. Mis à part un léger relâchement en fin de match, les Espagnols ont dominé de la tête et des épaules le match, pour finalement l’emporter 75-60 et soulever le trophée. Avec une équipe d’EuroLeague en face, le score aurait sûrement été encore plus sévère. Mais pendant le match, alors que son équipe était menée de 18 points, Toscano Anderson (4 points à 2/6 aux tirs) en a remis une couche, ne voulant toujours pas avouer l’infériorité de son équipe face à l’Unicaja. Des mots hautains qui pourraient faire plus parler que sa déclaration initiale :

« On vaut tous mieux que ça. Notre rêve ce n’est pas de jouer dans cette put*in d’ACB, ou dans cette put*in d’EuroLeague. Notre rêve c’est de jouer en NBA et de se faire des millions de dollars. Ce qu’ils sont en train de nous faire est inacceptable. On doit se réveiller. »

Toscano Anderson, qui n’a qu’une seule petite expérience européenne à son compteur (un essai d’un mois, à Murcia, en 2017, aux côtés du coach de Malaga, qui l’avait… remercié) a ainsi (re)découvert que d’autres ligues existent, et peuvent proposer un jeu largement plus organisé et efficace que ce qui se fait en G-League. Les équipes de l’antichambre de la NBA n’avaient d’ailleurs jamais fait mieux que troisièmes depuis leur intégration en 2019. En conférence de presse, le MVP de la rencontre et ancien de l’ASVEL Dylan Osetkowski a voulu le lui faire comprendre : « Vous savez, les opinions, c’est comme les trous du c*l, tout le monde en a un. Il a le droit de l’avoir, c’est bien qu’il ait ce niveau de confiance, mais on l’a aussi et je pense qu’on a donné la meilleure réponse. »

Un premier trophée pro pour Killian Tillie, mais…

Arrivé en Europe cette saison, Killian Tillie s’est donc offert un premier trophée professionnel dès son premier match. Le problème est qu’il n’en a justement disputé qu’un seul sur trois… Forfait lors de la rencontre inaugurale à cause d’une blessure à la cheville, l’Azuréen est revenu pour la deuxième opposition face à Al Riyadi Beyrouth, livrant 16 minutes (2 points à 1/5, 2 rebonds, 2 passes décisives et 1 contre). Mais il a été laissé de côté pour la finale, envoyé en tribunes avec le Polonais Olek Balcerowski. Reste qu’il a bien ajouté une première ligne sur son palmarès.

Kim Tillie n’a joué qu’un match sur trois ce week-end (photo : FIBA)
Image Tom Compayrot
Tom Compayrot a rejoint BeBasket en novembre 2023, où il suit de près l’actualité de la NBA. Curieux et rigoureux, il s’intéresse autant aux stars qu’aux rôles clés dans l’ombre, avec l’envie de raconter ce qui fait vibrer la ligue au quotidien. Récemment, il s’est rendu aux Etats-Unis pour couvrir la Draft NBA 2025 sur place et nous faire vivre cet événement majeur de l’intérieur.

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