Alexandre Ménard (Rouen) : « Cette équipe est très généreuse »

Mardi soir, à la KindArena, Saint-Chamond n’aura fait qu’illusion pendant 25 minutes (57-57) avant de voir Rouen passer un sacré coup d’accélérateur dans le dernier quart d’heure (score final 98-85). Pourtant les Couramiauds avaient réalisé une première mi-temps de qualité, menant 42-45 (20e) tout en faisant déjouer les Normands (12 ballons perdus) qui ne montraient pas leur vrai visage. Deuxième meilleure défense de Pro B (74,3 points encaissés), les locaux n’étaient pas dans leur standard défensif habituel, laissant entre autre 9 rebonds offensifs à leur adversaire, ce qui se traduisait par 8 possessions de plus. Alexandre Ménard était avant tout déçu pour son équipe.

« On a beaucoup alimenté l’attaque de Saint-Chamond à cause de nos balles perdues (12) alors que c’était une des clés du match, à savoir ne pas être trop dispendieux. On a su rectifier le tir en 2e mi-temps (6 balles égarées). Malgré tout eux aussi ont perdu bon nombre de ballons (18). Tout cela est dû à la fatigue, au manque de lucidité. En première mi-temps Saint-Chamond a su nous faire déjouer, on est tombé dans les pièges face à une équipe physique, mais dans les règles de l’art. »

Si Rouen a mis quelques minutes à repartir de l’avant au retour des vestiaires, le RMB a ensuite laissé à quai Saint-Chamond, passant un 41-28 dans les 15 dernières minutes du match. Certains joueurs se sont distingués comme Lasan Kromah (25 points au final), Jessie Begarin (16 points à 7/7 à 2-points) ou encore Earvine Bassoumba grâce à un travail de l’ombre exemplaire (ratio de +20 quand il est sur le parquet). De l’autre côté du parquet, les Rouennais ont réussi à éteindre les leaders du SCVGB comme Jonathan Hoyaux (12 points à 4/15 aux tirs), Makrem Ben Romdhane (4 points) ou encore Malik Cooke (4 d’évaluation). Saint-Chamond a explosé physiquement, le collectif de Rouen en attaque a fait la différence.

« Après la pause, on a réussi à harasser notre adversaire. J’ai senti qu’on en avait gardé sous la pédale. Encore une fois cette équipe est très généreuse. On a pas redémarré le match comme d’habitude (52-57, 24e). Le passage de Carl (Ponsar) en 3 a été bénéfique, tout comme Jamar (Diggs) qui a réalisé un excellent 3e quart temps. Sans oublier Lasan (Kromah) qui a mis de gros tirs. Tout le monde a apporté sa pierre à l’édifice. Et quand l’équipe tourne sur tous ses pistons comme en deuxième période, elle redevient tant redoutable et redoutée. Alors qu’en première période, nous pouvions faire tellement mieux, c’est ce que j’ai dit aux garçons. »

« Pas de pression au sujet de la montée »

Grâce à cette victoire – la 16e en 18 matchs – le Rouen Métropole Basket s’est emparé de la 2e place du championnat, dans un relatif anonymat. Vichy/Clermont ayant été défait à Orléans (85-71). Les hommes d’Alexandre Ménard ne sont plus qu’à une victoire de Roanne, défait également à Gries (87-71) et possèdent le point-average en prime. Faisant de Rouen le nouvel épouvantail de la division ?

« Tant mieux pour nous (cette 2e place), on l’a méritée, on l’a provoquée mais non, nous ne sommes pas le nouvel épouvantail de la Pro B. Si on avait perdu contre Saint-Chamond, on n’aurait pas fait attention aux résultats des autres équipes, car le résultat ne dépend que de nous et non des autres. Il reste 3 matchs, on veut terminer le championnat de la plus belle des manières qu’il soit. Nous, on est les chasseurs même si on est chassé à présent car beaucoup d’équipes veulent nous faire tomber. Mais on a pas de pression au sujet de la montée comme l’a Roanne, dont c’est l’objectif. »

Et pour continuer à mettre la pression sur le leader roannais, le RMB va devoir l’emporter dimanche à Caen (17h) dans un derby normand aux enjeux bien différents.

« Ça va être le match de la dernière chance pour eux. On s’attend à une chaude réception. Le Palais des Sports de Caen peut être une salle bouillante. C’est un derby normand qui va swinger (sic). La victoire va être indispensable pour les deux équipes afin de continuer à rêver. Eux pour le maintien et nous pour la 2e place voire plus si affinité. »

Du côté de Saint-Chamond, personne ne s’est présenté en conférence de presse d’après-match. Ce qui dénote sur le coup une attitude non professionnelle (l’entraîneur et un joueur de chaque équipe devant obligatoirement se présenter face aux journalistes après le match). D’autant plus quand une journaliste du Progrès, basée sur Saint-Étienne, fait le (long) déplacement jusqu’en Normandie pour couvrir l’équipe.

À Rouen,

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Rédaction Bebasket

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