Après « un épisode profondément choquant », Tim Eboh s’est éloigné des terrains : « Je me bats chaque jour pour me reconstruire »

Tim Eboh est en arrêt à Mulhouse
Voilà un mois, et une déroute à Saint-Vallier le 6 décembre (96-70), que Tim Eboh n’est plus apparu sur la feuille de match de Mulhouse, officiellement listé comme « malade » par le club alsacien.
Pour cause, le poste 4-3 des Mustangs est actuellement en arrêt de travail. « J’ai vécu un épisode profondément choquant, que je ne souhaite pas détailler ici pour des raisons légales et personnelles », explique-t-il. « Ce moment a laissé une marque forte, autant sur le plan mental que physique. »
« Je ne me sentais plus en sécurité dans le sport que j’aime »
Un épisode survenu dans le cadre de sa vie professionnelle, qui a plongé le double champion de France NM1 dans une incapacité mentale de retrouver les parquets. « J’ai dû m’éloigner du terrain, du vestiaire, de ce sport que j’aime, car je ne m’y sentais plus en sécurité », admet-il. « Aujourd’hui encore, je ne suis pas en état de reprendre une activité professionnelle. »
Formé à Limoges, professionnel depuis 2018, Tim Eboh a alternativement goûté à la Pro B (Blois, Aix-Maurienne, Évreux), à la NM1 (La Rochelle, Angers, Rouen) et la NM2 (Pornic). Particulièrement talentueux, il n’a malheureusement jamais vraiment été épargné par les blessures au cours de son parcours.
Redescendu à Mulhouse pour se relancer après une saison galère à l’ALM, le natif d’Orléans se retrouve désormais dans une situation personnelle délicate, où le basket passe forcément au second-plan. « Depuis, je me bats chaque jour pour retrouver un équilibre, pour comprendre, pour me reconstruire », clame-t-il. « Je suis actuellement suivi par une équipe médicale, composée d’un psychiatre et d’une psychologue, dans le cadre d’un accompagnement adapté à la situation que je traverse. »
« Je ne vais pas bien mais je reste debout »
Sans dévoiler la teneur de celles-ci, ni l’identité de la personne visée, Tim Eboh a émis de sérieuses accusations à l’égard d’un autre salarié du club de Mulhouse, engageant même une procédure légale à son encontre. « Ce que j’ai traversé n’est pas normal », conclut-il. « Si je prends la parole aujourd’hui, c’est pour dire que je ne vais pas bien mais que je reste debout. Je fais confiance aux voies légales pour faire la lumière sur cette situation. Je ne peux pas dire tout ce que je ressens, ni tout ce que j’ai vécu, mais j’espère qu’un jour, la vérité pourra être entendue. »

Le communiqué complet de Tim Eboh
« Lors d’un déplacement avec mon équipe, j’ai vécu un épisode profondément choquant, que je ne souhaite pas détailler ici pour des raisons légales et personnelles. Mais ce moment a laissé une marque forte, autant sur le plan mental que physique.
Depuis, je me bats chaque jour pour retrouver un équilibre, pour comprendre, pour me reconstruire.
Je suis actuellement suivi par une équipe médicale, composée d’un psychiatre et d’une psychologue, dans le cadre d’un accompagnement adapté à la situation que je traverse.J’ai dû m’éloigner du terrain, du vestiaire, de ce sport que j’aime, car je ne m’y sentais plus en sécurité. Aujourd’hui encore, je ne suis pas en état de reprendre une activité professionnelle.
Ce silence sur les réseaux ou dans les médias n’était pas un oubli, mais une nécessité. Je ne voulais pas parler à chaud, ni réagir sans recul.
Si je prends aujourd’hui la parole, c’est pour dire que je ne vais pas bien, mais que je reste debout. Que ce que j’ai traversé n’est pas normal. Et que je fais confiance aux voies légales pour faire la lumière sur cette situation.
Merci à celles et ceux qui m’ont témoigné leur soutien, aux gens qui me comprennent sans poser de questions. Je ne peux pas dire tout ce que je ressens, ni tout ce que j’ai vécu, mais j’espère qu’un jour, la vérité pourra être entendue.
Je continuerai à avancer, avec dignité, courage, et sans haine. »
Contacté, le club de Mulhouse n’a pas souhaité faire le moindre commentaire. Le salarié concerné a conservé les mêmes attributions professionnelles. Leader provisoire de la Poule B à la trêve (en termes de points, car Le Havre possède un meilleur bilan), l’équipe alsacienne a embauché William Gneze suite à l’arrêt de travail de Tim Eboh.
























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