Avec Michael Efevberha, Quimper tient enfin son pigiste médical

« Ce sera cette semaine ou jamais », tonnait le président Bernard Kervarec le 29 mars dans les colonnes de Ouest France. Finalement, Quimper s’est autorisé une petite rallonge temporelle mais un pigiste médical est bien arrivé pour remplacer le décevant Ryan Harrow (9,4 points et 3,6 passes décisives), victime d’une aponévrose plantaire et annoncé absent entre quatre et six semaines.

Victorieux à Lille ce vendredi soir (86-74), les Béliers ont été encouragé en bout de banc par un supporter bien particulier, aux couleurs du club : le vétéran Michael Efevberha (1,93 m, 37 ans), qui sort d’une saison productive en Arabie Saoudite (22,6 points à 45%, 6,7 rebonds et 3,5 passes décisives en 19 rencontres avec Al Fateh). Vu au Maroc et au Qatar l’année dernière, il devrait être en forme puisque son dernier match remonte au 27 mars.

Déjà vu à Cholet et Vichy-Clermont…

Double champion de Suisse, champion de République tchèque, All-Star au Liban, ex-meilleur marqueur du championnat néo-zélandais (en 2009), l’international nigérian pourrait écrire un guide touristique à l’issue de sa carrière. Amérique du Nord, Amérique Centrale, Asie, Moyen-Orient, Europe, Océanie, le Californien a évolué absolument partout au cours de sa carrière, entamée en 2006 sous les couleurs d’Idaho. Il a même déjà évolué en Pro B, réalisant une pige convaincante à Vichy-Clermont en 2019 (14,7 points à 43%, 3,3 rebonds et 2,1 passes décisives en 7 rencontres). Les historiens se souviendront même qu’il a transité par Cholet Basket lors de la saison du titre en 2009/10… Mais il n’avait pas disputé un seul match officiel avec l’équipe d’Erman Kunter, arrivant au cœur de l’intersaison pour remplacer Rodrigue Mels avant d’être coupé au profit d’un futur MVP, Sammy Mejia.

Alors que les Béliers tutoyaient la zone de relégation le week-end dernier, lestés de leurs six défaites consécutives, Mike Efevberha va pouvoir s’intégrer dans un contexte apaisé par les succès contre Chalon-sur-Saône et Lille. De quoi faciliter son intégration, lui qui était attendu de pied ferme par le président Kervarec. « J’ai dit à Laurent que si c’était pour prendre un joueur du niveau de Carlton Guyton, ce n’était pas la peine », prévenait-il la semaine dernière. « Il faudra que ce soit un joueur majeur, un leader. » Mais à bientôt 38 ans, l’ancien Vichyssois en a vu d’autres…

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Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

BEBASKET

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