La saison de MVP d’Alpha Kaba en Turquie : n°1 aux rebonds, aux contres et à l’évaluation

Gaziantep ne va finir par embaucher que des pivots français ! Après avoir déjà vécu des beaux jours l’année dernière sous l’ère Mouhammadou Jaiteh, le club turc vient de boucler l’ère Alpha Kaba avec le meilleur classement de sa jeune histoire (quinze ans d’existence) : 4e. Victorieuse de 19 rencontres sur 30, l’équipe de Gaziantep affrontera le Darussafaka Istanbul en playoffs de BSL, avec l’avantage du terrain.

Une série qui pourrait permettre à Alpha Kaba de venir apposer la cerise sur le gateau de son extraordinaire saison. Avec le sentiment d’être à l’étroit en France, barré par des joueurs étrangers, l’ancien intérieur de Mega Leks a décidé de repartir sur les chemins de l’exil l’année dernière, rompant son contrat à Nanterre où il n’était devenu qu’un joueur de rotation (6,1 points à 59% et 4,8 rebonds en 17 minutes), dans la foulée d’une saison à Boulazac censée le relancer. De loin la meilleure décision de sa carrière jusque-là.

Rassuré par les grosses saisons des pivots de Gaziantep ces dernières années (Tonke Jekiri, outre Jaiteh), Alpha Kaba a livré un exercice de MVP en Turquie (13,6 points à 60%, 10,7 rebonds, 1,6 contre, 1,3 interception et 1 passe décisive pour 20 d’évaluation en 31 minutes de moyenne). Les chiffres sont là pour l’attester : il a terminé meilleur rebondeur, meilleur contreur et même meilleure évaluation de BSL, devant des pointures comme Malcolm Thomas, Filip Petrusev, Bonzie Colson, Vasilije Micic, Tibor Pleiss ou Sean Armand, tous présents dans le Top 10.

« Je ne me surprends pas parce que je connais mes capacités, ce dont je suis capable, je n’ai jamais douté », disait-il en début d’année à France Basket. « C’est surtout un gain de confiance en moi cette saison. Si je m’attendais à avoir de telles stats ? Je l’espérais. Partout où j’ai joué, je me suis toujours donné à fond. Après, il y a des choses qui ne sont pas de mon ressort. Là, dès que j’ai discuté avec le coach, je me suis senti en confiance. »

Réputé de longue date pour son activité et ses qualités de rebondeur, Alpha Kaba a toujours été considéré pour son potentiel, pas réellement exploité jusque-là. Qui aurait imaginé, au moment où il était drafté (en 60e position par Atlanta en 2017), qu’il se retrouverait à Boulazac deux ans plus tard ? S’il conserve toujours le rêve de NBA dans un coin de sa tête, le Franco-Guinéen peut surtout espérer se servir de Gaziantep comme d’un tremplin vers de plus hautes strates européennes. Après tout, certains parcours de pivots passés par Gaziantep peuvent être assez inspirants…

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Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

BEBASKET

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