L’ASVEL ne fait qu’une bouchée de la JDA Dijon et fonce en finale

Face à Dijon pour le match 3 des demi-finales des playoffs de Betclic ELITE, l’ASVEL n’a eu besoin d’user qu’une seule cartouche à l’extérieur pour plier la série (3-0) et se hisser en finale. Si Dijon pouvait nourrir de meilleurs espoirs après un match 2 plus abouti, il n’en fut rien ce soir. L’ASVEL boucle sa série et va bénéficier de neuf jours de repos avant la finale, un luxe avant de peut-être retrouver Monaco, qui jouera son match 3 demain à Pau.

Les Dijonnais n’ont existé qu’une seule mi-temps et se sont vite heurtés à la montagne villeurbannaise. Gavin Ware et Rashard Kelly étaient bien rentrés dans la rencontre et permettaient aux Bourguignons de résister et même faire la course en tête (19-16, 8′) mais de façon éphémère. Lyon-Villeurbanne a mis un coup d’accélérateur qui a assommé Dijon avec un terrible 15-2 à cheval sur les deux quart-temps (21-31,12) avec comme chefs de file, Élie Okobo (13 points, 6 rebonds, 5 passes décisives) et David Lighty (11 points et 5 rebonds).

Une adresse fuyante

Si l’ASVEL a accéléré quand elle a voulu, le mal est plus profond que ça pour Dijon qui s’est retrouvé totalement en panne au shoot à tel point que Nenad Markovic, empli de frustration passait sa colère sur la chaise disposée sur le banc de touche, en plus d’être impuissant sur la partie de ses hommes. Le calvaire ne s’arrêtait pas là puisque qu’avant la pause, l’ASVEL était touché par la grâce avec une insolente adresse (71% aux tirs à la pause et un 5/5 à 3-points) à l’image de Chris Jones (11 points, 4 passes décisives, 2 interceptions), qui convertissait un shoot incroyable en bout de possession avant de rentrer aux vestiaires avec une avance de 20 unités, de quoi voir venir…

En seconde période, l’ASVEL a continué de faire plonger une équipe de Dijon en perdition qui n’a pas su ou réussi à réagir offensivement face à la supériorité des Villeurbannais dès le retour des vestiaires (33-62, 27′). David Holston et sa bande n’étaient plus en mesure de revenir, Rashard Kelly (20 points à 8/14 aux tirs, 4 rebonds, 5 passes, 3 interceptions pour 23 d’évaluation en 38 minutes) trop seul n’y pouvait rien malgré un relâchement relatif des hommes de T.J. Parker, qui se sont contentés de gérer la fin de match avec du temps de jeu pour Dylan Osetkowski et Kostas Antetokounmpo, ainsi qu’à Matthew Strazel dans une fin de rencontre plutôt tranquille (61-73).

La JDA s’est battue avec ses armes

Bien loin du niveau affiché tout au long de la saison, David Holston est resté muet ce soir (6 points) et s’est retrouvé bien cadenassé par Lyon-Villeurbanne, connaissant les facultés du lutin dijonnais. Khadeen Carrington, autre joueur, complètement passé à côté de cette série s’est lui aussi retrouvé muet (10 points dont 2 tirs à 3-points dans le money-time) malgré quelques soubresauts qui n’ont pas influé sur le jeu ce lundi soir alors que dans le match 2 il avait inscrit 20 points. Cependant, la JDA s’est battu jusqu’au bout dans cette demi-finale comme le rapporte David Holston au micro de Bein Sport à l’issue de la rencontre : « Nous n’avons pas de regrets, on s’est bien battu », confiait David Holston. « Personne ne s’attendait à ce qu’on arrive jusqu’ici. Je suis heureux pour mes coéquipiers, heureux de ce que l’on a accompli. »

De con côté le coach T.J. Parker peut se montrer satisfait de la partie et série de ses hommes qui sont restés sérieux et intraitable en défense : « Peut-être qu’il y avait un relâchement après nos onze victoires d’affilée. La série contre Cholet nous a donné un coup de boost. Depuis, nous sommes beaucoup mieux et nous avons été très sérieux défensivement. » Une défense à toute épreuve qui devra être de mise en finale de Betclic ELITE alors que Charles Kahudi et Victor Wembanyama sont blessés, laissant les Villeurbannais obligés d’effectuer quelques ajustements qui se sont avérés payants avec la titularisation de William Howard au poste 4 avec James Gist en rotation.

L’ASVEL est en finale de Betclic ELITE et va désormais bien se reposer et « se reconcentrer » selon les mots d’Élie Okobo dans le vestiaire villeurbannais après la rencontre.

 

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Rédaction Bebasket

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