Basculer dans le basket masculin, un choix mûrement réfléchi pour Valérie Garnier (Tours)

Crédit photo : Tours Métropole Basket

Ancienne sélectionneuse de l'équipe de France féminine, Valérie Garnier a surpris le monde du basket français en prenant en main les destinées de Tours, pensionnaire de Nationale 1 masculine. La nouvelle coach du TMB a expliqué son choix.

D’un match pour une médaille olympique à la réception de Berck, il pourrait y avoir un vertige. Pourtant, 496 jours après la petite finale des JO contre la Serbie, Valérie Garnier (57 ans) a replongé avec envie dans un match déterminant pour le maintien en NM1. Presque avec l’enthousiasme d’une débutante, ce qu’elle est pratiquement devenue à la tête de l’équipe de Tours. Sélectionneuse des Bleues pendant huit ans, vu à la tête de Bourges et du Fenerbahçe, la Choletaise a choisi de quitter le secteur féminin pour partir coacher des hommes. Engagé par le TMB, désireux de sauver sa tête en Nationale 1, la quintuple vice-championne d’Europe a expliqué son choix dans les colonnes de La Nouvelle République.

« Ce n'(est pas nouveau que le basket masculin m’intéresse car j’ai essayé d’amener certains principes de vitesse, de puissance et de rythme dans le secteur féminin. Quand on parle de basket, c’est la même chose au masculin ou au féminin. Ce qui change, ce sont les individus et peut-être le management. Je vais découvrir ça petit à petit à leurs côtés. Mais j’ai déjà vu que c’étaient des joueurs à l’écoute, capables de bien travailler et c’est un bon début. […]

Les parquets me manquaient, ça, c’était une certitude, depuis un an et cinq mois sans équipe. J’avais dans l’ambition de partir à l’étranger l’année dernière. Cet été, j’ai signalé à mon agent que le secteur masculin m’intéressait. J’ai eu la chance de faire le tour du basket féminin, j’ai vécu beaucoup de choses à tous les niveaux. C’est ce qui m’a interrogée et donné envie de passer le pas. J’aime les challenges, les nouvelles histoires. Et là, je trouve qu’il y a une belle histoire à inventer. »

Après une victoire arrachée en prolongation (84-75), grâce notamment à l’excellent match d’Abdel Sylla (8 points, 16 rebonds et 6 passes décisives), Valérie Garnier et Tours ont rendez-vous à Poitiers ce mardi. Une autre rencontre à négocier avec l’urgence du résultat, comme elle l’a longuement expliqué en conférence de presse samedi soir.

En étant arrivée hier, on n’a pas le temps de travailler. Par contre, on peut décider de changer des choses. Je leur avais demandé de se replier, des choses qu’on peut décider de faire. De rien lâcher, d’être dans la défense et dans l’engagement physique. […] On a bien démarré dans cet état d’esprit. […] Il y a plein de choses à travailler, mais là on était dans l’urgence, et l’urgence c’était prendre ce match et essayer d’aller à Poitiers pour en prendre un autre. Le constat, c’est qu’il y a une victoire qu’on voulait. Il y a effectivement un long chemin à faire pour arriver à être beaucoup plus efficace. […] On a besoin de temps et on n’en a pas.

Ce que j’ai aimé chez les gars, c’est leur abnégation jusqu’au bout pendant 45 minutes. Ils ont donné, ils ont provoqué. Ils sont allés la chercher, ils n’ont rien lâché, ils n’ont pas baissé la tête, ils se sont encouragés, ils sont heureux. Et moi ça me convient. On n’est pas les favoris à Poitiers, mais on a un petit peu plus de temps pour préparer. On va pouvoir corriger des petites choses, des petites adaptations par rapport à ce que j’ai vu ce soir. […]

J’ai fait mon premier entraînement hier, mais les gars ont été vraiment bien, ils ont été à l’écoute et m’ont fait un super accueil. […] Dans le vestiaire, ils ont manifesté leur joie et je pense qu’on a besoin d’énergie positive aujourd’hui dans le club et dans l’équipe surtout. […] Ils savent que ce n’était pas le match parfait, donc ils sont allés avec leur cœur et leur engagement chercher la victoire. […] Ils ont pris du plaisir à être engagé donc il faut qu’on continue. Il y a du travail mais ils en sont conscients, on va s’améliorer en apprenant à se connaître. J’ai découvert un club très professionnel. […] Je ne m’attendais pas à avoir autant de professionnalisme à tous les niveaux du club, qui me positionne moi dans une situation agréable. […] C’est un club qui a de l’ambition et moi aussi. »

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Rédaction Bebasket

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