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Le Canada, cette puissance du basket-ball qui monte en flèche

Le Canada, cette puissance du basket-ball qui monte en flèche
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Il fut un temps où le Canada était surtout considéré comme le pays qui avait donné Steve Nash au basket-ball mondial. Une belle histoire, certes, mais presque un cas isolé à l’échelle des plus grandes compétitions internationales.

Ce temps-là est révolu.

Aujourd’hui, le Canada dispose de l’un des réservoirs de talents les plus impressionnants de la planète, avec une profondeur qui ferait envie à bien des nations européennes. Et à sa tête se trouve un joueur qui vient d’entrer dans un cercle extrêmement fermé.

Shai Gilgeous-Alexander, deux fois MVP

Le meneur du Thunder d’Oklahoma City est devenu le quatorzième joueur de l’histoire de la NBA à remporter deux titres de MVP consécutifs.

La saison dernière, il a tourné à 31,1 points, 6,6 passes décisives, 4,3 rebonds et 1,4 interception de moyenne, tout en menant sa franchise jusqu’à la finale de la conférence Ouest.

Né à Toronto et élevé dans la région de Hamilton, en Ontario, Gilgeous-Alexander est aussi le deuxième Canadien à décrocher le trophée de MVP après Steve Nash.

La différence, c’est qu’il ne porte plus cet héritage tout seul.

Autour de lui gravitent Luguentz Dort, RJ Barrett, Dillon Brooks, Bennedict Mathurin, Nickeil Alexander-Walker, Andrew Nembhard et Kelly Olynyk. D’autres talents, comme Zach Edey, illustrent également la profondeur actuelle du basket-ball canadien, même s’il ne figurait pas dans le groupe de 23 joueurs annoncé pour les fenêtres internationales de l’été 2026.

Une telle liste donne le vertige lorsqu’on se souvient que le Canada peinait encore à se qualifier régulièrement pour les grands rendez-vous il y a à peine une décennie.

Le souvenir amer de Paris

Pour les amateurs français, le parcours canadien évoque forcément un souvenir précis.

Aux Jeux olympiques de Paris 2024, ce sont les Bleus qui ont éliminé le Canada en quarts de finale, mettant fin aux espoirs de médaille d’une équipe qui arrivait pourtant avec de grandes ambitions.

Ce revers faisait suite à la médaille de bronze décrochée lors de la Coupe du monde FIBA 2023, le premier podium mondial de l’histoire du basket-ball masculin canadien.

Le contraste entre ces deux résultats résume assez bien le statut actuel de la sélection. Le Canada a franchi le palier de la respectabilité et s’est installé parmi les grandes nations. Il lui manque encore une consécration majeure pour confirmer pleinement ce changement de dimension.

Une nouvelle philosophie et des absents de marque

C’est précisément pour franchir ce dernier cap que Canada Basketball insiste désormais sur la continuité et l’engagement à long terme.

Le nouvel entraîneur-chef Gordie Herbert et le directeur général Rowan Barrett veulent construire un groupe capable de progresser ensemble jusqu’à la Coupe du monde 2027 et aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.

Cette philosophie rappelle le modèle de noyau pluriannuel déjà utilisé lors du cycle précédent. L’objectif est clair : éviter de réunir une sélection différente à chaque fenêtre internationale et permettre aux joueurs de développer des automatismes durables.

La liste de 23 joueurs annoncée en juin a toutefois suscité des interrogations.

Jamal Murray, champion NBA avec Denver, et Andrew Wiggins, ancien premier choix de la draft, n’y figurent pas. Leur absence relance les questions autour des critères d’engagement, de disponibilité et de continuité fixés pour ce nouveau cycle.

Il serait toutefois trop simple de réduire leur non-sélection à une sanction ou à une règle unique. Canada Basketball n’a pas publiquement présenté leur absence comme une exclusion définitive. Les effectifs pourront encore évoluer d’ici aux grandes compétitions de 2027 et 2028.

La philosophie défendue par Herbert repose néanmoins sur une idée forte : le talent individuel ne suffit pas toujours. La continuité, la cohésion et la connaissance mutuelle doivent permettre au Canada de mieux répondre aux exigences des matches à élimination directe.

