Bataille des possessions : ces joueurs qui font vraiment la différence en Betclic ÉLITE

Gerald Ayayi fait partie de plusieurs Top 10 positifs, illustrant son impact à Cholet
Dans l’analyse de la performance individuelle, certaines contributions échappent encore largement aux statistiques classiques. Rebond offensif, capacité à provoquer des balles perdues, sécurisation du rebond défensif, discipline dans la gestion du ballon… Autant d’éléments qui ne se traduisent pas toujours par des points, mais qui influencent directement une donnée centrale du jeu : le nombre de possessions.
À partir des données fournies par PlayerLynk, BeBasket s’est penché sur un indicateur visant à répondre à une question simple : quels joueurs permettent réellement à leur équipe de gagner la bataille des possessions lorsqu’ils sont sur le terrain ?
Une lecture collective de l’impact individuel
L’indicateur développé par PlayerLynk repose sur une logique On/Off : il observe comment une équipe se comporte, en attaque et en défense, lorsque tel joueur est présent sur le parquet, comparativement aux minutes où il ne l’est pas. Cette approche implique une lecture volontairement collective.
L’impact mesuré dépend du contexte (coéquipiers, rotations, profils des remplaçants), et ne prétend pas isoler une performance individuelle pure. L’objectif est ailleurs : mesurer l’effet réel d’un joueur sur l’équilibre des possessions de son équipe.
Trois dimensions structurent cette analyse.
Comprendre la logique de la metric
L’impact offensif sur les possessions
En attaque, PlayerLynk s’intéresse à deux leviers majeurs :
- la capacité d’un joueur à créer des secondes chances via le rebond offensif,
- sa capacité à sécuriser les possessions, en limitant les pertes de balle.
L’idée est simple : plus une équipe conserve le ballon ou se crée de nouvelles opportunités de tir lorsque le joueur est sur le terrain, plus son impact offensif sur la bataille des possessions est positif.
L’impact défensif sur les possessions
En défense, la logique est similaire. Un joueur apporte un impact positif s’il permet à son équipe de :
- récupérer davantage de ballons, notamment via les interceptions ou la pression défensive,
- terminer les possessions adverses, en sécurisant le rebond après un tir manqué.
Ici encore, il ne s’agit pas uniquement d’actions spectaculaires, mais de continuité défensive et de discipline collective.
Une vision globale
L’addition de ces deux dimensions offre une estimation de l’impact total d’un joueur sur la bataille des possessions.
Un indicateur particulièrement utile pour identifier les profils qui font pencher l’équilibre du jeu, même sans forte visibilité statistique.
Les joueurs qui dominent la bataille des possessions
Les profils les plus complets
Le classement global met en avant une diversité de profils, mais avec un point commun : une influence constante sur les fondamentaux du jeu.
En tête, le pivot du Limoges CSP Gavin Ware (2,06 m, 32 ans) se distingue par un impact à la fois offensif et défensif. Sa présence s’accompagne d’un net avantage en volume de possessions pour son équipe, signe d’un apport global et régulier.
Derrière, Kevin Marsillon-Noleo (Nancy) et Mathieu Boyer (Le Portel) illustrent deux voies différentes : l’un par une activité défensive très marquée, l’autre par une domination offensive sur la possession.
La présence de joueurs comme Gerald Ayayi, Ricky Lindo Jr. ou Paul Lacombe rappelle que cet impact n’est pas réservé aux intérieurs. Lecture du jeu, intensité, discipline et engagement défensif pèsent tout autant.
| Rang | Joueur | Total possessions ajoutées par 100 |
| 1 | Gavin Ware | 16,21 |
| 2 | Kevin Marsillon-Noléo | 14,57 |
| 3 | Mathieu Boyer | 13,94 |
| 4 | Isaiah Cozart | 13,68 |
| 5 | Greg Lee | 13,24 |
