Une finale de rêve et les ronflements de Luka Doncic : à Belgrade, Fabien Causeur sur les traces de sa gloire

Un Final Four à Belgrade sous les couleurs du Real Madrid. Nul doute que Fabien Causeur, devenu au fil des ans une figure historique du géant madrilène, a dû ressentir de bonnes vibrations en débarquant mardi à l’aéroport Nikola Tesla. Il y a exactement quatre ans, l’arrière breton entrait à jamais dans la légende du Real Madrid en dominant la seconde mi-temps de la finale contre le Fenerbahçe Istanbul (85-80), étouffant Kostas Sloukas, tout en terminant meilleur marqueur de son équipe (17 points à 4/6, 2 rebonds, 2 passes décisives, 1 interception et 1 contre en 24 minutes).

« Oui, cela m’a rappelé quelques beaux souvenirs », a-t-il acquiescé ce mercredi soir dans la salle de presse de la Stark Arena, juste avant l’entraînement du Real. « Quand ils ont annoncé que le Final Four serait à Belgrade, et non à Berlin, j’étais en salle de muscu et je me suis dit que ça serait bien d’y retourner. À l’époque, nous étions en difficulté, on perdait des matchs et le chemin était long vers le Final Four. Je garde en mémoire ce titre et ma bonne performance ici, c’est toujours bon pour la confiance. Après, je ne veux pas trop penser au passé. C’est un nouveau tournoi cette année. Je ne peux pas vivre dans le passé, c’est une nouvelle histoire qui va s’écrire demain. Ce sera un autre match, complètement différent, c’était il y a quatre ans… Mais c’est sûr que c’est une salle qui m’a donné des souvenirs incroyables. »

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Fabien Causeur le 18 mai 2018, sommet de sa carrire jusqu’ici
(photo : Real Madrid)

À l’époque, alors qu’il aurait pu être élu MVP du Final Four (recueillant d’ailleurs les deux votes de BeBasket), Fabien Causeur n’avait pas été récompensé, cédant cette distinction à celui que toute l’Europe considérait déjà comme un futur génie du basket mondial : Luka Doncic. « On en a blagué entre nous mais il méritait », glisse-t-il. Âgé de 18 ans, le prodige slovène était en passe de boucler une saison ahurissante avec deux titres européens (en sélection et en club), agrémentés du trophée de MVP de l’EuroLeague. Et son compagnon de chambre n’était nul autre que la dernière recrue en date du Real Madrid, Fabien Causeur. « Il est tout le temps en train de rigoler, de regarder ses petites séries ou des dessins animés, c’est encore un enfant », nous avait-il raconté en novembre 2017. « C’est un jeune, avec un talent incroyable et une maturité (il souffle) jamais vue. « Tout le monde le compare à des Kukoc ou Petrovic mais qui, même, ne faisaient pas ce qu’il fait déjà. » Quatre ans plus tard, le monde a compris : irrésistible avec les Dallas Mavericks, Luka Doncic va démarrer cette nuit sa première finale de conférence contre Golden State. Et quelque part, d’ici quelques années, un Brestois pourra raconter à qui veut bien l’entendre qu’il a partagé son quotidien pendant un an…

« Maintenant, je suis juste un fan de Luka. J’étais en chambre avec lui quand on jouait ensemble, lors de ce Final Four aussi. Ce gamin est spécial, je n’ai rien de nouveau à dire à son sujet, tout le monde peut voir ce dont il est capable. Il s’amuse sur le terrain et c’est comme ça que les enfants devraient être sur le terrain. Comment il était en chambre ? Il dormait tout le temps ! Il m’a tellement surpris de ce point de vue là. Avant la finale, on avait deux heures pour faire la sieste et moi, je ne pouvais pas dormir. C’était une finale quoi ! Et lui était à côté de moi, en train de ronfler. Comme s’il n’avait aucune pression, comme si c’était juste un match comme un autre. Ce gamin est spécial, je vous le dis ! »

À Belgrade,

par

Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

BEBASKET

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