Passée la déception, place à la petit finale pour les Bleuets ; « On va tester les ressources mentales des joueurs »

Crédit photo : FIBA

Dominée par l'Espagne en demi-finales de la Coupe du Monde U17 masculine, l'équipe de France veut repartir de Malaga avec une médaille. Pour cela, il faudra battre la Lituanie lors de la petite finale ce dimanche.

L’équipe de France U17 masculine avait un rêve, celui d’être la première sélection hors des États-Unis à remporter le titre de champion du Monde de la catégorie. Mais pour cela, il fallait battre l’Espagne, qui avait eu la bonne idée de perdre contre la Lituanie en entame de Mondial, évitant ainsi Team USA jusqu’en finale. Sauf que les Bleuets n’y sont pas parvenus, à battre l’Espagne. Ils se sont logiquement inclinés à Malaga, craquant dans le dernier quart-temps face à une équipe mieux préparée (53-68) et surtout en pleine confiance devant un large public acquis à sa cause.

« On savait que ça serait un match serré, le public a poussé, a estimé le sélectionneur Bernard Faure après le match. On a manqué de confiance, on était fébrile, ça s’est vu sur les lancers francs. Sur la zone, on a eu un manque de patience. On a de bonnes opportunités pour revenir et passer devant – on est passé devant -, au moment on est à +4, que le coach prend un temps-mort, je pense que la bascule n’est pas loin de se faire… On a deux/trois occasions de scorer, on ne score pas, après on est un peu dans le doute, on regarde le chrono, on ne fait pas le bon choix en attaque. On ne s’est passé le ballon comme il fallait, et surtout on n’a pas eu de ballons de relance. On voulait les solliciter sur leur repli défensif, on n’a pas maîtrisé le rebond défensif suffisamment. On a gratté quelques ballons en défense mais pas assez pour avoir vraiment du jeu rapide. On avait demandé à nos meneurs de pousser la balle et c’est Elidjah (Lamart) qui l’a poussé le mieux, Théo a ralenti le jeu, Illan aussi… Je pense que l’équipe la plus forte ce (samedi) soir a gagné. On n’est pas loin, je pense que le score ne reflète pas l’écart entre les deux équipes, mais le moment où il faut être bon et que la salle pousse, on fait des erreurs. »

Des difficultés pour attaquer la zone

Illan Piétrus n’est pas parvenu à mettre en place le jeu de son équipe (photo : FIBA)

La faible adresse aux lancers francs (11/25) pèse lourd dans le score final. Si les tricolores étaient parvenus à marquer sur la ligne dans le troisième quart-temps, ils auraient réaliser un break. Au lieu de cela, ils ont terminé la période à +2 (48-46) et l’Espagne était en embuscade pour reprendre le dessus. Ce qu’il s’est passé.

« On a fait ce qu’il fallait pour les mettre en confiance et faire pousser la salle, ça c’est sûr. Après c’est le basket, il y a de la fébrilité, on rate les premiers tirs, donc les joueurs sont dans le doute. On leur demande d’être patients, d’amener la balle au poste haut. Quand on l’a fait, ça a été plutôt bien, sauf qu’on a manqué de précision et de rigueur notamment sur l’attaque de zone. Comme ils vont beaucoup dans les alternances, on manque un peu de lucidité aussi pour savoir quel système de jeu annoncer, on est trop long à se mettre en place. »

Des leaders passifs

Dans la difficulté et un contexte hostile, certains joueurs se sont cachés. Joueur le plus utilisé, Zaccharie Risacher est resté passif, ne tentant que 3 tirs en 29 minutes. Alexandre Sarr a lui tenté de trouver la faille dans la défense ibérique, mais il s’est parfois précipité. Bref, ils n’ont pas apporté ce dont on attendait d’eux.

« C’est sûr que je comptais sur les leaders, aujourd’hui (samedi) ils ne sont pas tous là, avoue Bernard Faure. Je pense qu’on est un peu trop soft sur certaines positions. Je pense qu’on a souffert de la faillite de nos leaders. On savait que sur certains matches ça serait difficile. Zaccharie reste sur un très bon match vendredi, il sort de blessure, il est dans le doute aujourd’hui… On n’est pas assez solide pour battre une équipe d’Espagne à domicile ce soir. […] Ça sera de l’expérience pour tout le monde. »

Moins de 24h après cette déception, les Bleuets vont devoir batailler avec la Lituanie pour accrocher une médaille de bronze. Leur capacité à rebondir après un tel échec sera sans doute très observée.

« Il faut penser au match de ce dimanche, parce qu’il y a quelque chose à aller chercher. C’est toujours difficile quand on sort d’une défaite en demi-finales de relancer, tant physiquement que mentalement. Donc on va s’y atteler parce que je pense que les Lituaniens je pense qu’ils sont heureux d’être là. Ils ont les armes pour nous ennuyer.

On va tester les ressources mentales des joueurs. On sait que les Lituaniens ils vont nous jouer comme l’an dernier, avec de la zone, de la match-up, de la zone-press… Ils vont alterner beaucoup. On avait réussi l’année dernière (à l’EuroChallengers U16, NDLR) à passer au-dessus de ça. Il va falloir mettre des paniers extérieurs. Là on est un petit peu dans le doute sur les paniers extérieurs. On a des pourcentages catastrophiques à 3-points (2/19). Il faut trouver les ressources pour demain mettre des paniers parce que la Lituanie ne va pas manquer de nous attendre et de fermer les espaces. »

La Lituanie, qui a battu l’Espagne, en ouverture du tournoi, veut finir sur une belle note. Aura-t-elle plus envie que l’équipe de France ? Début de réponse à 18h30.

À Malaga,

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Qui a écrit ce papier ?

Gabriel Pantel-Jouve

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