En patron, Dijon remporte facilement le match 1 à Limoges

Dominateurs après 20 minutes (33-46), Dijon n’a jamais failli ni lâché pour l’emporter avec la manière à Beaublanc (70-94). Limoges est déjà au pied du mur et devra au moins proposer à ses supporters une réaction vendredi sur le parquet de la JDA.

 

Toute de verte vêtue pour l’occasion, Beaublanc avait évidemment fait le plein pour cette affiche de gala pour ouvrir les playoffs de Betclic ELITE. Les hommes de Massimo Cancellieri – qui vient de prolonger son contrat dans le Limousin – recevaient Dijon pour un choc entre le quatrième et cinquième de la saison régulière. Une série presque classique du championnat, puisque les deux équipes s’étaient déjà affrontées plusieurs fois par le passé au prix d’épiques batailles. On se souvient notamment de ce game winner de T.J. Campbell pour la JDA sur le parquet de Limoges, ou bien de cette victoire du CSP à Dijon – la seule défaite de leur saison à l’époque devant le public dijonnais.

Mais bien souvent, Limoges a pris l’habitude de remporter sa série de playoff face à Dijon. Sans pression ce mardi soir, la JDA débutait la rencontre pied au plancher, à l’image d’un virevoltant Khadeen Carrington (22 points à 5/10 à 3-points au final) auteur de 8 points rapidement. Privé de Grismay Paumier, pour congé paternité obligatoire, Limoges avait toutes les peines du monde pour défendre sur Gavin Ware (18 points à 8/12 en 18 minutes au final). Le robuste intérieur dijonnais marquait sur chaque spot à mi-distance et de la raquette, bien servi par son compère, l’inévitable David Holston (8 points à 3/10 mais 12 passes décisives). Devant une salle de plus en plus calme, les visiteurs faisaient leur trou, gérant avec brio le tempo de cette partie (33-46, 20e).

Dijon shoote comme dans un rêve

On pouvait s’attendre à une grosse réaction des locaux, sans doute piqués par leur coach à la pause. Il n’en fut rien. Transparent en première période (0 tir tenté), Nicolas Lang mettait ses premiers tirs… Puis se retrouvait exclu après une faute antisportive consécutive à une faute technique.  Le coup de massue pour des Limougeauds déjà bien empruntés. D’autant que Carrington envoyait 7 points d’affilée dans le même temps. Dès lors, le retard frolait les 25 unités, intouchable pour la bande d’un Demonte Harper (16 points, 5 rebonds et 3 passes) qui se démenait tant bien que mal de son côté, mais dans le vide.

En panne totale au Mans, Dijon a ce mardi soir fait parler sa science de la défense. Revenu à 17 longueurs, Limoges se prenait à espérer un retour, d’autant que Ware écopait de sa quatrième faute. Espoir de courte durée, puisque Carrington, décidemment intenable, faisait encore le show de loin au grand dam de Beaublanc (59-79, 35e). Dès lors, le match était plié et le garbage time des plus pénibles pour les hommes en blanc qui prenaient vagues sur vagues, mangés physiquement par l’envie et la combativité des Dijonnais. La messe était finalement dite sur un gros tir de Terrell Gomez, le calice jusqu’à la lie en somme pour une bien pâle équipe de Limoges ce mardi soir (70-94).

Le score est lourd mais logique, traduisant de la domination de la tête et des épaules des Bourguignons ce soir, qui auront l’occasion d’avancer au prochain tour en l’emportant vendredi dans la cité des ducs. Pour le CSP, c’est do or die, la victoire ou les vacances.

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Qui a écrit ce papier ?

Gabriel Pantel-Jouve

BEBASKET

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