Les progrès de Begarin et Kamagate, la nouvelle identité défensive parisienne, etc : Will Weaver fait le point

Crédit photo : Antoine Bodelet

Après la troisième victoire d'affilée de Paris (72-65 à Fos-sur-Mer vendredi), Will Weaver a répondu à nos questions. Rapide tour d'horizon de l'actualité parisienne en compagnie de son entraîneur.

Will, cela n’a pas été simple à Fos-sur-Mer mais vous assurez l’essentiel avec une troisième victoire d’affilée (72-65)…

Tous les matchs sont difficiles dans ce championnat. Je n’arrive pas à me souvenir d’un match qui n’a pas été serré (il sourit). La densité en Betclic ÉLITE est incroyable, y compris au classement. Fos a peut-être du mal à terminer ses matchs mais ils incarnent le combat que l’on retrouve chez toutes les équipes françaises. On a aussi vu beaucoup de talent, des mecs qui ressemblent à des athlètes NBA des deux côtés. Je suis heureux du résultat final mais les deux équipes ressortiront sûrement de ce match avec l’impression qu’il y a encore en train énormément d’axes de progression.

Qu’est-ce qui a fait la différence pour Paris ce vendredi, particulièrement dans le money-time après le moment où Fos est revenu à 60-60 ?

Pour la première fois de la saison, Jeremy Evans et Paris ont tenu une équipe en dessous des 70 points vendredi (photo : Christophe Canet)

Je pense que nous avons découvert à notre propos qu’il nous faut une identité de jeu plus basée sur la pression défensive, sur le fait de plus perturber l’équipe adverse. On ne l’avait pas assez montré jusque-là mais nous nous améliorons petit à petit dans ce domaine. Évidemment, il est difficile de gagner un match avec 20 balles perdues comme ce vendredi mais le fait d’en avoir forcé 17 chez Fos a compensé cela. On travaille comme des fous pour prendre plus soin du ballon mais en parallèle, on montre aussi que l’on peut être une équipe difficile à affronter lorsqu’on met de la pression, qu’on trappe et qu’on alterne entre les défenses. Ce soir, au vu du nombre de shoots que l’on a raté, j’ai été fier de la qualité de notre défense en transition.

Comment évaluez-vous l’évolution de votre équipe au cours de cette première partie de saison ?

Je peux vous certifier que nous progressons… mais comme toutes les autres équipes (il sourit). En revenant d’une trêve, c’est toujours un peu étrange. Tout le monde est un peu rouillé et doit retrouver son rythme. Cela s’est vu dans le premier quart-temps où nous nous sommes laissés entraîner dans certaines de nos mauvaises habitudes. Mais ce que j’aime à propos de notre groupe et de notre profondeur d’effectif, c’est que l’on a 8 ou 9 joueurs qui peuvent avoir un impact lors de chaque match. Par exemple, à Fos, Isma Kamagate était le meilleur joueur sur le terrain. Il a été inarrêtable. Même quand l’équipe adverse a joué small-ball pour tenter de le gêner, il est resté si dominant des deux côtés du parquet. Il a eu un impact énorme.

Justement, Ismael Kamagate avait éprouvé beaucoup plus de difficultés en décembre. Juhann Begarin vit aussi parfois une saison en dents de scie. Que pouvez-vous dire de leurs progrès ?

MVP officieux du All-Star Game, Juhann Begarin tourne à 10 d’évaluation en Betclic ÉLITE, comme la saison dernière (photo : Christophe Canet)

Juhann et Isma ont beaucoup de pression sur les épaules après avoir été drafté. Il y a beaucoup d’enthousiasme autour d’eux, encore renforcé par leurs récentes sélections en équipe de France et au All-Star Game. Il est facile de voir ce que les Boston Celtics et les Denver Nuggets aiment chez ces deux gars mais ce que j’ai appris de mon expérience en NBA, c’est que le développement se voit à travers les années. Pas à travers quelques mois, semaines ou matchs. Ce sont des montagnes russes mais la courbe reste ascendante pour les deux. Quand vous demandez à des jeunes de 20-21 ans de faire gagner une équipe tout en composant avec un entraîneur américain complètement fou qui veut développer un nouveau style de jeu, plus proche de ce que l’on voit en NBA qu’en France, cela nécessite forcément une adaptation de leur part. Mais au lieu de faire cet ajustement l’année prochaine en NBA, ils le font dès maintenant avec nous.

Sentez-vous que le style que vous tentez d’imposer est en train de prendre ?

Ça va dans les deux sens. J’ai appris ce que mes joueurs sont capables de bien faire, et j’ai adapté mon style de jeu à ça. Et ils font pareil de leur côté. Mais le processus n’est pas terminé (il rit). Nous sommes encore en train de travailler pour nous améliorer. Si nous voulons sortir du trou creusé par nos quatre premiers matchs (quatre défaites, ndlr), il faudra encore faire plus. Pour l’instant, cela se passe plutôt bien mais cela ne s’arrête jamais. La semaine prochaine, on reçoit l’une des meilleures équipes d’Europe avec le Turk Telekom Ankara, avant d’avoir un nouveau rendez-vous en Betclic ÉLITE (contre Strasbourg). Il ne faut pas relâcher nos efforts.

À Fos-sur-Mer,

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Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

BEBASKET

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