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La réforme du championnat Espoirs ne sera pas appliquée la saison prochaine

Espoirs - Sujet de discordes importants entre les clubs de Betclic ÉLITE et de Pro B, le projet de réforme du championnat Espoirs n'a pas emporté l'adhésion du comité directeur de la Ligue Nationale de Basket, ce mercredi 5 juin. Il sera revu dans l'été et probablement de nouveau débattu fin 2024.
La réforme du championnat Espoirs ne sera pas appliquée la saison prochaine

La réforme du championnat Espoirs a été reportée, elle ne sera pas appliquée à la rentrée. Ici, Mohammad Amini avec les U21 monégasques, lors du quart de finale du Trophée du Futur, fin mai.

Crédit photo : Téo Morel

C’est sans doute avec un ouf de soulagement que les directeurs des centres de formation de Betclic ÉLITE ont appris la nouvelle. Soumise au vote du comité directeur de la Ligue Nationale de Basket (LNB) ce mercredi matin, la très hypothétique réforme du championnat Espoirs ne verra pas le jour à la rentrée. Les centres de formation de première et deuxième divisions françaises continueront de cohabiter chacun de leurs côtés. L’idée d’un « super championnat Espoirs » à 36 clubs, avec des poules géographiques puis des groupes de niveau, n’a pas convaincu. Pour le moment, tout du moins.

« Pourquoi tout remettre en cause ? »

Le comité directeur de la LNB « a décidé de ne pas valider de statu quo », nous a fait savoir l’instance en indiquant « reporter une éventuelle modification et solliciter la Commission Technique pour continuer de travailler sur le projet et le présenter de nouveau pour la fin d’année 2024 ». Mise sur la table tardivement, lors du comité directeur du 15 mai, la réforme ne sera donc pas soumise au vote de la prochaine assemblée générale de la Ligue.

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Pour bon nombre de formateurs tricolores, ce projet est une « hérésie », alors que les centres de formation français sont de plus en plus concurrencés par le championnat australien et son programme « Next Stars » ainsi que par la NCAA – qui paye désormais ses joueurs.

« Avec le non passage de cette réforme, on a sauvé l’essentiel, souligne Vincent Loriot, le directeur sportif du Mans Sarthe Basket (MSB). Quand vous avez les clubs de l’élite vent debout, les sélectionneurs U18 et U20 à l’unisson, dans un système qui a fait ses preuves sans être forcément parfait, pourquoi tout remettre en cause ? Cela me fait penser à la grande idée d’amener 90% d’une génération au bac avec le résultat désastreux que l’on connaît tous, à savoir une dévaluation du diplôme par pure démagogieComme diraient les techniciens, on n’est pas là pour faire du « basket pour tous » mais du très haut niveau. »

« Ce n’est pas un match de ping-pong »

L’avis tranché du dirigeant sarthois, au moins dans les grandes lignes, est partagé par une majorité des clubs de Betclic ÉLITE, si ce n’est la totalité. C’est en tout cas ce qui est ressorti d’un sondage réalisé par le Syndicat des coachs de basket (SCB) et son président José Ruiz et que BeBasket s’est procuré.

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Parmi les perspectives favorables de cette réforme, l’argument de « l’amélioration de la visibilité et de l’attractivité des structures, indépendamment du niveau » a été cité 13 fois. Concernant les réfractaires, l’argument de la « participation compliquée des meilleurs joueurs aux matchs et entraînements pros », du fait des différences de calendrier avec les Espoirs et celui d’un « temps de jeu cumulé « Pro + Espoirs » insuffisant » ont respectivement recueilli 28 et 27 voix.

« Il faut qu’on apporte des solutions aux uns et aux autres en évitant de tomber dans le panneau. Ce n’est pas un match de ping-pong entre les clubs de Betclic ÉLITE et de Pro B », explique José Ruiz à notre micro.

Les mauvaises élèves de l’élite auraient-ils peur de la concurrence en Pro B ?

À l’inverse, cette réforme est soutenue par une partie des clubs de Pro B (Antibes, Orléans, Pau, etc.), alors qu’un certain nombre (Vichy, Rouen, etc.) n’ont pas fait de retour au SCB. Exemple en termes de formation en attendant l’ouverture du centre de performance en juin 2025, l’ADA Blois, dont l’équipe pro a été reléguée en Pro B, défend ce projet. « Cette réforme avait du sens, nous aurons du mal à faire bouger les lignes, explique le président Paul Seignolle. Pourquoi seul les clubs de Betclic ÉLITE auraient le droit d’être attractifs en disputant un championnat entre eux ? » Parce que certains clubs de première division, pour qui la formation est secondaire, ont peut-être peur de la concurrence des meilleures écuries de Pro B. Pour y remédier et mettre tout ce petit monde d’accord, certains estiment qu’il faudrait rendre l’obligation d’un centre de formation facultative, tout en leur infligeant des amendes en guise de pénalité.

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« En outre, se pose la question de la cohérence du modèle actuel : valorise-t-il vraiment les centres de formation ? », écrivait l’instance en introduction de sa première mouture. La LNB, qui soutenait ardemment ce projet, a donc un premier élément de réponse et sera, par la force des choses, contrainte de revoir sa copie dans l’été.

Commentaires


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lounkao
Voilà une remarque judicieuse de la part de Vincent LORIOT...
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cambouis
Et bien la LNB a 1 an pour discuter avec les différents responsables de centre de formation, les clubs, les entraineurs...ce qu'elle n'avait pas fait. On va voir...en espérant que ce ne soit pas le même brillant chef de projet...
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jeildo
Autant les intégrer aux championnats de N2/N3 dans ce cas là.
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