Manresa et Sylvain Francisco en finale de la BCL !

Ce n’était pas le Manresa flamboyant, tout feu tout flammes, auquel on a eu droit toute la saison. Mais la version du soir suffira amplement au bonheur des Catalans. Pour ce qui était seulement sa deuxième campagne européenne depuis 1999, le club espagnol a composté son billet pour la finale de Champions League en prenant Ludwigsbourg à son propre jeu. Dotés de la meilleure défense de BCL, les Allemands ont été étouffés et se sont inclinés 55-63.

Une victoire notamment marquée de la patte de l’energizer Chima Moneke, qui n’a décidément plus rien à voir avec le rookie qui errait comme une âme en peine sur le parquet de Rouen en 2018… L’international nigérian a cumulé 13 points à 4/7, 13 rebonds et 2 interceptions, bien soutenu dans la raquette par Ismael Bako (10 points à 4/5 et 3 rebonds).

Francisco, du déchet avant un gros impact

De son côté, après l’élimination sans jouer de Frédéric Bourdillon, Sylvain Francisco reste en lice pour devenir le troisième Français à remporter la BCL après Tariq Kirksay et Amath M’Baye. Pour le plus grand match de sa carrière en club, jusqu’au prochain, le Francilien a d’abord tâtonné, un peu secoué par la défense tout terrain de Ludwigsburg, avant de livrer un troisième quart-temps de bien meilleure facture (8 points à 2/8, 2 rebonds, 3 passes décisives et 3 balles perdues pour 5 d’évaluation en 21 minutes au total).

« Je n’avais vraiment pas de pression mais je pense que Ludwigsbourg était assez agressif au début sur les écrans », a-t-il raconté après coup. Ils faisaient un « fake-show » avant de revenir sur mon big man. Du coup, la plupart du temps, je me disais que je pouvais shooter sur ça. Quand j’essayais d’attaquer, les meneurs tentaient de revenir vite sur moi donc j’avais généralement un temps d’avance pour shooter. Mais mes tirs ne rentraient pas. Je me suis dit qu’il fallait que je sois plus agressif lors du troisième quart-temps. Il fallait essayer de créer des décalages, pour les autres, pour moi. C’est ce que j’ai fait et je pense avoir amené du tempo. Certains défenseurs comme Patrick ne pouvaient pas défendre sur moi. Du coup, j’ai pris l’avantage sur ça. C’est comme ça qu’on a pris l’avantage, qu’on a réussi à courir et qu’on les a amener dans notre rythme. »

Ainsi, après avoir déjà placé quatre équipes dans les derniers carrés des compétitions de l’EuroLeague et de l’EuroCup (Real Madrid, FC Barcelone, Valence et Andorre), le basket espagnol va s’offrir le luxe de disputer une finale 100% ibérique à Bilbao. Double tenant du titre, Burgos cèdera donc son trophée à Tenerife (vainqueur de l’édition 2017, tombeur de l’Hapoel Holon en demi-finale) ou Manresa. Pour une finale particulièrement ouverte et excitante sur le papier…

« Dimanche, contre Tenerife, on aura une carte à jouer », prévient Sylvain Francisco. « On les a joués la semaine dernière (défaite 83-94 en Liga Endesa). On a déjà créé quelque chose de beau depuis le début de saison. Être en finale est déjà quelque chose de bien mais il faut gagner. Je pense qu’on peut le faire. »

Réponse dimanche à 20h, en direct sur LNB TV.

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Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

BEBASKET

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