Portée par sa ligne arrière, l’ASVEL se rapproche de la finale

Les playoffs de Betclic ÉLITE sont donc un monde où l’on voit Giannis Antetokounmpo réclamer un flop d’Abdoulaye Loum à l’arbitre Matthieu Hosselet. Ou hocher la tête, admiratif, devant un énième tir primé de David Holston. Ou demander à l’Astroballe de faire plus de bruit dans le money-time. Ou surtout exulter, debout sur le parquet de l’Astroballe, lorsque Chris Jones prit feu, comme s’il était un Green Gone depuis sa plus tendre enfance…

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Les frères Antetokounmpo en court-side à l’Astroballe
(photo : Infinity Nine Media / Julie Darbon)

Présent, avec ses frères Thanasis et Alex, dans la métropole lyonnaise depuis une bonne semaine pour suivre la quête de titre de Kostas (4 points à 2/4 et 1 rebond en 10 minutes), le double MVP de NBA a eu la chance d’assister à une vraie rencontre de playoffs. L’antithèse de l’opposition de mercredi où la JDA avait rapidement explosé face à l’agressivité villeurbannaise. Mais la première mi-temps du jour fut si poussive que l’on crut un nouveau blow-out possible (50-36, 19e minute). « C’est très frustrant de voir qu’une équipe performante défensivement tout au long de la saison être si soft pour démarrer, ne pas comprendre ce qui est demandé, répéter les mêmes erreurs », pestait Nenad Markovic.

« On peut jouer les yeux dans les yeux avec eux »

Toutefois, il faut croire que le technicien bosnien a su trouver les mots justes dans l’intimité du vestiaire. Revenus remontés à bloc dans l’étude de l’Astroballe, 31 degrés au compteur, les Bourguignons ont démarré la seconde période par un 9-0 en 90 secondes, prémisses d’un excellent passage jusqu’à la 34e minute (79-83). « Ce troisième quart-temps est un signal que l’on peut jouer les yeux dans les yeux avec eux », soulignait l’ancien joueur du Limoges CSP (1996/99). « On a fait les bons ajustements, on a sécurisé la raquette », énumerait-il sans mentionner l’autre raison majeure du redressement de la JDA, peut-être parce qu’elle est tellement habituelle : le festival de David Holston, auteur de 28 points à 9/16 et 4 passes décisives. Mais l’infernal lutin a fini par s’essouffler, assommé par la chaleur ambiante, comme toute son équipe, et l’intensité des locaux. « On l’a usé », se réjouissait T.J. Parker, rejoint par son collègue dijonnais qui regrettait la fatigue des siens. « Les mecs n’avaient plus de jus, on joue à huit face à une équipe très athlétique, il fait 50 degrés dans la salle. »

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David Holston a longtemps maintenu la JDA à flots
(photo : Infinity Nine Media / Julie Darbon)

Orphelin de Khadeen Carrington, aux abonnés absents depuis le début de la série (3 points à 0/4 et 6 passes décisives), David Holston a livré un duel fantastique avec Élie Okobo (26 points à 9/15, 6 rebonds et 3 passes décisives), tout en s’accrochant avec le pitbull Marcos Knight, déterminant par ailleurs (20 points à 7/11 et 4 rebonds). « Marcos nous apporte beaucoup, surtout défensivement », appréciait Chris Jones. « C’est génial d’avoir un mec comme lui dans l’équipe. » Mais c’est aussi génial d’avoir plein de joueurs capables de changer le cours d’une rencontre en une poignée d’actions. Alors quand Élie Okobo fut contraint de regagner le banc, touché sans gravité à la jambe, le scoreur texan prit les choses en main. Deux tirs primés en isolation, 12 points arrachés tout seul comme un grand dans le dernier quart-temps, pour forcer la décision (89-83, 36e minute). « Je me suis mis en mode attaque », racontait-il. « Je voulais me rendre les choses faciles. On avait besoin de stops et de paniers à ce moment-là alors j’ai voulu être plus agressif. »

66 points pour le trio Okobo – Jones – Knight

Soit un avertissement sans frais pour l’ASVEL − « on a vu qu’on pouvait passer à la trappe », lâchait d’ailleurs T.J. Parker −, mais une victoire primordiale (101-90) pour entretenir ses rêves de triplé. Avec 66 points de sa triplette Élie Okobo – Chris Jones – Marcos Knight, accompagnée d’une multitude de soldats prêts à se sacrifier tel l’excellente rentrée de Matthew Strazel dans le money-time (+7 en 5 minutes), l’équipe villeurbannaise n’est plus qu’à une marche de la finale. « On travaille toute l’année pour protéger l’avantage du terrain », soufflait l’entraîneur rhodanien, certes soulagé mais pas entièrement serein. « Mais on sait que le plus dur reste à faire. Maintenant, on va à Dijon pour terminer la série. Et là-bas, même dans une salle hostile, Giannis Antetokounmpo jouera encore très certainement le rôle de supporter n°1

À Villeurbanne,

 

par

Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

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