« Il peut encore y avoir des surprises » : l’AS Monaco sur ses gardes avant le match 2 contre l’ASVEL

Crédit photo : Direction de la Communication / Michael Alesi

Victorieuse 82-74 mercredi, l'AS Monaco devra montrer plus de constance et négocier au mieux ses temps faibles sous peine de se faire doubler par l'ASVEL sur la ligne d'arrivée. Les Monégasques avaient compté 19 points d'avance en première mi-temps lors de l'épisode 1 avant de voir les Villeurbannais revenir à deux possessions au retour des vestiaires. « Ce serait une erreur et suicidaire de penser qu’on a une marge sur l’ASVEL », glisse Sasa Obradovic, l’entraîneur monégasque.

La voix est calme, le ton posé, quelques sourires apparaissent timidement sur son visage. Avant de rejoindre Sasa Obradovic et sa bande à l’entraînement, Léo Westermann est déjà concentré et ne laisse pas place à l’enthousiasme. Victorieuse mercredi (82-74) lors du match 1 de ces finales de Betclic ÉLITE, la Roca Team est bien embarquée dans sa quête de son premier titre de champion de France. Une sorte de récompense qui viendrait valider l’excellente saison de l’ASM, première équipe à se qualifier pour les playoffs d’EuroLeague depuis 2001. Mike James & Co’ en sont encore très loin mais en s’imposant à l’extérieur (82-74), ils ont réalisé ce qu’aucune des deux formations n’avait réussi lors des finales de 2019.

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« Peut-être le match le plus abouti de nos playoffs »

« C’était peut-être le match le plus abouti de nos playoffs », estime Léo Westermann, le capitaine de la Roca Team. On a rarement été aussi précis et avec autant d’idées dans notre jeu. Toutes les finales se jouent sur l’énergie et on est prêt à tout donner sur le terrain. On connait la qualité de nos joueurs mais ça ne nous donne pas une confiance absolue. » Qu’on se le dise : l’AS Monaco, aussi inarrêtable et injouable soit-elle par moments, manque parfois de constance dans son jeu. « Ce serait une erreur et suicidaire de penser qu’on a une marge sur l’ASVEL », indique Sasa Obradovic, l’entraîneur monégasque. « On a déjà montré sur des matches précédents que quand on domine la rencontre, on peut perdre le contrôle au lieu d’enfoncer le clou. » Un exemple : comptant jusqu’à 19 points d’avance lors de l’épisode 1 (27-46, 19’), la formation princière a laissé l’ASVEL prendre confiance et revenir à deux possessions au retour des vestiaires (45-49, 23’).

« Du jour au lendemain, on peut faire des ajustements tactiques »

Mais l’AS Monaco possède cette capacité, aussi rare que précieuse, à plier la rencontre en une poignée de minutes. Strasbourg en avait d’ailleurs fait la douloureuse expérience lors des matches 2 et 3 en demi-finale. « C’est ce qui est bon dans une série de playoffs : du jour au lendemain, on peut faire des ajustements tactiques qui peuvent faire la différence sur un match », continue Léo Westermann. « Donc oui, il peut encore y avoir des surprises. »

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Une réaction est forcément attendue du côté des Villeurbannais, qui devraient compter sur Chris Jones. Les hommes de T.J. Parker n’ont jamais perdu deux matches de suite en championnat depuis mars dernier. La bataille aux rebonds et la capacité des Villeurbannais à faire face aux massifs Will Thomas et Donatas Motiejunas seront bien entendu déterminantes. « On a été complètement dominé aux rebonds lors du match 1 (41 prises contre 27 pour l’ASM) et on devra rectifier le tir même s’ils ont l’avantage de taille sur tous les postes, sauf au pivot », glisse William Howard, qui n’oublie pas les 7 rebonds offensifs laissés à l’ASM dans le seul premier quart-temps…  Se retrouver menés 2-0 serait très embêtant pour les hommes de T.J. Parker dans leur quête d’une 21e couronne alors que l’AS Monaco aurait trois balles de match à Gaston-Médecin…

À Villeurbanne,

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Qui a écrit ce papier ?

Théo Quintard

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