L’Élan Chalon impuissant contre son voisin burgien

Que les trajectoires des deux clubs se sont vite inversées en deux ans et demi. Au printemps 2017, l’Élan Chalon était sur le toit du basket français tandis que la JL Bourg s’offrait juste le droit de retrouver l’élite. Dorénavant, le club bourguignon va devoir lutter pour sa survie tandis que l’équipe de Savo Vucevic peut raisonnablement ambitionner le Top 4.

Situé à une heure de route de la préfecture de l’Ain, le Colisée est devenu le jardin de la JL Bourg. La Jeunesse Laïque ne s’y est plus inclinée depuis le 1er novembre 2006 (53-79), un soir où Philippe Braud – assis samedi juste derrière le banc burgien – portait encore les couleurs de l’Élan (15 points).

Restant sur six victoires consécutives dans le derby de la Bresse, Bourg-en-Bresse a encore fait valoir sa supériorité hier soir. Hormis une période de flottement de cinq minutes en fin de troisième quart-temps où Chalon a commencé à y croire (de 39-57 à 49-57), les coéquipiers de Zack Wright (8 points à 4/7, 5 rebonds et 12 passes décisives) ont parfaitement maîtrisé leur sujet, s’appuyant notamment sur un Zachery Peacock retrouvé (23 points à 9/13 et 10 rebonds). De fait, après une semaine parfaite sur la route (victoires à Limoges et Chalon), la JL Bourg renforce sa place aux portes du quatuor de tête (8v-3d) avant d’enchaîner deux nouveaux derbys à la maison en quatre jours, contre Roanne et Dijon.

Pour Chalon, décembre sera déjà décisif

En revanche, après son éclaircie choletaise, l’Élan est retombé dans ses travers. Dominés aux rebonds, bien peu agressifs, plombés par les prestations individuelles catastrophiques de certains joueurs (Marcus Thornton, Jaka Klobucar, Myles Hesson, Ousmane Camara…), les Bourguignons n’ont jamais été en mesure d’inquiéter la JL Bourg (64-79, score final). Au grand dam de leur capitaine, Mickaël Gelabale, interrogé par Le Progrès.

« C’est compliqué de tenir tête à Bourg quand seulement deux joueurs dépassent les 10 d’évaluation chez nous. Il n’y a pas qu’en scorant qu’on peut produire de l’éval. Il faut que tout le monde s’y mette, qu’on passe en mode guerrier. Il faut qu’on arrive à tirer le maximum de nos joueurs. Le match ? On a eu des hauts et des bas, mais on est globalement passé à travers. »

Désormais seule lanterne rouge de Jeep ÉLITE (3v-9d) après un mois de novembre proche du zéro pointé, l’équipe chalonnaise va aborder décembre avec la peur au ventre et un calendrier truffé de matchs contre des compagnons de galère : Limoges, Le Portel, Pau-Lacq-Orthez, Roanne et Orléans. Cette fois, il s’agira de ne pas se rater.

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Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

BEBASKET

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