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Idée cadeau : « Je veux juste être moi », par Yann Ohnona

Noël - Yann Ohnona, auteur du livre sur Victor Wembanyama "Je veux juste être moi", nous présente son ouvrage. Une belle idée cadeau pour Noël.
Idée cadeau : « Je veux juste être moi », par Yann Ohnona
Crédit photo :

C’est déjà décembre et il est temps de préparer ses cadeaux pour Noël. A BeBasket, nous vous avons concocté une petite liste d’idées.

Celle-ci commence par un livre sur Victor Wembanyama. Plusieurs ouvrages ont déjà été publiés au sujet de la nouvelle star du basket français mais celui de Yann Ohnona, intitulé « Je veux juste être moi », a retenu notre attention. Le journaliste reporter à L’Équipe a suivi les dernières années du joueur des San Antonio Spurs, l’accompagnant lors de son trajet pour New York où s’est déroulée la Draft NBA 2023. Il nous raconte l’histoire de l’écriture de ce livre et ce qu’on peut y trouver.

L’angle de « Je veux juste être moi »

« Il n’y a pas… Enfin, c’est une langue assez simple, on voulait raconter sa première vie, tout ce qu’il a mené à la NBA en remontant le plus loin possible, en fonction de ce qui était possible, bien sûr. L’idée c’était qu’il y ait énormément d’entrées différentes, de faire plein d’angles différents à l’image de sa personnalité et de son jeu. C’est important de dire que c’est pas du tout une biographie. C’est vraiment une compilation de tous les travaux qu’on a pu faire à L’Équipe sur lui depuis deux ans essentiellement. Il fallait que ce soit du contenu original, puisé à la source, contrairement aux milliers d’articles qu’on lit souvent sur lui sur Internet. Là, l’avantage de L’Équipe, c’est qu’on a pu avoir accès à lui en le suivant. On est allé à 90% de ses matches, on a eu accès à ses proches, à ses entraîneurs, à ses agents, au joueur lui-même. Donc ça permettait de faire quelque chose où il y avait uniquement du contenu, reportage, enquête, interview qui était en direct sur le terrain. Et ça c’était très important. »

Quel contenu peut-on trouver dans « Je veux juste être moi »

« Sur le contenu c’est assez simple, il y a une grande partie sur le voyage à la Draft qui est même plus long que prévu parce que je m’attendais pas à ce que ce soit une telle folie sur place, c’est un des reportages qui m’a laissé la marque la plus indélébile. Honnêtement la folie qu’il y avait depuis les premiers pas à l’aéroport où tu as des fous furieux qui l’attendent, qui ont trouvé le vol et qui l’attendent pour soit lui demander des autographes, soit en fait lui faire signer des trucs qui vont rebrander après, en passant par le stade des Yankees où on était au plus proche de lui sur la terre battue, la pelouse du stade… On était dans le métro avec les flics de New York, tout ça. À son hôtel où t’as un gars qui allait le réveiller à une heure et demie du matin la veille de la Draft pour lui demander de signer des trucs. C’est du délire en fait, c’est du jamais vu dans le sport et dans le sport français. Donc il y a une première partie sur la folie de la Draft avec l’interview d’Adam Silver, le boss de la NBA, l’interview de Wemby dans l’avion qui l’emmène à la Draft, tous les reportages qu’on a pu faire avec lui dont la plupart ont été publiés sur L’Équipe mais pas complètement. C’est des choses qu’après j’ai pu augmenter, compléter, réécrire en ajoutant des anecdotes, des choses que je n’avais pas pu faire en direct. Avec toutes les photos de Sébastien Boué qui était vraiment au plus près de lui.

En deuxième partie, il y a un mélange de lieux qu’on a choisis, que je trouvais signifiants, comme le tournoi de Bourbourg évidemment où à 10 ans les scouts les plus acharnés des Etats-Unis savent déjà qu’il y a un espèce de prospect en France – même s’il est trop tôt pour dire ce qu’il va devenir. Il a 10 ans et on entend déjà parler de lui aux États-Unis parce que les mecs ont des contacts à Nanterre. Il y a son petit passage à la Minicopa Endesa qui est assez symboliquement intéressant parce que ça montre à quel point tous les clubs se sont intéressés à lui pour essayer de le débaucher. Il y a des lieux et à la fois aussi un décryptage de son corps avec tous les coachs qui l’ont construit, à l’image de Frédéric Donnadieu, Michael Allard qui l’a découvert, Karim Boubekri… (Lui) je l’adore parce qu’il te raconte comment il a fait travailler techniquement ses mains et apprendre tous les dribbles genre le lasso de Bodiroga, le killer crosser de Tim Hardaway,  tous ces trucs là. Et Guillaume Alquier pour le côté physique, avec ses méthodes peu orthodoxes sur comment développer son physique, protéger son physique et se muscler. »

Y a-t-il des travaux exclusifs à retrouver dans « Je veux juste être moi » ?

« Il y a des interviews avec Victor, deux principalement, dont une où on a passé l’après-midi avec lui en février 2022 à Lyon, et une dans l’avion avec lui pour la Draft, qui permettent vraiment d’avoir un vrai regard sur sa personnalité. C’est du travail qui a été pour la majorité publié dans L’Équipe (papier) ou sur le site, mais il y a aussi la grande deuxième partie, c’est quelque chose qu’on a fait en fait sous forme de long format qui s’appelle un Explore et où en fait on ne s’est pas donné de limite, c’est à dire que pendant un an moi j’ai choisi énormément d’angles et j’ai interviewé le plus de personnes possible. C’était volontairement très très long parce qu’on se disait qu’il ne fallait pas se donner de limites, il fallait juste explorer le plus de facettes possible et c’est ce qu’on a fait. Après, en fonction de tout ce qu’on a récupéré au bout d’un an, on a publié tout ça et après on a étudié la possibilité de mettre ça dans un livre parce qu’on trouvait ça intéressant de recueillir pour mémoire tout ce travail qu’on avait fait sur toute la première vie de Victor. Et donc on a en plus l’artiste Greg, c’est très important, il a eu un rôle très important, il a été très intéressé par le projet et pour chaque partie qu’on mettait dans le livre, chaque petit chapitre sur son corps ou sur les lieux où il était, il y a eu à chaque fois une idée graphique.

Évidemment, on a choisi de mettre l’accent sur le côté graphique, le dessin, notamment la couverture, parce qu’on voulait quelque chose qui ressemble à Victor Wembanyama. Il est amoureux de dessin, de Lego, donc on a fait tout un travail graphiquement sur ça, en sachant que ce n’est absolument pas une biographie, un truc officiel, commandé par la famille ou par le joueur, ou fait avec lui, mais on voulait que ça lui ressemble parce qu’on voulait que ça lui plaise et que ce soit fidèle à ce que représente Victor Wembanyama. »

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