Vincent Collet : « Ces trois minutes nous plombent le match »

Strasbourg était bien parti à Limoges. La SIG a mieux commencé la partie mais les 2 fautes de Youssoupha Fall ont vite changé la dynamique. Puis la réussite a tourné, Sekou Doumbouya s’est envolé, Beaublanc a rugi et les Alsaciens ont perdu tout contrôle. Alors qu’ils restaient à environ -10 dans le deuxième quart-temps, ils ont explosé dans les 3 dernières minutes avant la mi-temps pour rentrer aux vestiaires avec 20 points de retard (49-29). Le match était joué. Et la deuxième mi-temps, plus cohérente, n’a évidemment rien changé (défaite 90-76) si ce n’est que le point-average a été préservé grâce au +20 de l’aller.

« Il y a eu deux trous d’air, a expliqué l’entraîneur de la SIG Vincent Collet après le match. Le premier sur les rotations, mais on était obligé de faire tourner vu les circonstances. On ne pouvait pas jouer avec les mêmes pendant tout le match. C’est ce qui explique qu’on ne soit pas en tête à la fin du premier quart-temps. Normalement on doit être capable de l’être. On mène 18 à 13 et on prend un 9 à 0 pour finir en 1 minute 30. Et il y a surtout les trois dernières minutes de la fin de la première mi-temps. Sur l’ensemble du match ce n’est pas une rechute, mais en revanche, sur cette période, ça l’est ! On a eu trois minutes très mauvaises. On a de nouveau baissé les bras à ce moment, ce qui explique l’écart à la mi-temps. Ces trois minutes nous plombent le match. Après on s’est battu, beaucoup mieux. On était plus consistant sur l’ensemble de la 2ème période, ce qui nous permet de conserver le panier-average, mais, quand tu rejoins la mi-temps à moins 20… »

Le fait d’avoir joué sans Mardy Collins ni Florent Piétrus n’excuse en rien ce trou d’air fatal.

« L’effectif très court n’explique pas la fin de la 1ère mi-temps. C’est là où il faut qu’on se pose les bonnes questions. Si on n’avait pas eu ce passage là, ça aurait été différent. On n’aurait probablement pas gagné car Limoges était meilleur que nous, mais malgré tout on aurait fait un autre match, un peu comme celui qu’on a fait avant et celui qu’on a fait après. Ça c’est vraiment dommage. Déjà c’est bien de s’être battu pour aller chercher le panier-average, parce que ça peut compter à la fin, même si je pense que Limoges va continuer sa montée en puissance. »

Strasbourg doit maintenant se ressaisir pour affronter l’ASVEL en 8e de finale de Coupe de France ce lundi au Rhénus.

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Rédaction Bebasket

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