Antoine Eïto : « La chance tourne un peu »

Il a été le héros mardi soir. Antoine Eïto a sauvé Le Mans d’une défaite contre l’Anwil Włocławek qui aurait éliminé son équipe. Il a d’abord ramené les siens à -1 (73-74) puis a égalisé à 3-points à 17 secondes de la fin (76 partout) sur un 3-points tenté en déséquilibre. En prolongation, les Sarthois ont conclu l’affaire (88-79) et joueront ainsi le 8e de finale de la Ligue des Champions.

« Je suis fatigué (rires), a-t-il commenté devant la presse après la rencontre. Ce sont des tirs auxquels on ne pense pas. Tu les prends parce qu’il faut les prendre. Ce sont les tirs les plus faciles à mettre pour moi. J’étais énervé d’être à -4. Mon cerveau n’était plus là, j’ai juste pris ces tirs. »

Le Mans aurait pu, aurait du même, finir le boulot sans avoir besoin des prouesses de leur meneur/arrière.

« Ca a été un match difficile. Je pense qu’à la fin nous nous sommes précipités, alors qu’on avait juste à contrôler le match, et ils ont pris 4 points d’avance. A 59-50, après un panier de Juice Thompson, ils ont pris un temps-mort et sont revenus à 59 partout. C’est le basketball, c’est un jeu de séries. Tu mets un 10-0 puis tu prends un 10-0 donc… On s’est battu, c’était dur. Coach était malade ce matin, Richard (Hendrix) aussi. »

Le MSB a réussi à se qualifier alors que la situation était très mal embarquée fin 2018.

« Nous sommes très contents. On a très mal commencé la compétition. On a eu des blessures. Mais on l’a fait, donc c’est cool ! On gagne 5 des 6 derniers matchs. Je n’avais pas joué les trois derniers matchs de la phase aller, à Włocławek, Novgorod et contre Avellino. Cam(eron Clark) n’était pas là non plus je crois (seulement contre Włocławek en réalité, par contre il a manqué les oppositions face à Banvit et Murcie, NDLR). On est un effectif de neuf (professionnels) et dès qu’il y a un petit pépin c’est plus compliqué. Mais on ne retient que la fin. Je pense que ça tourne un peu. A Pau par exemple (le 16 décembre en Jeep ELITE, NDLR), on était à +4 à 19 secondes de la fin et on a perdu. »

Le 8e de finale – en match aller-retour, avec l’aller à Antarès – commencera le 5 ou 6 mars. D’ici là, le MSB a d’autres échéances. Ensuite, le groupe (non qualifié pour la Leaders Cup) pourra se reposer puis travailler pendant la trêve internationale. Ils devraient pouvoir récupérer Jonathan Tabu et même recruter un arrière supplémentaire.

« C’est encore loin, je ne sais pas contre qui c’est, quand c’est. On a deux matchs puis cinq jours de repos. On loupe la Leaders Cup aussi. Ca pique. On va bosser pendant la trêve (internationale), aussi. »

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Rédaction Bebasket

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