Le monde à l’envers en LF2 : le promu Feytiat tout en haut, Mondeville tout en bas

Crédit photo : Feytiat Basket 87

La Ligue 2 féminine, antichambre de la LFB, a offert un début de saison dense, intense et plein de surprises. Presque personne n'est au niveau attendu... Après neuf journées, nous faisons le point.

La première surprise, à ce stade de la saison, reste sans conteste l’ordre des équipes au classement général. Bien des logiques d’avant-saison ont été inversées, voyant ainsi le promu Feytiat en tête du classement. Avec des débuts de  tonitruants, sous la houlette de l’ex-rémoise Alexa Middleton et de l’expérimentée Irma Ramanovic, Feytiat a su s’imposer en LF2, montrant ainsi que sa récente montée à cet échelon n’était pas une surprise et qu’elle venait s’inscrire dans la durée. C’est avec la robuste équipe de Charnay, que Feytiat partage le siège de co-leader. Récemment relégué de LFB, le CBBS souhaite retrouver le haut niveau dès l’an prochain et s’en donne les moyens. Le match du 07 janvier 2023, premier de l’an 2023, verra s’opposer Feytiat et Charnay, de quoi s’installer sur le fauteuil de leader pour l’équipe qui en sortira victorieuse Déjà décisif pour la suite ?

Monaco, un deuxième promu à la fête

La deuxième surprise suit naturellement l’ordre des équipes au classement. Qui aurait attendu Montbrison et le deuxième promu, Monaco, en troisième et quatrième place ? Sur une très bonne dynamique, et malgré un premier match perdu, l’équipe de Corinne Benintendi joue chaque match les yeux dans les yeux avec leur adversaire afin de rester dans le top 3 et de ne pas se laisser distancer par les leaders. Sa dernière défaite, face au CBBS, a malgré tout montré les faiblesses des Ligériennes face à une grosse cylindrée de la poule. Sur le rocher, et bien aidée par Ashae Dunant et Victoria Majekodumni, les Monégasques jouent à leur meilleur niveau et se hissent dans le haut du classement. L’équipe de Monaco a même fait tomber les Flammes Carolo, pensionnaire de LFB, en Coupe de France et jouera les quarts de finales ! Personne n’aurait parié sur un début de saison si abouti.

Dans le ventre mou, et avec un bilan malgré tout positif de 5 victoires pour 4 défaites, se trouvent la Tronche-Meylan et le C’Chartres Basket Féminin. Le BCTM a connu deux cruelles défaites, d’un seul point, en journées 2 et 3 face à Feytiat et Montbrison, montrant ainsi toutes les potentialités des protégées de Michael Cortay. En ce qui concerne Chartres et les joueuses de Benoit Marty, il aura fallu attendre trois matchs pour connaître une première victoire, d’un seul petit point, face au CBBS, seule équipe avec la SIG à avoir battu les Pinkies.

Avec un bilan négatif de seulement 4 victoires et 5 défaites, se trouvent la SIG, l’AS Aulnoye et le Champagne Basket Féminin, trois équipes que beaucoup auraient vu aux premières places du classement. Avec seulement une victoire de plus sur les équipes actuellement reléguées, ces trois équipes ne doivent leur salut qu’à de réels faux pas des deux équipes lanternes rouges du classement. La SIG joue le chaud et le froid à l’instar d’Aulnoye, et manque de constance pour prétendre au haut du tableau. Avec 3 victoires de retard sur les leaders, il leur faudra redoubler d’efforts pour pouvoir briguer ces places en fin d’exercice. Le Champagne Basket d’Aurelie Lopez a connu un réel trou d’air et beaucoup de doutes après un sérieux revers à Charnay, puis à domicile face à Calais, et une victoire pas plus rassurante contre les jeunes de l’INSEP. Sa victoire sur Mondeville lui permet d’être actuellement à la place du club qui ni ne joue les playoffs, ni ne descend en Nationale 1.

Le Pôle France attend une victoire

En lieu et place des équipes reléguées se trouve Calais puis l’armada Mondeville, que tout le monde imaginait en tête du classement, à jouer la montée, bataillant avec le CBBS. Il n’en est rien. Ces deux formations se sont récemment affrontées, à l’avantage du COB. Déjà en mauvaise posture depuis l’avant Covid, les Nordistes bataillent encore pour le maintien cette saison. Récemment privée de Fleur Devillers blessée lors du match à Reims, le club a engagé l’ancienne meneuse de Charnay, puis de Reims, Mélanie Devaux pour pallier l’absence. Pour sauver sa peau, Calais saura compter sur son américaine Shakayla Thomas qui braque chaque raquette adverse qu’elle fréquente. En ce qui concerne l’USO Mondeville, moins bonne attaque du championnat, l’inquiétude règne. Une très grande inquiétude même. Dotée de Sabrine Bouzenna, de Louise Bussière, de Shanavia Dowdell, entre autres, les Normandes étaient censées dominer le championnat. Si les choses se maintenaient en l’état, Mondeville se retrouverait en Nationale 1 l’an prochain, à peine trois ans après avoir quitté la LFB : soit une véritable descente aux enfers pour ce club si emblématique, formateur de Marine Johannès… Le technicien Romain L’Hermitte aura fort à faire pour se sauver de la relégation, la remontée en LFB n’étant désormais plus qu’une chimère…

Enfin, le Pôle France n’a pour le moment pas connu de victoire, en neuf matchs joués. Bien que l’équipe ait accroché Mondeville et le Champagne Basket, elle n’a pas su transformer ces efforts en exploits.

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Qui a écrit ce papier ?

Brice Lamm

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