Bernard Faure : « Cette génération 2005 a encore des médailles à gagner »

Crédit photo : FIBA

La médaille de bronze de la Coupe du Monde U17 masculine en poche, le sélectionneur de l'équipe de France a fait un premier retour sur la compétition des Bleuets.

Après la victoire de l’équipe de France U17 masculine lors de la petite finale de la Coupe du Monde contre la Lituanie (66-58), le sélectionneur Bernard Faure a dressé un premier bilan de la compétition des Bleuets.

La petite finale gagnée contre la Lituanie

Je pense qu’on fait ce qu’il fallait. Le staff a fait ce qu’il fallait pour les remettre de leurs émotions et de la déception d’hier (samedi). On les a laissés tranquille ce matin là-dessus, on a été beaucoup plus avec eux cet après-midi, individuellement, pour leur expliquer qu’une troisième place c’était important, que peut-être certains d’entre nous n’auront jamais le loisir de faire une autre compétition comme ça. On n’a pas le droit de ne pas être à fond sur un tel match. C’est ce qui s’est produit. On avait le même plan de jeu hier, de jouer très haut sur la défense. Hier les joueurs ont eu du mal à y aller parce que je pense qu’ils ont été tétanisés par l’enjeu. Aujourd’hui on y a été et on a vu que c’était le bon plan, je pense contre l’Espagne… Aujourd’hui, on a fatigué les Lituaniens, on les a harcelés défensivement, on les a poussés à aller vraiment tout terrain, on était bien en place. Et quand on peut relancer c’est nettement mieux.

Une deuxième médaille de suite à Coupe du Monde U17 masculine pour le basket français

Je crois qu’on représente la Fédération et l’ensemble du basketball français. C’est pour ça qu’on est fier de cette médaille. C’est notre remerciement à tous les gens qui jouent tous les dimanches, quelque soit le niveau, qui s’investissent, les dirigeants, les jeunes joueurs… Il faut rester modeste. On n’est pas des exemples à suivre forcément tout le temps mais quand même je pense que ça peut inspirer des gens. Même si ce n’est pas forcément le métal qu’on souhaitait au départ, c’est vraiment une belle troisième place pour le basket français.

Que manque-t-il pour aller chercher l’or ?

Je pense que les Américains au niveau U17 sont injouables. Ils sont athlétiques, ils sont enthousiastes. Ils se sacrifient pour leurs coéquipiers. Nous, je pense que c’est sur le plan mental qu’on doit faire un gros travail, pour que tout le monde se sente investi dans le projet collectif. On dit toujours des Américains qu’ils sont dans une société très individualiste… Quand on les voit jouer au basket, on se pose des questions quand même. C’est un vrai exemple à suivre.

Je pense que la plus grosse marge de progression, c’est le mental, enchaîner les performances, être focus sur un objectif collectif… On l’oublie quelque fois aujourd’hui, mais le basket reste collectif. Je pense que ça a quand même valeur d’exemple pour moi et pour nos joueurs. Encore une fois la Fédération met des moyens, on a une formation qui est quand même reconnue par pas mal de gens, notamment à l’étranger, donc aujourd’hui je suis vraiment fier de ce groupe-là.

Une médaille de plus à son palmarès en équipe de France

Je n’ai pas tout calculé. La première campagne, je l’ai faite en 2006, ça commence à faire beaucoup (sourire). On a eu quelques résultats, je suis fier de ça mais je reste à ma place et je sais que ce sont les joueurs qui jouent. Nous on est là pour les accompagner, les guider. Je tiens à remercier la Fédération pour la confiance qu’ils m’accordent, je tiens à remercier ma famille qui ne me voit pas souvent. Aujourd’hui je suis vraiment content, non pas du devoir accompli mais de l’investissement qu’ont mis tous ces jeunes. Ils ont vraiment travaillé. On a commencé l’année dernière à une période difficile avec le COVID à l’EuroChallengers U16. Cette génération a encore des médailles à gagner et j’espère qu’ils vont en prendre conscience car l’année prochaine il y a un Euro U18 en Serbie, il y aura les U20… C’est une génération qui peut gagner, je pense qu’il ne faut pas qu’ils se satisfassent de ça (la troisième place).

Bernard Faure à l’issue de la petite finale remportée (photo : FIBA)

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Qui a écrit ce papier ?

Gabriel Pantel-Jouve

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