C’est l’un des éléments que la fédération espère améliorer après la défaite contre la France à Paris, même si cette élimination ne peut pas être expliquée par un seul facteur.

Le rendez-vous québécois

Les qualifications pour la Coupe du monde 2027 sont déjà bien lancées.

Le Canada a notamment disputé des rencontres en Ontario face à Porto Rico et à la Jamaïque. Le prochain rendez-vous intéressera particulièrement les francophones, puisque la sélection accueillera l’Argentine au Centre Vidéotron de Québec le 31 août.

Ce match marquera le retour de l’équipe nationale masculine dans la province de Québec après plusieurs années d’absence.

La possibilité de voir Gilgeous-Alexander et plusieurs autres joueurs NBA évoluer dans la capitale québécoise suscite naturellement beaucoup d’intérêt. Leur présence ne pourra toutefois être confirmée qu’au moment de l’annonce de l’effectif définitif pour cette fenêtre internationale.

L’organisation d’un tel match à Québec illustre surtout la volonté de la fédération d’ancrer cette équipe partout au pays, et pas uniquement dans le corridor Toronto-Hamilton, d’où provient une part importante de ses talents.

Cet engouement se retrouve bien au-delà des gradins. Le basket-ball canadien attire une attention nouvelle sur les plateformes numériques, dans les médias spécialisés et dans différents espaces de divertissement en ligne, comme les casino en ligne au Canada.

Cette présence témoigne de la place grandissante occupée par le sport dans le paysage culturel du pays. Comme pour tout divertissement impliquant de l’argent, il convient toutefois de définir à l’avance des limites de temps et de budget.

Ce qui attend cette génération

La question qui se pose désormais est simple : cette génération dorée saura-t-elle transformer son potentiel en médaille majeure avant que sa fenêtre ne commence à se refermer ?

Gilgeous-Alexander vient d’avoir 28 ans et se trouve en plein sommet de sa carrière. RJ Barrett, Bennedict Mathurin et Nickeil Alexander-Walker ont tous 28 ans ou moins.

La Coupe du monde 2027 et les Jeux de Los Angeles en 2028 arrivent donc à un moment particulièrement favorable pour ce noyau.

Le Canada dispose à la fois de joueurs expérimentés et de talents encore en progression. Cette combinaison lui offre une occasion rare de viser plus haut que le simple statut de prétendant.

La concurrence reste néanmoins redoutable.

Les États-Unis restent la référence mondiale. La France de Victor Wembanyama construit un groupe capable de viser les plus grands titres. La Serbie de Nikola Jokic demeure dangereuse, tandis que l’Allemagne, championne du monde en titre, a démontré qu’elle pouvait aller au bout.

L’Australie conserve également une culture internationale solide et une grande expérience des compétitions FIBA.

Le Canada ne manque donc pas de rivaux. Mais il ne se présente plus face à eux avec un complexe d’infériorité.

Une nation qui a changé de statut

Ce qui a réellement changé, c’est le regard porté sur le Canada.

Personne ne s’étonne plus de voir des joueurs canadiens occuper des rôles majeurs en NBA. Personne ne considère plus la sélection nationale comme un outsider sympathique simplement heureux de participer.

Le Canada est devenu une nation de basket-ball à part entière, avec la profondeur, les ambitions, les attentes et la pression que cela suppose.

La médaille de bronze mondiale en 2023 a constitué une première validation. L’élimination à Paris a rappelé que le talent ne garantit rien dans un tournoi court. Le nouveau cycle doit maintenant permettre à cette génération de transformer son potentiel en résultats réguliers.

Reste à savoir si le prochain grand rendez-vous confirmera définitivement cette progression, ou s’il faudra encore patienter.

Pour un pays qui a mis des décennies à sortir de l’ombre de Steve Nash, il existe en tout cas des situations bien moins enviables.

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Pierre-Louis Lunark suit le basket avec enthousiasme et un goût prononcé pour le jeu sous toutes ses formes. Sur BeBasket, il conçoit également des quiz et des contenus interactifs pour tester les connaissances des fans, toujours avec une touche ludique et maligne.

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