Comment Monaco a tenu la meilleure attaque de l’EuroLeague à 60 points ?

Crédit photo : Sébastien Grasset

Meilleur attaque de l'EuroLeague, l'Olympiakos Le Pirée n'a réussi à marquer que 60 points mardi soir à Monaco. Process Corporation nous explique comment la Roca Team, qui l'a emporté, a réussi son coup.

Mardi soir, l’AS Monaco a démarré la phase retour de la saison régulière de l’EuroLeague par une victoire face à l’Olympiakos Le Pirée (64-60). Après un début de rencontre raté (4-16, 8′), la Roca Team a fermé ses portes blindées pour tenir l’équipe réalisant le plus de passes décisives de l’histoire de l’EuroLeague à seulement 60 points marqués. Un exploit quand on sait que la formation de Geórgios Bartzókas est la meilleure attaque de la compétition avec un offensive rating de 121 (une statistique incluant le match contre Monaco). Sur cette rencontre, l’offensive rating des Athéniens était seulement de 84,3. Le média Process Corporation nous partage les options prises par les Monégasques pour faire chuter l’efficacité offensive des Grecs.

Process Corp partage les quatre objectifs de Sasa Obradovic et de son staff :

  • Refuser (deny) que les grands soient servis facilement à l’intérieur, en passant devant. Plus largement, empêcher les passes faciles.
  • Limiter la créativité de Kostas Sloukas.
  • Ne rien laisser de facile à Sasha Vezenkov, star de l’équipe mais qui a besoin des autres pour briller.
  • Mettre de l’intensité, beaucoup d’intensité.

Tour de contrôle à l’intérieur, Moustapha Fall n’a ainsi que très peu toucher la balle :

Par ailleurs, la Roca Team a limité le jeu de transition de l’Olympiakos Le Pirée avec un repli défensif des grands soirs :

Favori pour le titre de MVP de la saison de l’EuroLeague, Sasha Vezenkov est un joueur qui a besoin du collectif pour s’exprimer. La Roca Team a décidé de l’impacter physiquement au maximum et ne lui laisser aucun espace. Au final, l’international bulgare a terminé avec seulement 4 points marqués. Son coach l’a même laissé sur le banc en deuxième mi-temps, après que Yoan Makoundou l’ait complètement cadenassé :

Maître à jouer de la machine du Pirée, Kostas Sloukas a également subi un traitement de faveur toute la soirée. Excellent sur pick and roll, l’international grec a souvent du faire avec la sortie du défenseur du screener (poseur d’écran) en plus de son vis à vis. Globalement, les Monégasques ont livré beaucoup d’efforts et fait preuve de solidarité les uns avec les autres. Plus que jamais, ou presque, ils se sont démenés pour être sur tous les fronts et ne rien laisser à leurs adversaires du jour.

Fall, Vezenkov et Sloukas n’étant pas les seules menaces de cette armada grecque, Monaco a subi la loi de Thomas Walkup en première mi-temps. Défendu en protection sur les écrans porteurs (pick and roll), le Texan s’est régalé. En deuxième mi-temps, les Monégasques sont sortis forts sur lui à l’image de leur défense sur Sloukas (voir ci-dessus). Son impact s’est considérablement réduit. En revanche, peu à l’aise dans le tir extérieur, Shaquielle McKissic a du faire face à des défenses très basses, dans lesquelles il s’est souvent empalé, faute de tenter sa chance à longue distance.

Toutefois, la partie s’est jouée à un rien. Et avant le tear drop de la victoire de Mike James, il a fallu réaliser un énième stop en défense. Avec une adaptation tactique pour ne pas subir le catch and shoot ou le drive d’Alec Peters sur la fin :

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Qui a écrit ce papier ?

Gabriel Pantel-Jouve

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