Des retrouvailles France – Espagne en finale de l’EuroBasket !

Crédit photo : FIBA

Menée 70-77 à huit minutes de la fin, l'Espagne a finalement réussi à renverser l'Allemagne (96-91). La Roja retrouvera ainsi l'équipe de France en finale de l'EuroBasket dimanche, pour un nouveau chapitre de l'intense rivalité entre les deux nations.

L’Espagne s’est qualifiée en finale de l’EuroBasket 2022 ce vendredi soir en venant à bout de la sélection du pays hôte, l’Allemagne, au terme d’un véritable chassé-croisé (91-96).

Un pari tactique encore gagnant pour Sergio Scariolo

Même les années de vaches maigres, quand les forfaits s’accumulent et que la nouvelle génération n’a pas encore remplacé l’ancienne, la Roja parvient à atteindre la finale. Un savoir-faire unique, marquée par une maîtrise tactique exceptionnelle de la part du groupe de Sergio Scariolo, qui a sorti une défense « box and one » (quatre joueurs en défense de zone, un joueur en individuelle stricte)
pour stopper Dennis Schröder (30 points à 11/17 aux tirs et 8 passes décisives pour 33 d’évaluation en 36 minutes).

Juancho Hernangomez embrasse l’un des héros du soir, Alberto Diaz, auteur d’une défense de fer sur Dennis Schröder (photo : FIBA)

A contrario, le manque de maîtrise et sérénité allemand s’est révélé criard sur un match qu’ils semblaient tenir en main après un 14-0 en leur faveur au cœur du troisième quart-temps (de 57-61 à 71-61).

Alberto Diaz, ce héros

Seulement voilà, hormis le pari gagnant de Sergio Scariolo, Lorenzo Brown (29 points à 11/17 et 6 passes décisives pour 27 d’évaluation en 34 minutes) a fait danser la défense germanique, les frères Juancho et Willy Hernangomez ont dominé sous le cercle (29 points à 11/17 et 7 rebonds en cumulé) et Usman Garuba a abattu un travail de l’ombre des deux côtés du terrain (4 points, 5 rebonds et 7 passes décisives pour 17 d’évaluation en 18 minutes). Surtout, le très précieux Alberto Diaz (10 points à 4/6, 2 rebonds et 2 passes décisives pour 13 d’évaluation en 16 minutes, avec un +/- de +25) a pris le costume du Terry Tarpey espagnol pour cadenasser le maître à jouer adverse. Et comme Gordon Herbert n’a pas su s’adapter, la sélection ibérique s’est échappée. Les paniers tardifs d’Andreas Obst (15 points à 5/8 à 3-points et 5 rebonds en 22 minutes) et Franz Wagner (15 points à 7/13, 3 rebonds et 3 passes décisives pour 14 d’évaluation en 28 minutes) n’ont pu stopper l’hémorragie : le basketball est un sport qui se joue à cinq contre cinq et à la fin c’est l’Espagne qui gagne.

En espérant que cet adage se révèle faux dimanche soir pour la finale contre l’équipe de France.

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Qui a écrit ce papier ?

Gabriel Pantel-Jouve

BEBASKET

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