Le premier échec des Bleuets U18 « n’est pas un hasard, on a beaucoup de joueurs qui découvrent ces compétitions »

Romain Leroy, toujours aux côtés d’Élise Prodhomme
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À partir de 5€Essai gratuitDepuis Trento (Italie),
La phase de poules d’un Euro de jeunes est rarement un long fleuve tranquille, et l’équipe de France U18 vient d’en faire la douloureuse expérience. Pour leur premier véritable accroc dans la compétition, les joueurs d’Élise Prodhomme se sont inclinés face à une talentueuse formation d’Israël. Ce n’est que la deuxième défaite de ce staff en équipe de France U18, après le crève-cœur de la finale contre l’Espagne l’été dernier.
Cette défaite de 14 points a mis en lumière les chantiers prioritaires de cette équipe inexpérimentée. Pour l’assistant coach Romain Leroy que nous avons interrogé après la rencontre, le constat est lucide : cette équipe court d’abord après sa propre maturité. « Les difficultés que l’on a, ce n’est pas forcément contre les grosses équipes, c’est surtout contre nous-mêmes », a-t-il confessé.
France U18 77 - 91 Israël U18 · EuroBasket U18 2026-2027 · 26/07/2026 Leaders Statistiques d'équipeFrance U18 Israël U18 PTS Hugo Yimga-Moukouri 20 Aviv Aronov 31 REB Eliott Hottelard 7 David Musis 8 PD Louka Letailleur 5 Omri Orland 4 France U18 Israël U18 TIRS 42,9 49,1 3PTS 7 7 LF 16 28 REB 36 28 RO 14 9
Le prix de l’apprentissage et le poids des « trous d’air »
Les sautes de concentration chroniques montrés sont la signature d’une équipe qui manque encore de bouteille à ce niveau de compétition. « C’est un problème de constance, c’est l’apprentissage du haut niveau », rappelle Romain Leroy, qui refuse toutefois de céder à la panique. « Ce n’est pas un hasard non plus, on a beaucoup de joueurs qui découvrent ces compétitions, leur contexte, leur folklore. Ce n’est pas toujours simple, mais on apprend. »
Pour rappel, six Bleuets disputent en effet leur première compétition en équipe de France (les postes 1-2 Appolinaire Loussavouvou, Afény Cognet et Jordan Monroc-Omiscar, et les postes 4-5 Madiba Diaby-Cisse, Eliott Hottelard et Luca Rapini). Avec seulement 5 rescapés du titre en U16 il y a deux ans, et 2 de l’épopée en U18 l’été dernier, le manque de vécu collectif s’est payé cash.
Les vices cachés de la préparation
Ces défauts ne sont pourtant pas une surprise pour le staff tricolore. Ils traînent comme un boulet depuis le début du rassemblement estival. Évoquant le conseil précieux d’un mentor, Leroy résume la situation par une formule implacable : « Comme m’a dit un coach un jour : problème première minute, problème dernière minute. Tous les petits trucs qu’on traîne depuis le début de la préparation, les sautes de concentration, le manque de connexion, on les retrouve. »
Dans les moments de tempête, les cadres comme Hugo Yimga-Moukouri (20 points) et Louka Letailleur (10 points, qui a pris la parole devant le groupe après le coup de sifflet final) tentent bien de tenir la baraque et « font leur job », mais le manque de liant global finit toujours par s’engouffrer dans les moindres brèches. « Je ne vais cibler personne », tempère l’entraîneur adjoint.
« On manque de cohérence à cause de petits détails, un oubli, un joueur qu’on laisse seul, une erreur dans le système. Ce n’est pas évident… Sauf qu’à un moment, il y a des choses qu’on peut masquer. Mais sur la concentration, l’implication et les efforts, on doit être plus consistants. » Ce qui s’est notamment vu aux… 91 points encaissés.
Who can stop them? 😳
Israel stun France and move to 2-0 in Group A 🇮🇱#U18EuroBasket pic.twitter.com/Da7njtofcZ
— FIBA EuroBasket (@EuroBasket) July 26, 2026
La Grèce pour grandir d’un coup
Mais pas le temps de s’apitoyer. Le calendrier des compétitions de jeunes impose une réaction immédiate. Dès demain, la France joue une place cruciale pour la suite du tableau face à la Grèce, un profil d’équipe « sous contrôle, disciplinée, et qui cogne », que les Bleuets ont déjà croisé et battu en préparation. « Demain, il n’y aura pas de questions à se poser. »
L’enjeu sera autant comptable que psychologique pour ce groupe qui doit grandir à vitesse grand V. Loin d’être abattu, le staff sait que la vérité des poules n’est jamais celle de la phase finale, rappelant le parcours de la Lettonie l’an passé, passée d’un zéro pointé en poules (0-3) à une demi-finale européenne U18. « Chaque génération a sa vérité, chaque compétition a sa vérité. L’expérience des jeunes joueurs sur ces compétitions joue beaucoup », conclut Romain Leroy. Reste à savoir si ce premier accroc servira de réveil. « On va continuer à bosser, l’état d’esprit est très bon, il n’y a pas de soucis de ce côté-là. »




























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