Tensions internes, retards de salaires et départ de Tom Huston : que se passe-t-il à l’Élan Béarnais ?

Un premier trophée gagné depuis quinze ans, la mise en vente des actions dématérialisées, appelées « token », fin avril, l’arrivée toute récente de la superstar Angel McCoughtry parmi les investisseurs de l’Élan Béarnais : tout irait-il pour le mieux dans le meilleur des mondes à l’Élan Béarnais ? Pas vraiment… Depuis quelques semaines, la rumeur de remous internes bruisse dans l’entourage du club pyrénéen, ce qui a fini par se traduire cette semaine par le départ du directeur général Tom Huston.

Taqwa Pinero remplace temporairement Tom Huston

En charge des affaires européennes de CounterPointe Sports Groupe, le groupement d’investisseurs qui a racheté l’Élan Béarnais, Tom Huston (domicilié en Suisse) a quitté son poste ce lundi, a fait savoir Greg Heuss, le patron de Pau-Lacq-Orthez. « À effet immédiat, Tom Huston n’est plus le GM du club et ne travaille plus pour notre organisation. Nous avons accepté sa démission et l’avons remercié pour son temps et ses services envers l’Élan Béarnais. » Il sera remplacé par un intérimaire bien connu du public palois : Taqwa Pinero, shooteur de l’EBPLO entre 2017 et 2019, l’homme qui a orienté CSG vers le club, via ses liens avec Rick Pitino, son coach à l’université. Président de l’Élan Béarnais, David Bonnemason-Carrere précise qu’une « transition au poste [de Tom Hudson] va avoir lieu avant la nomination de façon définitive d’un autre directeur général. »

tensions-internes--retards-de-salaires-et-depart-de-tom-huston---que-se-passe-t-il-a-l-elan-bearnais--1652190886.jpeg
Taqwa Pinero lors de sa dernière saison paloise, en 2018/19
(photo : Guillaume Poumarède)

Des salaires en suspens

Alors que la venue des investisseurs américains − choisis par le maire François Bayrou au terme d’un an de négociations plutôt qu’un projet B à tonalité plus locale, piloté par les frères Darnauzan − avait créé une forte excitation locale, les premiers nuages s’amoncellent au-dessus de cet Élan Béarnais sous pavillon américain, à peine 10 mois après le rachat effectif. Le triomphe en Coupe de France fut suivi de fortes tensions internes entre les différentes personnalités du club. Les joueurs sont aussi impliqués malgré eux, étant donné qu’ils n’ont toujours pas touché leur salaire et que deux mois de retard dans les paiements ont pu être comptés plus tôt dans la saison. Un simple souci technique, assure le président David Bonnemason-Carrere à La République des Pyrénées. « Notre banque opère un blocage temporaire sur le transfert des fonds suite à des montages assez complexes via les tokens notamment. On a des problèmes techniques de flux entre les Etats-Unis et la France qui expliquent ce retard. Je l’ai dit directement aux joueurs dimanche. » En interne, on fait également savoir que l’arrivée des nouveaux investisseurs − Angel McCoughtry et un businessman dans le domaine du bourbon à Louisville − devrait permettre de réinjecter des fonds, ce qui n’a pas été si fréquent depuis que CSG a racheté l’Élan Béarnais. Le rêve américain est de plus en plus égratigné, attention à ce qu’il ne vire pas au cauchemar…

par

Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

BEBASKET

Dites byebye à la publicité et encouragez le travail effectué sur la couverture quotidienne du basket Français !

commentaires