Léon Sifferlin veut finir en beauté son cursus Espoirs : un titre de champion dès ce samedi, avant le Trophée du Futur à domicile

Léon Sifferlin contre l’AS Monaco, deuxième, en décembre 2024
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À partir de 5€Essai gratuitCe samedi, la JL Bourg pourrait remporter le premier titre d’Espoirs ELITE de son histoire, en cas de victoire chez l’ASVEL ou de défaite de Monaco, les deuxièmes, à Dijon. Les Bressans tiennent les rênes du championnat depuis le début de saison, et affichent avant cette 26e journée un bilan de 23 victoires et 2 défaites. Un accomplissement et le fruit du travail réalisé tout au long de l’année pour Léon Sifferlin (1,96 m, 19 ans). « On a du mal à se dire que si on gagne ce week-end, on est champion », admet-il. Une première dans l’histoire du club. « Beaucoup de gens sont admiratifs, ça se voit qu’on les rend heureux. » Mais avant cela, pour pouvoir assurer le trophée, Léon et les siens devront affronter l’ASVEL, 11e (10 victoires pour 15 défaites), à l’occasion de la 26e journée de compétition. Une journée spéciale qui ne stresse pas le jeune arrière. « On va préparer ce match comme tous les autres », confie-t-il.
Le joueur originaire de Nancy ne s’affole pas et préfère garder la tête sur les épaules. « Oui, il aura une saveur particulière si on le gagne, mais on sait qu’on a d’autres matches importants pour préparer le Trophée du Futur. » Cependant, l’excitation est tout de même présente. « On est tous emballés par ce genre de match », assure-t-il. Avec une avance de 5 victoires sur l’AS Monaco, qui occupe la deuxième place, une domination due à un collectif bien huilé. « Le groupe n’a pas beaucoup changé », souligne le jeune joueur. Malgré quelques départs (Victor Maury, Benali Hanifi, Moulaye Sow, ndlr). « Mais ils ont pu être compensés à l’intérieur par l’arrivée de Wilson Jacques. » Un avantage qui leur a permis de démarrer sur les chapeaux de roues. « On n’a pas perdu de temps en préparation », affirme l’international U18. « On a directement démarré la saison avec des bases solides. » Le savoir-faire de l’effectif a également eu son rôle à jouer. « On est une équipe qui n’est pas toute jeune », confesse-t-il. « L’expérience du Trophée du Futur nous permet de gérer les matches à enjeu, par exemple. »
« Le déclic se fait sur la deuxième partie de saison »
L’année dernière, la JL Bourg a terminé à la cinquième place du classement avec un bilan de 22 victoires pour 12 défaites. Mais avec une vraie progression continue. « Le déclic se fait sur la deuxième partie de saison, je crois qu’on perd 2 ou 3 matches sur 17 », souligne le Burgien d’adoption. « C’était le temps de se mettre en route. » Avec plus de maturité, les jeunes joueurs ont changé leur approche. « On a vu comment gagner et on a su le retransmettre dans cette saison (…). », avoue-t-il. Un état d’esprit qui leur a permis de remporter le Trophée du Futur 2024, qui se déroulait à Nancy, face à Monaco (88-71).

Un événement que la JL Bourg aura l’occasion d’accueillir pour l’édition 2025, du 30 mai au 1er juin. « On a une sorte de pression de se dire qu’il faut assurer quand c’est à domicile », glisse Léon Sifferlin à notre micro. Une pression accompagnée d’une certaine assurance. « On connaît cette salle par cœur et cette année, on n’a pas encore perdu à domicile. » La victoire de Bourg l’an passé a mis une cible dans le dos des joueurs de Nicolas Croisy. « On est attendus et on va être l’équipe à battre », reconnaît le jeune extérieur.
« Il faut le vivre pour apprendre »
L’année dernière, ce meneur/arrière de grande taille a pu vivre l’ANGT Paris. Lui qui y avait déjà participé en 2023 a vécu l’expérience de 2024 d’une autre manière, accompagné de trois autres Français (Martin Carrere, Jahel Trèfle et Hugo Facorat, ndlr). « Ce qui a changé par rapport à l’année précédente, c’était le fait d’être avec des Français, des potes », glisse-t-il. « Je connaissais Hugo, Jahel et Martin de vue, mais on s’est beaucoup rapprochés à cet événement. » Une expérience agréable pour Léon Sifferlin. « J’étais avec des coachs que j’avais côtoyés l’année précédente. » Une situation qui a permis à notre Français de s’exprimer davantage sur le terrain. « Ils m’ont plus facilement donné des responsabilités », se réjouit-il.
🇫🇷 Leon Sifferlin – NGT Paris – 6'5 – 2006
One of my favorites in Paris. Complete offensive game, able to play with and without the ball, can pass at a high level. Showed he can shoot without hesitation and find ways to the basket pic.twitter.com/IsU6P9kyq3
— António Dias (@antoniodias_pt) April 13, 2024
Ce tournoi se déroule dans un délai limité. « On vient juste pour une semaine, on fait trois entraînements et on joue. » Ce qui pousse les joueurs à être plongés directement dans l’action, malgré le fait qu’ils ne se connaissent pas entre eux. « Les premiers entraînements sont très importants », révèle-t-il. « C’est à ce moment-là que la hiérarchie se met en place. » Ce qui crée une concurrence rude. « Il ne faut pas trop tirer la couverture, mais à la fois il ne faut pas se laisser marcher dessus », accentue-t-il. « Là-bas, c’est beaucoup pour prouver et se montrer aussi. »

