Maxim Ilvovskiy, de retour en Espoirs à Strasbourg : « J’ai encore beaucoup à apprendre »

Crédit photo : Gerard Héloise

À Strasbourg, l'intérieur Maxim Ilvovskiy souhaite profiter de sa dernière année chez les espoirs pour progresser avant de quitter définitivement les catégories jeunes pour le monde professionnel.

Vainqueur de la Coupe de France U17 en 2018 et champion de France U18 2019 avec la JL Bourg, Maxim Ilvovskiy (2,03 m, 20 ans) a lancé sa carrière professionnelle à Vitré en Nationale 1 la saison dernière. En Bretagne, l’intérieur franco-russe a vécu une expérience difficile d’un point de vue basket mais enrichissante humainement. Après cette première expérience professionnelle, l’Héraultais a rejoint la SIG Strasbourg afin d’être l’un des leaders de l’équipe espoirs et de continuer son apprentissage au contact de l’effectif professionnel à l’entraînement.

Maxim, vous avez rejoint la SIG Strasbourg en tant que 11/12e homme en plus d’être l’un des leaders de l’effectif Espoirs. Pourtant, vous aviez lancé votre carrière professionnelle à Vitré la saison passée. Pourquoi avoir fait ce choix ?

J’ai fait ce choix parce que je n’avais pas ce que j’attendais en Nationale 1 (NM1). J’ai surtout envie de jouer, ce que je n’ai pas beaucoup fait l’année dernière (NDLR : 9 minutes de temps de jeu en moyenne par match). J’ai encore beaucoup à apprendre, donc j’ai préféré prendre cette année ma dernière année espoirs (née en 2002) en plus d’apprendre au contact des professionnels. C’est un effectif de très grande qualité. Avec les Espoirs, je pourrai jouer mon rôle de leader et aussi retrouver du plaisir à jouer.

Lors de sa dernière année Espoirs, le Montpelliérain a tourné à 11,2 d’évaluation (photo : Christelle Gouttefarde)

Vous avez participé au premier match de présaison avec l’équipe professionnelle contre l’Alliance Sport Alsace et profité de l’absence d’Ike Udanoh (NDLR : de retour à la compétition mi-octobre) pour cumuler 11 points, 3 rebonds et 2 passes décisives en 15 minutes de jeu. Vous ne pouvez qu’être que satisfait de votre performance ?

Je suis très content. Le coach (Frank Kuhn) m’a fait confiance. C’était plus simple avec cette confiance. Et puis mes coéquipiers viennent me donner des conseils. Je me sens bien dans mon corps et dans mon jeu. Ce match, j’ai joué au poste 4 ou je suis plus à l’aise que le poste 5. C’est un bon match même si on a perdu.

La semaine dernière, Lassi Tuovi, l’entraîneur de l’équipe, est passé dire bonjour à son équipe avant de repartir avec la sélection finlandaise. Avez-vous eu le temps de discuter avec lui sur votre rôle dans l’équipe professionnelle et sur ses attentes en ce qui vous concerne ?

Je n’ai pas forcément eu le temps de discuter avec Lassi (Tuovi) mais j’ai pu échanger avec Frank (Kuhn). Je sais qu’il compte sur moi et que je suis le 11e joueur (de la rotation). Ils m’ont mis en confiance et m’ont dit de ne surtout pas avoir peur. Je pourrai jouer un rôle, certes à mon niveau.

L’année dernière, l’équipe espoir de la SIG Strasbourg a terminé à la 12e place  du championnat espoir. Cette saison, l’équipe peut faire mieux, d’autant que vous avez un bel effectif sur le papier. 

L’objectif commun en Espoirs, c’est le Trophée du Futur parce qu’on a une belle équipe. On a Mickael Belle, un anglais poste 3-4 très physique et athlétique qui peut finir au cercle facilement et qui a aussi du shoot. Cela va nous aider fortement. On a aussi Illan (Pietrus) (quatrième meilleur scoreur de la division la saison dernière, NDLR), Gilles (Djoko) et Simon (Correa) qui vient du Pôle France et qui a déjà beaucoup d’expérience. Effectivement, on a une belle équipe.

Individuellement, quels sont vos objectifs en Espoirs ? Devenir l’un des meilleurs joueurs du championnat ?

J’ai des objectifs dans la tête. J’ai envie de dominer en Espoirs, c’est sûr. Je vous dirai en fin de saison si j’ai réussi ou non mes objectifs. Pour l’instant, mon objectif est de dominer. J’ai envie de faire le Trophée du Futur en Espoirs. Je ne l’ai pas encore fait et j’ai vraiment hâte d’y aller pour voir comment cela se passe.

Vitré ? « Une année plus que difficile mais où j’ai appris énormément »

Vous avez évolué à Vitré la saison dernière en Nationale 1. C’était votre première année chez les professionnels. Pouvez-vous nous parler de votre expérience là-bas ?

C’était une expérience très positive. La première fois où je m’entrainais avec des hommes. Auparavant, j’avais l’habitude de m’entraîner avec les Espoirs et les U18 (de la JL Bourg), cela m’a fait très bizarre au premier abord. Mais je me suis bien intégré. J’avais de bons coéquipiers, j’étais content mais même si je n’ai peut-être pas fait assez, j’ai beaucoup appris au niveau de la rigueur que ce soit au dans le jeu ou la vie professionnelle comme avoir une bonne hygiène de vie. J’ai aussi changé mon physique. Pour être honnête, c’était une année plus que difficile mais où j’ai appris énormément.

2,8 points et 2,1 rebonds de moyenne avec l’Aurore (photo : Gérard Héloïse)

À Vitré, vous partagiez le poste 5 avec Kyle Tresnak, un des meilleurs pivots de Nationale 1 (NM1) ces dernières années. Qu’avez-vous appris à ses côtés, à la fois en tant que coéquipier et adversaire à l’entraînement ?  

En tant qu’adversaire à l’entraînement, il était dur à défendre et très puissant avec de bonnes mains. En tout cas, il est toujours là pour moi à la fin de l’entraînement. Je l’écoutais car il a beaucoup d’expérience. Il m’a beaucoup appris en défense, notamment à résister au contact. A l’entraînement, il était dur à défendre car il utilisait bien son corps. Il m’a effectivement beaucoup appris pour cela. Je le remercie pour cela, je l’ai déjà remercié.

Vous êtes un poste 5 moderne, capable de shooter à 3-points et de passer. Dans quel(s) secteur(s) de jeu souhaitez-vous progresser ?

À la JL Bourg, j’évoluais poste 5 parce que je n’avais pas le choix. Quand je joue pivot,  je suis plus un passeur alors qu’au poste 4, je peux scorer si j’évolue avec un pivot proche du cercle. Devenir ailier-fort, c’est l’un des mes objectifs. Pour y arriver, je vais devoir progresser sur mon physique pour améliorer ma latéralité. De toute manière, je vais me servir de cette année pour apprendre à jouer les deux postes.

 

 

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Qui a écrit ce papier ?

Alexis Decorme

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