Et soudain, Zaccharie Risacher s’est lâché

Crédit photo : FIBA

Ce mardi face à la Nouvelle-Zélande, Zaccharie Risacher a lancé sa Coupe du Monde U17 masculine. Jusqu'ici discret, l'ailier de l'ASVEL a signé une très belle séquence en fin de match, laissant augurer de belles phases finales de sa part.

Décrit comme le gros potentiel de la génération 2005 avec Alexandre Sarr, Zaccharie Risacher (2,05 m, 17 ans) fait partie des joueurs les plus observés sur la Coupe du Monde U17 masculine 2022. L’ailier de l’ASVEL a cependant réalisé un début de compétition discret. Pas toujours servi par ses coéquipiers, le fils de Stéphane et Sandrine Risacher a été également décrit comme « passif » par certains scouts NBA nord-américains présents dans la salle, à Alhaurin de la Torre. Pour eux, une telle compétition ne pouvait permettre à un futur fort joueur de se cacher. Mais mardi, il a profité du match contre la Nouvelle-Zélande (gagné 104 à 35) pour se libérer. Dans le deuxième quart-temps, il a ainsi pris trois tirs de suite, pour deux réussites. En début de quatrième quart-temps, il a commencé par mettre un tir difficile en sortie de dribble. En confiance, il a enchaîné avec trois autres paniers à 3-points, ainsi que deux uns contre uns gagnés en défense. Une séquence qui lui a permis de terminer meilleur marqueur des Bleuets (19 points à 7/9 et 2 rebonds pour 21 d’évaluation en 17 minutes) et surtout de lancer son Mondial avant le début des phases finales.

« C’est sûr que j’en avais besoin, de retrouver du rythme, de se relâcher, nous a-t-il confié après la partie. Les matches comme ça, il faut que je m’en serve pour les matches un peu plus sérieux. Je dois retrouver des sensations, me sentir bien. »

Bernard Faure : « Sur le plan offensif on n’est pas inquiet »

Son coach Bernard Faure n’a jamais douté de sa capacité à être impactant sur cette compétition, du moins de côté du terrain.

« Zaccharie, sur le plan offensif on n’est pas inquiet. Après, sur la répétition des matches et la répétition des efforts, même si il est en progrès par rapport à l’an dernier, il faut qu’il avance un petit peu. Après c’est sur l’impact défensif… Quand c’est lui le rôle du safety, il doit être là et ne pas reculer. Je pense que c’est un joueur qui quand il est en confiance en attaque, il s’investit plus en défense. Souvent on dit que le basket commence par la défense, pour se rassurer, lui je pense qu’il fait partie des gens qui, quand ils sont en réussite, rentrent dans leur match. »

Avant les choses sérieuses, qui commenceront vendredi avec le probable quarts de finale (en cas de victoire en huitièmes ce mercredi), face au vainqueur de Slovénie – Argentine, Zaccharie Risacher voudra confirmer contre le Japon à partir de 13h15.

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Qui a écrit ce papier ?

Gabriel Pantel-Jouve

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