ITW Bernard Faure avant France – Espagne : « Je pense qu’on n’est pas favori »

Crédit photo : FIBA

Après la victoire contre la Slovénie et avant la demi-finale de la Coupe du Monde face aux Espagnols, le sélectionneur de l'équipe de France U17 masculine Bernard Faure fait le point avec nous.

Vendredi en début de soirée, l’équipe de France U17 masculine s’est qualifiée pour les demi-finales de la Coupe du Monde, en venant à bout de la Slovénie (83-63). Les Bleus se sont détachés dans le dernier quart-temps face à une équipe rugueuse. Après ce match et avant la demi-finale choc face au pays hôte espagnol, ce samedi soir, le sélectionneur Bernard Faure fait le point pour BeBasket.

Bernard, vous avez rencontré enfin un peu d’adversité ce vendredi. Vous avez du vous employer pour venir à bout de la Slovénie.

Le danger d’avoir eu deux matches plus ou moins faciles avant fait qu’il faut qu’on switche pour aller jouer une équipe slovène… On savait qu’ils étaient durs dans les contacts, qu’ils étaient pénibles à jouer sur leur tempo et qu’ils fermaient les espaces… On savait qu’il fallait s’employer que ce n’était pas un match que l’on gagnerait en 10 minutes. Il y a eu de bonnes choses. Il y a eu des joueurs qui n’ont pas été très adroits mais qui ont fait d’autres choses sur le terrain qui ont été utiles à l’équipe et puis il y a l’équipe. Sans ressortir d’individualités, je pense que c’est une victoire avant-tout collective. Ce qu’on va retenir c’est qu’à chaque fois qu’on joue en équipe on est capable de trouver un ou deux joueurs pour scorer et les autres se mettent au service de ces deux joueurs. C’est important pour l’équipe.

Forfait sur les deux derniers matches, Pacôme Dadiet (12 points à 4/5, 2 rebonds et 4 passes décisives pour 16 d’évaluation en moins de 20 minutes) s’est montré décisif dès son retour avec des paniers importants.

Pacôme, ça se passait dans la tête. Il était dans le doute quand il s’est blessé. Il fallait faire confiance au staff médical, il rentrerait dans le tournoi. Jour après jour, il s’est senti de mieux en mieux. Après, on connait Pacôme ; un match où on met peu de paniers, il prend ses responsabilités et nous relance. C’est bien pour nous, c’est bien pour lui… C’est bien pour tout le monde.

« Alexandre Sarr confirme sa montée match après match »

Sur le plan individuel, il y a d’autres satisfactions : Zaccharie Risacher et Alexandre Sarr ont été excellents ce vendredi.

Zaccharie fait un match très propre. Il a la malchance de prendre deux fautes très rapidement, dont la première sous le panier adverse qui nous oblige à le sortir. Après il revient en poste 4 en rotation de Momo (Diawara) qu’on sait un peu plus fragile aujourd’hui, il se met au service de l’équipe. Pour le coup, il a été dans les attentes. Concernant Alexandre, il confirme sa montée match après match. Il manque juste un petit peu de dureté mais ça on le sait. Par contre il est dissuasif, il fait 4 contres aujourd’hui. Il est capable d’être un bon moyen de fixation, qu’on n’a peut-être pas assez cherché en première mi-temps notamment. Ça a été mieux en deuxième. Je pense qu’on va le retrouver sur les deux derniers matches au top de son niveau.

Alexandre Sarr a été déterminant ce vendredi (photo : FIBA)

Vous allez affronter les Espagnols en demi-finales, eux qui s’en sont sortis de peu contre l’Australie. Vous connaissez cette équipe pour les avoir affronté (défaite 64-62) en préparation. Que peux-tu nous dire d’eux ?

On les a joué en préparation, ce ne sera plus le même match. On connaît la grinta espagnole, on connaît leur capacité à se transformer sur des demi-finales et finales. Ils sont à domicile. Autant on était dans la position du favori contre la Slovénie, là je pense qu’on n’est pas favori. Par contre, on va tout donner. J’espère qu’on va jouer les yeux dans les yeux. Les qualités de l’Espagne, il y a déjà deux intérieurs très solides, (Aday) Mara et (Izan) Almansa qui sont complémentaires qui peuvent jouer ensemble. C’est une équipe qui est forte au rebond et pour l’instant on est un peu en délicatesse avec notre rebond défensif. Donc il faudra être vigilant là-dessus. Et c’est une équipe qui par séquence peut vraiment tomber dans l’euphorie et être adroite à 3-points. (Lucas) Langarita, (Lucas) Mari, ce sont des shooteurs des séries. Ils ont un bon meneur de jeu, (Sergio) De Larrea, qui est certainement un des meilleurs postes 1 du tournoi. C’est une équipe complète qu’on va jouer à domicile.

« On ne mettra pas en danger Noah Penda »

Le contexte risque d’être très sympa, ici à Malaga, chez l’équipe espagnole..

Comme on dit souvent, les jeunes s’entraînent pour faire ce genre de match. On va essayer de répondre. On va essayer de récolter ce qu’on a fait avant. On a fait des matches de plaine, on a affronté aujourd’hui un col de deuxième catégorie, on va passer aux premières et hors catégories.

Pour finir, comment va la cheville de Noah Penda ? Va-t-il pouvoir jouer d’ici dimanche ?

Honnêtement, je ne peux pas répondre. Ça va dépendre de comment il va travailler ce soir, comment il va travailler demain (samedi) matin. Plus on jouera tard demain (samedi), mieux ce sera. Comme pour Pacôme, chaque jour on fait un diagnostic. C’est sur qu’on ne le mettra pas en danger s’il n’est pas apte à jouer. Maintenant, avec un strap béton, peut-être qu’il peut donner 2-3 minutes. Mais il sera dans l’effectif, c’est sûr. On le fera jouer ou pas.

A Malaga,

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Qui a écrit ce papier ?

Gabriel Pantel-Jouve

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