Bascule manquée pour le BCM Gravelines-Dunkerque : objectif maintien prioritaire pour Laurent Legname

Crédit photo : Julie Dumélié

Battu à domicile par Paris samedi lors du match de Carnaval (76-86), le BCM Gravelines-Dunkerque a loupé l'occasion de se rapprocher des playoffs. De fait, Laurent Legname continue de regarder vers le bas du classement, répétant qu'il veut avant tout sauver le club de la relégation.

Quatre mois. Plus de quatre mois, même, que le bilan du BCM Gravelines-Dunkerque n’avait pas été à l’équilibre (3v-3d après un succès contre Strasbourg le 22 octobre). Samedi, les Maritimes avaient une occasion en or de revenir à la neutralité. Sur le papier, tout était réuni : l’ambiance de Carnaval, Sportica presque érigé en forteresse imprenable (un seul revers), la réception d’un adversaire à sa portée, qui plus est dans le doute (quatre défaites d’affilée pour Paris)… Mais c’était oublier qu’en Betclic ÉLITE, la réalité des faits s’accorde trop rarement avec les prévisions. Trop laxiste défensivement, trop lisible offensivement derrière le trio Robinson – Boynton – Johnson, le BCM a manqué sa soirée (76-86). « De l’extérieur, vous avez raison, cela pouvait être considéré comme un match bascule », en convient Laurent Legname. « On aurait effectivement pu avoir un peu plus de sérénité et se remettre aux portes du Top 8. »

« Je suis obligé de me baser sur la réalité du terrain et de l’équipe dont je dispose »

La déception de Matthieu Gauzin (photo : Julie Dumélié)

Finalement, si les playoffs restent encore un objectif atteignable d’un point de vue mathématique (deux longueurs de retard sur le duo Roanne – Bourg-en-Bresse), un retour du BCM en phases finales semble encore assez illusoire. Comme beaucoup trop souvent depuis neuf ans, Gravelines-Dunkerque semble condamné à terminer dans le ventre mou de Betclic ÉLITE, la partie anonyme du classement. Quand même presque ce pour quoi signerait Laurent Legname, lui qui songe d’abord à regarder dans le rétroviseur avant de se projeter vers le haut. « Quand je vois notre match de samedi, mon objectif est d’abord de rester en Betclic ÉLITE. Je sais très bien d’où l’on vient : on était à 3 victoires et 7 défaites quand j’ai pris l’équipe (3-6, avant un match à Cholet où il n’était pas qualifié, ndlr), on est à 10-12 maintenant, on est passé de la 15e à la 11e place. Comme quand je suis arrivé fin novembre, ma priorité est de maintenir le club, et on verra après… Intérieurement, bien sûr que j’espère mieux mais je suis obligé de me baser sur la réalité du terrain et de l’équipe dont je dispose. »

Paris gâche le Carnaval gravelinois et empêche le BCM de regarder vers le haut

Une équipe qui a déjà bien évolué depuis sa prise de pouvoir en novembre (D.J. Seeley et Mehdy Ngouama ont été écartés, Justin Robinson a longtemps hésité entre partir ou rester, Kenny Boynton est arrivé), mais qui a prouvé qu’elle était capable de s’adapter à ses exigences : 50 points encaissés contre Limoges, 58 face à Fos, 56 contre Nanterre… Sauf que cela reste ostensiblement fragile, avec un manque évident de concentration au retour de la trêve internationale. « On a perdu notre identité défensive et ce n’est pas normal quand on joue à la maison », rouspète l’ancien entraîneur de Hyères-Toulon. « On ne peut pas se faire dominer sur des choses basiques comme les un-contre-un et les rebonds offensifs : en Betclic ÉLITE, si on n’a pas cet esprit d’intensité et de dureté, on ne peut pas exister. Il faut que l’on retrouve notre identité défensive pour espérer de belles choses sur les douze derniers matchs. Je sais que cette équipe est capable de faire beaucoup mieux, elle a déjà montré de belles choses. Il n’y a rien de catastrophique non plus, à nous de continuer à travailler pour nous remettre dans le sens de la marche. »

À Gravelines,

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Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

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