ITW Kregor Hermet, la nouvelle gâchette de Dijon : « Le championnat français est un vrai défi pour moi »

Première expérience en France pour Kregor Hermet à la JDA Dijon
Il n’aura fallu que quelques semaines pour que son nom résonne avec insistance dans les travées du Palais des Sports Jean-Michel Geoffroy. Arrivé en début janvier pour renforcer l’effectif dijonnais suite à la blessure de Williams Narace, l’Estonien Kregor Hermet (2,05 m, 28 ans) s’est imposé comme une évidence. Avec son profil de « stretch 4 », capable de punir à longue distance tout en affichant un flegme imperturbable, l’ancien pilier du BC Kalev/Cramo a déjà conquis le public bourguignon par sa justesse et son efficacité.
Mais derrière le shooteur de précision se cache un homme de culture et de réflexion. Passionné de développement personnel, amateur de golf et adepte de la douceur de vivre bourguignonne, Kregor nous a accordé un moment pour revenir sur son parcours, son adaptation physique à la Betclic ÉLITE et sa philosophie de vie.
Kregor, peux-tu nous raconter les coulisses de ta signature ? Qu’est-ce qui, dans le projet de la JDA, t’a convaincu que c’était le bon endroit pour franchir un cap dans ta carrière ?
» Quand on rejoint une nouvelle équipe en cours de saison, il est très important d’être extrêmement concentré, d’apprendre rapidement tous les nouveaux aspects tactiques et de trouver le bon rythme avec ses coéquipiers. Je pense y être plutôt bien parvenu, même s’il reste évidemment encore des choses à apprendre. Je cherchais des opportunités pour poursuivre ma carrière en dehors de l’Estonie. Lorsque j’ai reçu l’appel de la JDA, j’ai été très enthousiaste à l’idée de pouvoir jouer dans le championnat de France, car c’est l’un des meilleurs d’Europe. De plus, je pense que le coach me connaissait déjà en tant que joueur, puisque nous les avions affrontés la saison dernière. Le championnat français est exigeant, mais c’est un formidable test et un vrai défi pour moi, à la fois en tant que joueur et en tant qu’homme. «
Le championnat de France est réputé pour son intensité physique et son athlétisme, parfois très différent de ce qu’on voit en Europe du Nord ou de l’Est. Quelle a été ta première impression sur le parquet ? Est-ce que le jeu ici correspond à tes forces, notamment ton adresse extérieure ?
» Oui, le jeu est clairement beaucoup plus physique et athlétique que, par exemple, la ligue estono-lettone. Cependant, j’ai déjà de l’expérience au plus haut niveau avec la VTB League, la Basketball Champions League et la FIBA Europe Cup, ce qui m’aide forcément un peu. Cela dit, ici en France, je dois clairement adapter mon jeu, être intelligent dans mes choix et utiliser au mieux mes points forts. Le fait d’avoir de très bons coéquipiers autour de moi facilite aussi beaucoup mon jeu, et j’en suis reconnaissant. «
Avant de poser tes valises ici, quelle image avais-tu de la France ? Est-ce que tu connaissais déjà un peu le pays, ou est-ce une découverte totale ? (Et surtout, as-tu déjà goûté à la célèbre moutarde locale !) ?
» J’étais déjà venu en France pour des matchs de basket (6 et 18 points face au Portel puis 17 et 10 points face à la JDA la saison dernière en FIBA Europe Cup), mais jamais plus de quelques jours, donc je n’avais pas vraiment une bonne vision de la vie quotidienne. Après un mois ici, je peux dire que j’aime beaucoup le style de vie et que la ville de Dijon est vraiment agréable : on y trouve tout ce dont on a besoin. Oui, j’ai goûté la moutarde … et j’essaie aussi différentes variétés ! (rire). «
On part à la découverte de Kregor Hermet avant son premier match sous les couleurs de la JDA contre @Nanterre92 samedi ! 💪#MyJDA #JDAFamily pic.twitter.com/ycrZOGNi8b
— JDA Dijon Basket (@jdadijonbasket) January 8, 2026
La JDA est un club avec une identité forte et des cadres bien installés. Comment s’est passée ton intégration humaine avec tes coéquipiers et le coach ? Y a-t-il un joueur qui t’a particulièrement aidé à prendre tes marques sur le terrain ?
» Il y a plusieurs joueurs qui évoluent ici depuis des années et qui connaissent parfaitement l’organisation du club et la ville. Ils m’ont énormément aidé à m’intégrer rapidement et à me sentir comme à la maison. Mais tous les gars de l’équipe sont formidables, ce sont de très bons coéquipiers, et nous nous entendons vraiment bien. Je ne suis ici que depuis un mois, mais j’ai déjà l’impression de les connaître depuis bien plus longtemps. Le staff technique est également très professionnel et très présent. «
Les premiers points de Kregor Hermet sous les couleurs Dijonnaises 💙#MyJDA #JDAFamily pic.twitter.com/heG2QchGXq
— JDA Dijon Basket (@jdadijonbasket) January 10, 2026
Tu es une pièce importante de l’équipe nationale d’Estonie. On voit de plus en plus de joueurs estoniens briller en Europe. Comment décrirais-tu ton parcours jusqu’ici, et quel regard portes-tu sur l’évolution du basket dans ton pays d’origine ?
» Mon parcours de basketteur a connu des hauts et des bas, mais c’est la vie. Parfois, il faut traverser de bonnes et de mauvaises périodes pour atteindre ses objectifs. La majeure partie de ma carrière professionnelle s’est déroulée dans mon pays en Estonie à Kalev/Cramo. Avec ce club, nous avons connu du succès en Europe et remporté de nombreux titres et coupes en Estonie (vainqueur de la SuperCoupe d’Estonie 2021, triple champion d’Estonie 2023,2024 et 2025). Cela a été une période très importante pour moi. Kalev/Cramo restera toujours ma famille, et j’y ai énormément grandi. Plus jeune, j’ai également joué deux ans en Espagne (Lleida), puis plus tard en Pologne (Lublin).