Une expérience qui ne lui aura apporté que du positif d’un point de vue professionnel. « Ça m’a apporté un titre », sourit-il. Lors de cette édition, la Team Paris s’est imposée (86 à 78) face au Pôle France en finale. Et le natif de Villers-lès-Nancy s’est imposé comme l’un des leaders de son effectif. « J’étais capitaine et meneur. Je devais gérer dans les moments chauds », se souvient-il. « Il faut le vivre pour apprendre. »
Léon Sifferlin a un CV basket déjà bien rempli. L’été suivant, le joueur de Bourg a pu participer au championnat d’Europe U18, qui se déroulait à Tampere, en Finlande, et également à l’Euro U16, deux ans auparavant. Des expériences qu’il n’oubliera pas. « C’est une fierté et la meilleure chose pour un jeune joueur. » Une étape et un rêve qui se réalisent. « On écoute la Marseillaise à la télé et, quand tu l’entends sur le terrain, ça fait quelque chose », reconnaît-il. « C’est l’une des plus belles choses qui peut arriver dans une carrière. » L’aventure tricolore ne faisait que commencer pour Léon. Le jeune joueur ne cache pas son envie de participer à la Coupe du monde U19, qui aura lieu à Lausanne, à deux heures de route de Bourg-en-Bresse, cet été. « J’ai pu faire les deux dernières campagnes et j’ai très envie de faire la prochaine. »
Aujourd’hui, Léon s’affirme comme l’une des pièces maîtresses de son effectif de la JL Bourg. Il compile 13,8 points, 4 rebonds et 6,1 passes décisives en 28 minutes de jeu. Mais avant de déposer ses valises dans l’Ain, c’est au SLUC Nancy qu’il a fait ses gammes. Plongé dans le basket dès ses trois ans et demi, il a vite été séduit par le monde de la balle orange. C’est au moment du Covid-19 qu’il a pris la décision de changer d’air. « Ça faisait dix ans que j’étais dans le même club, j’avais envie de voir autre chose », avoue-t-il. « Bourg m’avait déjà contacté pour que je rentre avec un an d’avance. » Une décision qu’il avait décliné une première fois à cause de la pandémie. Mais l’année d’après, il y a a validé ce choix. Léon s’y est plu et s’est senti comme chez lui. « Ma première semaine, je n’ai pas appelé mes parents sans m’en rendre compte », déclare-t-il. « J’étais dans ma nouvelle maison. »
« On rêve tous de NBA et l’Euroleague fait rêver aussi »
Actuellement, Léon fait partie du groupe professionnel élargi de Bourg-en-Bresse en plus de l’équipe Espoirs. Ce qui lui permet d’approfondir son apprentissage. « C’est plus physique, ça va plus haut et plus vite », relate-t-il. « Le sérieux des joueurs dans l’approche des entraînements, c’est vraiment différent de nous, c’est beaucoup de tactique et de technique. »
Le jeune arrière se sent désormais prêt à intégrer un groupe professionnel à temps plein dès la rentrée. « Je pense que ce qu’il me manque, c’est de prendre de l’expérience », reconnaît-il. « Dans l’idée, je voudrais finir mon cursus Espoirs avec le Trophée du Futur. » À long terme, Léon a pour projet de rejoindre les ligues les plus prestigieuses. « On rêve tous de NBA et l’Euroleague fait rêver également », reconnaît-il. Mais l’ancien joueur de Nancy préfère ne pas griller les étapes. « À court terme, je suis ouvert à tout, je veux juste m’émanciper dans un groupe pro. » Pour pleinement s’exprimer au niveau professionnel, Léon Sifferlin le reconnaît, il doit encore travailler. « Je dois me développer physiquement et m’étoffer », assure-t-il. « J’aimerais aussi progresser sur ma vision de jeu et ma prise de pick. » Un vaste programme pour ce futur champion de France Espoir bourré de talent.























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