| 6 | Gérald Ayayi | 13,01 |
| 7 | Ricky Lindo Jr. | 12,41 |
| 8 | Kevin Kokila | 10,69 |
| 9 | Paul Lacombe | 10,34 |
| 10 | Zeke Moore | 9,76 |
(minimum 200 minutes jouées en Betclic ÉLITE)
Créer plus d’opportunités en attaque
Les meilleurs impacts offensifs
Sur le plan offensif, le classement met logiquement en avant des joueurs capables de maximiser chaque possession.
Mathieu Boyer (2,05 m, 30 ans) domine largement cette catégorie, grâce à une activité offensive qui se traduit par plus d’opportunités de tir pour son équipe.
Gerald Ayayi (1,91 m, 24 ans) confirme également un profil bien identifié : un joueur dont l’impact collectif dépasse largement son volume de tirs.
On retrouve aussi Zeke Moore (2,00 m, 28 ans), Ricky Lindo (2,03 m, 25 ans) ou Jaron Blossomgame, des profils mobiles et agressifs, capables de maintenir une pression offensive constante, même sans être des options primaires au scoring.
| Rang | Joueur | Possessions offensives générées par 100 possessions |
| 1 | Mathieu Boyer | 13,6 |
| 2 | Gérald Ayayi | 10,62 |
| 3 | Lahaou Konaté | 9,35 |
| 4 | Zeke Moore | 9,22 |
| 5 | Christopher Ebunangombe | 9,01 |
| 6 | Ricky Lindo Jr. | 8,59 |
| 7 | Lionel Gaudoux | 8,56 |
| 8 | Gavin Ware | 8,52 |
| 9 | Clifton Moore | 7,67 |
| 10 | Jaron Blossomgame | 7,41 |
| 11 | Isaiah Cozart | 7,07 |
Récupérer la balle en défense
Les meilleurs impacts défensifs
En défense, le signal est encore plus net.
Greg Lee (2,05 m, 28 ans) du Portel se détache très clairement, avec un impact majeur sur la récupération de possessions : pression sur le porteur, activité dans les lignes de passe, présence au rebond.
Derrière lui, Juhann Begarin, Mitchell Puttkammer-Saxen (2,07 m, 24 ans) de Nanterre ou Kevin Marsillon-Noleo incarnent des profils capables de désorganiser l’attaque adverse sans nécessairement remplir la feuille de statistiques.
Ces joueurs apportent une valeur défensive qui se traduit concrètement par plus de ballons récupérés et moins de secondes chances concédées.
| Rang | Joueur | Possessions défensives sauvées par 100 possessions |
| 1 | Greg Lee | 14,13 |
| 2 | Juhann Begarin | 9,03 |
| 3 | Mitchell Puttkammer-Saxen | 8,88 |
| 4 | Kevin Marsillon-Noleo | 7,99 |
| 5 | Clarence Nadolny | 7,82 |
| 6 | Gavin Ware | 7,69 |
| 7 | Kevin Kokila | 7,6 |
| 8 | Mathéo Leray | 7,46 |
| 9 | Lucas Dussoulier | 7,37 |
| 10 | Landers Nolley II | 7,34 |
Une corrélation claire avec le Net Rating
Un point ressort nettement des données PlayerLynk : l’impact positif sur la bataille des possessions est fortement corrélé au l’impact des joueurs sur le Net Rating de leur équipe.

Autrement dit, lorsque ces joueurs sont sur le terrain, leurs équipes ont tendance à mieux performer collectivement que quand ils sont sur le banc.
Gagner des possessions, en créer davantage en attaque ou en concéder moins en défense, se traduit directement par un différentiel de points favorable.
Cette corrélation confirme que la bataille des possessions n’est pas un concept abstrait, mais un levier concret de performance, mesurable dans les résultats de l’équipe.
Que retenir ?
L’indicateur proposé par PlayerLynk ne prétend pas résumer l’impact total d’un joueur. Il offre en revanche une grille de lecture complémentaire, centrée sur un enjeu fondamental du basket : qui fait gagner ou perdre des possessions à son équipe ? Les résultats mettent en lumière des profils parfois discrets au scoring, mais dont l’influence sur l’équilibre du jeu est bien réelle.
Pour les staffs, les recruteurs ou les observateurs, ce type de donnée permet :
- de mieux contextualiser certaines performances,
- d’objectiver des contributions souvent sous-estimées,
- et d’identifier des joueurs dont l’impact collectif dépasse les statistiques traditionnelles.



















Commentaires