» Le basket estonien a beaucoup progressé ces dernières années «
Le basket estonien a beaucoup progressé ces dernières années, et nos joueurs se sont développés. De plus en plus d’entre eux évoluent dans les meilleurs championnats européens (Henri Drell vu à Roanne et maintenant à la Joventut,Matthias Tass à Oostende, Artur Konontsuk à Bursaspor…) ce qui a aussi un impact très positif sur le niveau de notre équipe nationale. Les matchs de la sélection nationale comptent énormément pour le peuple estonien, et ces dernières années, ils se jouent toujours à guichets fermés. C’est donc un véritable honneur de représenter son pays. «
On te connaît pour ta capacité à écarter le jeu grâce à ton shoot à trois points, ce qui est précieux pour un poste 4. Mais comment définirais-tu ton rôle idéal ? Quel est l’aspect de ton jeu sur lequel tu travailles le plus en ce moment pour surprendre tes adversaires en France ?
» J’essaie avant tout d’apporter ce dont l’équipe a besoin. Bien sûr, je cherche à apporter du tir extérieur et une bonne lecture du jeu. C’est un travail constant pour continuer à progresser et identifier les domaines dans lesquels je peux encore faire plus. Et surtout, m’habituer de plus en plus au niveau du championnat français. »
En dehors du Palais des Sports, à quoi ressemble une journée type pour toi à Dijon ? La ville est réputée pour sa douceur de vivre et son centre historique. Est-ce que tu es plutôt du genre à explorer les rues médiévales ou à rester au calme pour récupérer ?
» J’essaie de beaucoup me reposer. J’aime aussi beaucoup me promener avec mon chien, que ce soit dans la nature autour de la ville ou dans le centre historique, que j’adore.
J’aime regarder Netflix, parfois lire des livres ou jouer à des jeux. La cuisine est aussi une activité que je trouve très relaxante. Et quand la saison est terminée, je peux complètement me perdre sur un parcours de golf. Je joue au golf depuis quelques années maintenant, et j’adore ça ! »
Promenade, Netflix, cuisine et golf
Si on enlève le basket, qui est vraiment Kregor Hermet ? Quelles sont tes passions cachées, tes hobbies ? Qu’est-ce qui te permet de déconnecter complètement de la pression de la compétition ?
» J’y ai déjà un peu répondu dans la question précédente : les promenades dans la nature, la cuisine, Netflix, la lecture et le golf. «
La carrière d’un sportif professionnel est faite de hauts et de bas. Quelle est la plus grande leçon que le basket t’a apprise sur toi-même jusqu’à présent ? Quelle est ta philosophie de vie au quotidien ?
» Le basketball m’a appris énormément de choses. En particulier, le fait que les choses se passent bien ou mal, il faut toujours continuer à travailler pour s’améliorer. Et c’est valable aussi dans la vie. J’essaie d’être une meilleure version de moi-même jour après jour, mois après mois, année après année. Le développement personnel est très important pour moi.
J’essaie aussi de plus en plus d’appliquer ce principe : contrôler ce que je peux contrôler et ne pas me laisser frustrer par ce que je ne peux pas maîtriser. On ne peut pas changer le passé, ni contrôler le futur, mais on peut être pleinement présent chaque jour et, ainsi, créer le changement que l’on souhaite. »

Pour finir, quels sont tes objectifs personnels et collectifs pour cette saison ? Quel message aimerais-tu adresser aux supporters de la JDA qui t’ont déjà adopté ?
» Se battre pour chaque victoire, match après match. J’apprécie énormément les supporters qui viennent nous soutenir et qui rendent la salle si bruyante qu’il est difficile pour les équipes adverses de venir jouer ici. Nous essayons vraiment de vous rendre cet amour et ce soutien à travers de belles émotions sur le terrain. «






















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