Vincent Collet se prononce en défaveur d’une Betclic ÉLITE à 16 clubs : « La diminution du nombre d’équipes n’est pas nécessaire »

Crédit photo : Lilian Bordron

Le camp des opposants à la réduction du nombre d'équipes en Betclic ÉLITE a reçu un soutien de poids : celui du sélectionneur national Vincent Collet, qui avoue avoir fait évoluer sa réflexion.

Depuis le vote de 2018, c’est l’un des marronniers permanents du basket français : la réduction de la Betclic ÉLITE de 18 à 16 clubs. D’abord prévu à l’horizon 2021, ce changement avait été gelé en 2020 suite à la crise du Covid. Mais la réforme interviendra finalement à la fin de la saison 2023/24, après un vote d’une assemblée générale extraordinaire de la LNB en juin dernier où l’intervention du président de la fédération, Jean-Pierre Siutat, dans les colonnes de L’Équipe avait largement pesé dans la balance. Mais depuis, la grogne n’a jamais été atténuée chez la majorité des clubs de Betclic ÉLITE, sauf évidemment du côté de l’ASVEL et Monaco, déjà suffisamment embêtés avec le calendrier européen. Mais le camp d’un statut-quo a récemment reçu un soutien d’envergure, celui du sélectionneur national, Vincent Collet, interrogé par Infos Dijon la semaine dernière.

« J’ai plutôt évolué dans le même sens. Le fait que l’EuroLeague évolue, la diminution du nombre d’équipes dans notre élite n’est pas nécessaire. Car il n’y a pas lieu de protéger les équipes qui sont en Euroligue. Il est à mon sens important pour le basket, pour notre basket, d’avoir un bon maillage territorial. Je remarque que dans notre championnat aujourd’hui, même les équipes du bas du classement sont de bonnes équipes. Je rappelle que la volonté de diminuer le nombre d’équipes est née pour répondre à la demande des diffuseurs. Mais il n’y a pas de diffuseur qui postule. Jean-Denys Choulet a donc raison par rapport à nos joueurs. Il faut aussi des matches pour le public dans toutes les salles… »

Dans son entretien avec l’entraîneur de Boulogne-Levallois, le journaliste Alain Bollery faisait référence aux récents propos de Jean-Denys Choulet dans les colonnes de L’Équipe. Au micro d’Arnaud Lecomte, le technicien choralien s’était même prononcé en faveur d’un grand élargissement du championnat.

« Je suis même pour 30 ou plus. Et j’en parle depuis vingt ans ! Qu’est-ce qu’on se fait chier avec la Pro B, qui n’intéresse que les équipes de tête ? Pourquoi on ne prend pas les 30 ou 32 clubs les plus solides divisés en deux poules géographiques, avec des play-offs, comme en NBA, divisés de la même façon. Dans le système actuel, une simple série en trois matches (quarts de finale) remet en cause 34 journées de saison régulière. Pourquoi on a du mal à développer le basket dans les médias ? Parce que les gens ne s’y reconnaissent pas. On se tape sur le ventre parce qu’on a LNB TV et que beIN retransmet un match de temps en temps. Mais ces dernières années, on a fait un bond en arrière de vingt ans. L’argument du calendrier (allégé) pour les 16 ne tient que pour les deux équipes d’Euroligue. Alors autorisons-les à enregistrer jusqu’à vingt contrats. Pourquoi pénaliser les autres pour deux équipes ? À 16 clubs, on aura des coupures parfois de trois semaines. Et on fera quoi pendant ce temps-là ? On paie les joueurs à ne pas jouer ? On ne veut plus de Roanne, de Cholet, alors que nos salles sont pleines à chaque match. Tout ça parce qu’il n’y a pas d’aéroport ? Mais dites-moi, il y a du monde dans les salles, à Paris, Levallois et Monaco ? Quand il y aura enfin des basketteurs et des entraîneurs à la Ligue, les décisions prises seront bien meilleures. »

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Rédaction Bebasket

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