Après France – Serbie, le sélectionneur Bernard Faure estime que le début de match raté « doit servir de leçon »

Crédit photo : FIBA

Après la victoire de l'équipe de France U17 masculine contre la Serbie (81-68) ce samedi en ouverture de la Coupe du Monde, le sélectionneur Bernard Faure est revenu sur la rencontre, et notamment la mauvaise entame de match.

Pour son premier match à la Coupe du Monde U17 masculine, l’équipe de France s’est imposée contre la Serbie 81 à 68. Les Bleuets ont raté leur entame de match et comptaient 13 points de retard après un quart-temps (13-26). Ils se sont repris par la suite pour compter jusqu’à 21 points d’avance en milieu de quatrième quart-temps (75-54). Le sélectionneur Bernard Faure est revenu sur la rencontre à notre micro.

Vous avez réalisé une entrée en matière un peu timide puis vous avez mis les ingrédients pour prendre le dessus. Finalement, cela va peut-être vous servir de piqûre de rappel…

C’est toujours difficile de débuter, contre une bonne équipe en plus, que l’on connait bien. Je pense que les joueurs se sont mis un petit peu de pression, on a montré de la fébrilité, notamment on s’est fait bouger au rebond alors que c’était un axe que l’on voulait vraiment bloquer contre les Serbes. On était une équipe pas très sûre d’elle là dessus en début de match, et ça se retrouve après en attaque. Les Serbes nous ont fait un peu déjouer, la balle ne bougeait pas beaucoup. Du coup on a joué arrêté. Finalement on gagne de 13 points, c’est un moindre mal mais c’est vrai qu’il faudra mieux rentrer dans le match dimanche.

Le banc a semblé vraiment lancer l’équipe, derrière les cadres ont suivi. Ça doit faire plaisir d’avoir un apport des 12 joueurs.

Je pense que c’est une de nos forces. On le sait. On l’a expliqué que tout le monde ne pourrait pas briller le même jour. Là, effectivement ce sont des joueurs qui n’ont pas commencé dans le cinq qui nous ont mis dans le match. Demain (dimanche) on partira peut-être avec un cinq différent, on n’a pas de cinq précis, on va essayer de s’adapter avec l’adversaire. Mais c’est une très bonne attitude le fait que les joueurs soient capables de rester dans l’humilité, de rapporter derrière quelque part.

« On contrôle beaucoup mieux notre jeu offensif »

Il y a des joueurs comme Zaccharie Risacher, Pacôme Dadiet, Alexandre Sarr qui ont fait un premier passage un peu timide. Finalement, ils ont réussi à se lancer plus tard dans le match. Leur Mondial est lancé ?

Oui, oui c’est ce qu’on espère tous. Le début de match ce n’est pas nous. Maintenant c’est vrai que c’est un mondial, ils devraient avoir de l’expérience pour certains, ça reste un premier match de compétition où on sait qu’on ne doit pas se rater. Il y a un deuxième jour, il faut qu’on travaille là-dessus. Ça doit nous servir de leçon. Encore une fois, contre les bonnes équipes, tu ne peux pas démarrer comme ça.

Est-ce vous trouvez qu’il y a tout de même une vraie progression depuis les premiers matches de préparation. Il semble qu’il y ait moins de perte de balle, un peu plus de fluidité offensivement…

On contrôle beaucoup plus notre jeu offensif, et ça c’est intéressant. On a travaillé, les joueurs ont progressé, ils se passent mieux la balle. Maintenant il faut qu’on arrive à être un peu plus dur dans les contacts pour aller scorer près du cercle.

« Le Canada a un gros potentiel athlétique »

Le fait qu’il n’y ait pas eu d’Euro U16 et que le groupe vit sa première compétition internationale, ça peut expliquer cette difficulté à ne pas être prêts de suite ?

Je pense que c’est le cas pour toutes les équipes, notamment européenne. Après les sélections américaines ont fait un tournoi mais il y a des écarts très importants entre eux. On est entré dans le match, on a cette victoire. Ça c’est fait, on travaille pour demain déjà.

Justement, vous affrontez le Canada ce dimanche. C’est une équipe que vous ne connaissez pas trop, il y a du potentiel physique et athlétique, ça va être intéressant.

C’est une équipe qui a un gros potentiel athlétique, qui joue beaucoup en première intention, à l’image des Américains de toute façon. Ils mettent de la pression défensive. On est habitué à ce genre de choses, on a joué des équipes internationales avec la même pression défensive. Ça ne doit pas nous faire déjouer. Même si on les connait un peu moins bien effectivement, on va les scouter dans la nuit, on va trouver des choses qui peuvent les impacter eux, surtout, mais je pense qu’il faut qu’on progresse encore en défense. On ne défend bien encore que par période, je pense que la marque de fabrique de cette équipe, au-delà d’avoir du talent offensif, c’est le bloc défensif qu’elle peut encore améliorer et (proposer) sur 40 minutes.

A Alhaurín de la Torre,

par

Qui a écrit ce papier ?

Gabriel Pantel-Jouve

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